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Edito

Nice – OM : des sanctions clémentes qui peuvent créer des jurisprudences

Nicolas Jacquemard

Publié le

Photo Icon Sport

ÉDITO – À 23 heures mardi soir, la LFP a rendu son verdict suite aux incidents du match entre Nice et l’OM. L’instance du football professionnel a fait preuve d’une clémence globale qui pourrait créer des précédents.

Le verdict de la LFP ressemble à une décision qui essaye d’être populaire vers le plus grand nombre. Sans fermeté, compte tenu des événements graves qui se sont déroulés le 22 août dernier, à l’Allianz Riviera. Ces sanctions ne satisferont personne malgré leur clémence, probablement volontaire. Plus grave encore, elles peuvent créer jurisprudence dans le football français. Mis à part le préparateur physique de Marseille, Pablo Fernandez, inconnu du grand public et lourdement sanctionné puisque suspendu jusqu’en juin 2022, tous les autres acteurs s’en tirent bien.

En effet, Nice écope de seulement trois matchs de huis clos, alors que ses supporters ont pénétré sur la pelouse pour en découdre avec des joueurs. Une sanction assortie d’un point retiré et du match à rejouer. En résumé, il est possible de prendre deux points sur une rencontre, malgré les événements graves que l’on connait. L’OM, qui a refusé de reprendre le match, était mené 1-0 sur la pelouse niçoise, et va avoir 90 minutes pour tenter de gagner une rencontre bien mal embarquée.

Préjudiciable pour le football français

Quoi que l’on pense du fond, le précédent que cela va créer peut être préjudiciable pour le foot français. On peut envahir un terrain et être mollement puni, mais on peut aussi refuser de reprendre un match dans lequel une équipe est menée 1 à 0 à la 75ème minute, et avoir une nouvelle chance. La seule « bonne » décision sur l’issue de la rencontre pour éviter de créer des jurisprudences, qui pourraient être fâcheuse dans le futur, était de donner le match perdu aux deux équipes, Nice pour les événements inqualifiables, Marseille pour son refus de reprendre le match.

La LFP pense avoir trouvé un compromis qui plait à tout le monde, mais celui-ci pourrait avoir un effet boomerang dans les mois prochains, ou même dans 10 ans car oui, un jour, la jurisprudence Nice-OM sera utilisée par un autre club.

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