Top 14 : l’UBB ne répond plus
10ème du Top 14, l’Union Bordeaux-Bègles n’avance plus et inquiète. Sur une série de cinq revers consécutifs, les Girondins végètent dans la deuxième partie de tableau et ont dit au revoir aux phases finales. L’hiver aura été fatal aux hommes du président Laurent Marti.
L’UBB n’y est plus. Deuxièmes du classement avant l’hiver, les Bordelo-Béglais n’ont plus gagné depuis le 13 janvier : c’était en Challenge Cup face à Newport. Une éternité pour un club qui visait, fort logiquement, les phases finales en championnat. Avec deux défaites de rang à domicile, contre Toulouse et plus surprenant, Oyonnax, à la lutte pour se maintenir dans l’élite, le club est plus que jamais dans le dur. Mais quels sont les maux de ce manque de résultats ?
Un effectif amoindri
Primo, entre blessés et internationaux sur le pont, le manque de main d’œuvre capable de tirer le groupe vers le haut se fait plus que jamais sentir. Serin, Poirot, Pélissié, Tauleigne, des tauliers de l’effectif girondin sélectionnés avec les Bleus, manquent cruellement. Du côté de l’infirmerie, l’UBB n’est pas en reste et n’a pas grand chose à envier aux Clermontois : les absences de Yann Lesgourgues, victime d’une rupture du ligament croisé antérieur début janvier et de Matthieu Jalibert, lui aussi touché au genou lors du premier match du XV de France dans le Tournoi des VI Nations, ont enrayé une mécanique plutôt bien huilée lors du premier tiers de la saison. Si l’effectif est globalement solide sur le papier, le manque de profondeur de banc commence à se faire sentir. Le retour des internationaux à compter du week-end prochain sera certainement une première éclaircie dans le ciel aquitain.
Conséquence, le jeu de l’Union Bordeaux-Bègles est mis à mal. Des ballons trop rapidement perdus, notamment près de la zone de marque, empêchent les Girondins de basculer dans un spirale positive. Un manque de réalisme, mais aussi de réussite, cruel à ce niveau qui condamne le club au milieu de tableau. Triste constat.
Un avenir plus clair
Comme si cela ne suffisait pas, l’avenir de Rory Teague, le manager à la tête de l’effectif professionnel depuis que Jacques Brunel a pris les rennes de l’équipe de France, était encore incertain ces derniers jours. Des incertitudes en coulisses qui avaient tendance à plomber quelque peu l’ambiance. Ce lundi, Laurent Marti a finalement annoncé que l’Anglais avait vu son contrat prolongé jusqu’en 2021, dans le cadre d’un projet établi sur trois années. En attendant la saison prochaine, les locataires du Stade Chaban Delmas se doivent de redresser la barre pour éviter de tomber plus bas. Réaction attendue ce week-end, à Agen.

