Nous suivre
Handball

Rétro – 4 mai 2003 : Montpellier Handball remporte la Ligue des Champions de handball

Publié le

Dans quatre jours, trois clubs français participeront au Final Four de handball avec la certitude d’avoir donc au moins un représentant français en finale. La saison dernière, le PSG s’était incliné en finale face au Vardar. Montpellier Handball est à ce jour le seul club français à s’être imposé dans cette compétition. C’était un après-midi de mai 2003.

 

Un parcours quasi sans encombre

Après une phase de groupes rondement menée : 5 victoires et 1 défaite face au RD Prule 67, Montpellier a éliminé Zagreb en quarts de finale. Match nul en Croatie pour faire le boulot (34-25) à domicile. En demi-finale, les Montpelliérains retrouvaient les Slovènes de Prule. Une nouvelle fois, le match aller se déroulait à l’extérieur et cette fois le club français s’est incliné de deux buts : 29-27. Montpellier a une nouvelle fois préservé son invincibilité à domicile pour finalement s’imposer 29-23.

Une finale renversante

A l’époque la finale se jouait en deux matchs aller-retour. C’était la première finale de l’histoire du club, quart de finaliste deux ans auparavant. Est-ce que cet évènement a paralysé les joueurs ? Toujours est-il que lors du match aller à Pampelune, les Montpelliérains ont pris l’eau. Pampelune, vainqueur en 2001 et emmené par un certain Jackson Richardson, a imposé une grosse défense à son adversaire. Efficaces en attaque, les Espagnols prennent le large mais Nikola Karabatic et Thierry Omeyer permettent à leur équipe de rester dans le match : 11-9 pour Pampelune à la mi-temps. Mais les deux joueurs français et les 11 buts de Karabatic ne suffiront pas : solide en défense avec un dernier rempart en forme, Pampelune inflige une lourde défaite à Montpellier (27-19) pour le grand désarroi des 150 supporters français qui ont fait le déplacement.

8 buts de retard face au club qui a éliminé le grand Veszprém en demi-finale : Montpellier avait besoin d’un exploit au Palais des sports René-Bougnol une semaine plus tard.

Dès les premières minutes de jeu, Montpellier a donné le ton : interception, efficacité au tir, 3-0 après 4 minutes. Le palais des sports est en feu. Les Blue Fox, supporters du club qui ont accompagné leur équipe durant toute la campagne ont entrainé tout le public avec eux pour mettre une grosse ambiance. Les Montpelliérains qui étaient apparus bien tendres au match aller se sont montrés plus agressifs. 11-4 après 17 minutes, la possibilité d’un exploit devient plus concrète. Les Espagnols reviennent peu à peu : 14-10 à la mi-temps, les Montpelliérains sont à mi-chemin avec 50% du retard qui est rattrapé. Au bout de 38 minutes, Montpellier mène de 8 buts. Le public pousse, les joueurs ne baissent pas d’intensité une seule minute, Patrice Canayer fait tourner son effectif et l’écart continue de grandir. En face, Jackson Richardson était bien seul. 30-18 à deux minutes de la fin. Les joueurs de Montpellier ont serré les dents, ils ont pris du plaisir et ils se sont imposés 31-19 : Montpellier est champion d’Europe, 20 ans après la création du club.

Si au match aller Nikola Karabatic a « explosé au plus haut niveau » selon ses propres termes, au match retour, c’est un autre homme qui s’est distingué : Michaël Guigou. 4/4 aux jets de 7 mètres, 6/7 au tir, l’international français a régalé son public avec de jolis buts.

YouTube video

15 ans plus tard, Michaël Guigou, le « petit génie » de Montpellier est toujours là. Il n’a jamais quitté le club où il a terminé sa formation à 17 ans. Et il évolue toujours sous les ordres de Patrice Canayer, au club depuis 1994. Le capitaine est toujours une pièce majeure de l’effectif de Montpellier et lui, plus que personne, peut mener les siens à une nouvelle victoire finale.





Arlette

Clique pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *