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Histoire

3 septembre 1838 : La grande ascension d’Henriette d’Angeville

Sophie Clapier

Publié le

3 septembre 1838 La grande ascension d’Henriette d’Angeville
Photo DR

ALPINISME – Environ 30 ans avant ce 3 septembre 1838, il y a bien une femme qui est parvenue au sommet du Mont-Blanc. Mais Marie Paradis le dit elle-même, ses guides ont dû la « tirer, traîner, porter » pour y arriver. Henriette d’Angeville, elle, a parfaitement préparé son ascension.

Ça s’est passé le 3 septembre 1838

Il est 4h du matin, lorsque Henriette d’Angeville prend le départ pour grimper au sommet du Mont-Blanc. La température est fraîche, 6°, mais l’alpiniste est bien équipée. Avec notamment un pantalon flanelle, trois chemises, quatre paires de bas, elle a de quoi avancer chaudement. Pour se sustenter ainsi que les multiples guides, porteurs et le muletier qui l’accompagnent, elle a également tout prévu. Comptez une vingtaine de poulets rôtis, presque autant de bouteilles de vin, deux gigots de mouton et on en passe. Pas question d’oublier quelque chose. Une pause au refuge des Grands Mulets et c’est reparti. Mais plus le sommet est proche, plus il faut puiser dans les ressources, combattre la fatigue. A bout de souffle, Henriette d’Angeville pose finalement  le pied au sommet du Mont-Blanc, devenant à jamais sa « fiancée ».

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Info : Lors de la réception donnée par Henriette d’Angeville pour marquer l’exploit, Marie Paradis la reconnaît comme étant vraiment la première femme à avoir grimper au sommet du Mont-Blanc.

1 Commentaire

1 Commentaire

  1. Avatar

    Noémie

    16 avril 2026 à 0h56

    Merci pour cet article Sophie, je l’ai trouvé vraiment captivant. L’ascension d’Henriette d’Angeville en 1838 est impressionnante, surtout dans un contexte où l’alpinisme était encore largement dominé par les hommes.

    J’ai particulièrement apprécié les détails sur sa détermination et sa préparation, qui montrent à quel point son exploit n’était pas seulement physique, mais aussi mental. Gravir le Mont Blanc à cette époque demandait un courage et une volonté hors normes.

    C’est aussi intéressant de voir comment elle a contribué, à sa manière, à faire évoluer la place des femmes dans les activités de montagne. Un récit inspirant et enrichissant qui me fait penser à une interview de l’alpiniste Léa qui se bat pour montrer que les femmes sont toutes aussi capables de faire autant voir mieux que les hommes : https://www.outwild.fr/ascension-du-manaslu-interview-avec-lea-janondy/
    Au plaisir de vous relire Sophie

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