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Portraits

Lost in the swell, de l’aventure et du surf

Nicolas Jacquemard

Publié le

lost in the swell

On a rencontré Aurel Jacob, un des trois membres de « lost in the swell », les aventuriers des temps modernes qui parcourent le monde pour découvrir de nouveaux spots de surf.

Aurel, peux-tu te présenter en quelques mots ?

Aurel Jacob surnommé « Nono» , je suis prof de surf et de natation et j’appartiens au trio des « aventuriers des temps modernes » avec Ewen Le Goff et Ronan Gladu . Nous sommes tous les trois Bretons.

Lost in the swell, c’est quoi ?

C’est un rêve d’enfant que nous avons tous les trois en commun. Nous avons depuis bientôt 10 ans, réalisé, des projets qui nous tiennent à cœur. Nos aventures sont articulés sur la recherche de spots inconnus et de découverte de vagues insurfées. L’aspect humain est très présent lors de nos voyages. Nous allons à la rencontre d’une population très reculées, tout en se déplacent sur des moyens de transports originaux et le plus écologique possible.

Comment l’idée est venue ?

Quand nous étions plus jeunes tous les trois. Ronan faisait déjà de la photo et travaillait pour un partenaire commun, la marque Bretonne Kanabeach. Avec le temps, ça nous a permis de faire la première vidéo «surf en Bretagne». Ensuite, de nous payer notre Koh lanta bien à nous, en Indonésie, isolés au maximum de toute population et de moyen de communication. Le but étant de survivre et surfer, vérifier si c’était possible. Cette web-séries se nomme : Des’iles’usions, je vous invite à jeter un coup d’œil.

D’ou vient le nom ?

C’est un vrai casse tête de trouver le nom d’un film, surtout à trois, il faut que ça plaise à tout le monde dans le groupe. Après Des’iles’usions, nous avions envie de continuer à voyager, faire mieux ou différent. En tant que Brestois, la voile est omniprésente chez nous. C’est un bon moyen pour se déplacer d’îles en îles et découvrir d’autres vagues inaccessibles du bord. A titre personnel, je n’avais jamais navigué contrairement à Ewen et surtout Ronan. Le projet monté, il fallait bien un titre. On a essayé beaucoup de chose et puis, Lost in the swell est sorti. Sans doute inspiré de Ghost in the shell, un célèbre manga. 3 surfeurs perdus dans la houle, de notre position, ce nom prenait tout son sens.

Est ce qu’on peut dire qu’au final aux iles Salomon, l’aventure humaine prend le pas sur la pratique du sport ?



Oui carrément,  on part avec un minimum de moyens et le facteur humain nous prend beaucoup de temps car il faut que l’on trouve des solutions à nos problèmes sur place. La survie prend beaucoup de temps donc on ne peut pas beaucoup surfer. En plus de cela comme on s’attaque à de nouveaux spots il y a un temps d’adaptation pour se familiariser avec l’endroit. Nos projets sont ambitieux, ce n’est pas forcément le trip que tout surfeur rêve.   



Ce voyage en Afrique qui fera l’objet de votre prochaine web série, c’était comment ?

C’était difficile, on a fait 850 kilomètres en 3 mois à vélo en passant essentiellement par la plage, un peu de savane et foret lorsque nous étions contraints par des obstacles. On s’est même fait charger par des éléphants… Du coup, ça a été compliqué de trouver de l’énergie pour bien surfer ou même pour prendre sur soi lors de moment franchement difficile.

YouTube video

Comment financez vous ces voyages ? avez vous penser à faire du crowdfunding ?

Comme je te le disais on a commencé avec Kanabeach puis la marque a disparue donc on a dû trouver des nouveaux partenaires : Oxbow, Costa, Posca, Fiiish, Notox… Ca a été très long de les démarcher et de trouver des budgets pour pouvoir partir. On est une association, aucun de nous trois ne s’est retiré de l’argent des projets, on est des vrais passionnés. Le crowdfunding on en fait systématiquement une fois que l’on a validé le projet avec les partenaires privés, cela nous permet d’être un peu confortable pendant le voyage ou en cas de gros soucis.

Quels sont vos prochains voyages ?

On est encore à 100% sur le projet du Gabon et on pourra commencer à respirer mi-avril. On envisage déjà la suite car on a pas envie de s’arrêter la. Et tout ce que je peux te dire c’est que l’on risque de s’orienter vers une destination ou il fait froid.

Le mot de la fin ?

Oui je veux remercier toutes les personnes qui nous suivent autant que les partenaires. L’aventure ne serait pas possible sans eux.

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