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Cyclisme

Margot Pompanon : « L’accession en Continental UCI, une belle récompense pour St Michel-Auber 93 »

Maxime Cazenave

Publié le

Margot Pompanon  « L’accession en Continental UCI, une belle récompense pour St Michel-Auber 93 »
Photo Icon Sport

2021 aura été une année bien remplie pour Margot Pompanon. A 24 ans, la jeune femme termine sa deuxième saison avec l’équipe St Michel-Auber 93, et la Coupe de France en poche à une manche de son issue, tout en ayant obtenu en parallèle son diplôme de physiothérapeute. Pour couronner le tout, sa formation a annoncé il y a quelques jours seulement avoir obtenu le statut Continental UCI, faisant d’elle la cinquième Pro Team féminine française. Pour Dicodusport, Margot Pompanon a accepté de répondre à quelques questions sur ces différents éléments importants dans sa jeune carrière.

Quel bilan tires-tu de cette saison 2021 bouclée par une victoire en Coupe de France pour ton équipe, aussi bien sur un plan collectif que personnel ?

Le bilan est très satisfaisant sur le plan collectif, un peu plus mitigé sur le plan personnel. Je pense que l’on a pu prouver qu’on disposait d’un gros collectif assez soudé et homogène, tant sur les courses nationales que sur les épreuves UCI. Personnellement, mon année a été compliquée à gérer avec mes impératifs scolaires. Je n’ai donc pas pu beaucoup m’entraîner, et avec le Covid que j’ai attrapé au mois de mai, j’ai peiné à retrouver une condition physique optimale.

L’équipe vient de passer à un statut professionnel. Pour toi qui représente l’équipe depuis deux ans, qu’est-ce que cela signifie ? Cela va-t-il impliquer des changements ?

C’est une belle récompense pour l’équipe, pour tout l’investissement fourni par les filles et le staff. Je ne pense pas que cela va impliquer beaucoup de changements. On va garder la même philosophie, avec de jolies courses UCI ajoutées à notre calendrier.

Tu viens d’obtenir ton master de physiothérapeute en parallèle à ta carrière cycliste, comment as-tu fait pour gérer ces deux étiquettes prenantes ?

Ce n’était pas facile ! Surtout que je n’avais pas de cursus aménagé, donc je devais jongler entre mes heures de cours pour m’entraîner, et la charge mentale était importante. De plus, j’ai commencé le vélo seulement en fin de deuxième année d’école, là où les choses commencent à se corser. Aujourd’hui, je travaille en libéral en tant qu’assistante, j’aménage mon emploi du temps et mes rendez-vous en fonction du calendrier de course, et de mes entraînements.

Est-ce que tu sais déjà comment tu vas gérer la suite de ta carrière entre ces deux activités professionnelles ?

Pour l’instant, c’est nouveau et flou. Je vais continuer sur le même rythme pris cet été. Je vais voir comment je peux m’organiser pour les semaines de stages, et les courses en semaine. Ça ne va pas être simple, mais il faudra trouver le bon équilibre entre gagner sa vie et s’entraîner.

L’accession en Continental UCI va-t-elle avoir un impact dans tes futures décisions ?

Durant les deux prochaines années, c’est certain. J’ai commencé le vélo sur le tard et je pense que j’ai un cap à franchir. J’ai envie de me mettre à bloc pendant une ou deux saisons afin de me faire plaisir, de voir le niveau que je peux atteindre en faisant tout à 100%, pour n’avoir rien à regretter. Avec l’évolution du cyclisme féminin, il y a de belles années devant nous. J’espère que bientôt, le salaire minimal obligatoire s’imposera aux équipes continentales afin de permettre à toutes les coureuses professionnelles de pouvoir vivre du vélo, et être payées à la hauteur de leur investissement.





Quel regard as-tu sur ton parcours ces dernières années, notamment au sein de l’équipe St Michel-Auber 93, qui va te permettre d’avoir l’opportunité d’affronter certaines des meilleures cyclistes au monde la saison prochaine ?

Comme je l’ai dit précédemment, je n’ai pas beaucoup d’expérience sur route. C’est tout neuf pour moi, j’ai encore beaucoup à apprendre stratégiquement parlant, et je dispose certainement d’une marge de progression sur ma condition physique. J’ai énormément appris avec des coureuses d’expérience comme Sandrine (Bideau), Barbara (Fonseca) ou Valentine (Fortin). L’arrivée dans l’équipe de Charlotte (Bravard, directeur sportif) a également fait beaucoup de bien, j’ai énormément progressé cette année en lecture de course. Ce sont de superbes expériences, et je pense que l’équipe aura de beaux résultats à aller chercher.

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