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Jeux Paralympiques de Pékin : Cécile Hernandez et Brenna Huckaby font plier l’IPC

Maxime Boulard

Publié le

Jeux Paralympiques de Pékin Cécile Hernandez et Brenna Huckaby font plier l'IPC
Photo Luc Percival / FFHandisport

JEUX PARALYMPIQUES D’HIVER DE PEKIN 2022 – Incroyable dénouement pour les deux para-snowboardeuses, la Française Cécile Hernandez et l’Américaine Brenna Huckaby. Après la suppression de leur catégorie pour les Jeux de Pékin, elles ont obtenu gain de cause et pourront concourir dans une autre catégorie.

Une décision sans précédent

L’information est parvenue hier, les deux snowboardeuses Cécile Hernandez et Brenna Huckaby seront finalement autorisées à participer aux Jeux Paralympiques de Pékin malgré la suppression de leur catégorie.

Reprenons depuis le début. Nous sommes en 2019 et le Comité International Paralympique annonce la suppression de quatre catégories de handicap en snowboard féminin. En cause, une trop faible densité. En effet, selon le règlement de l’IPC, un minimum de six athlètes doit composer une catégorie pour être admissible aux Jeux. Hernandez et Huckaby concourent en temps normal dans la catégorie LL1, signifiant un handicap significatif dans une jambe. La proposition de Brenna Huckaby, qui se bat contre cette injustice depuis un an, était simple : participer avec la catégorie LL2 féminine (handicap léger aux membres inférieurs) ou alors dans la catégorie LL1 masculine. Rejointe par Cécile Hernandez, sa rivale, les deux femmes ont obtenue le soutien de bon nombre de para-snowboardeurs d’une dizaine de pays pour appuyer leur demande. Cette dernière est d’abord rejetée par les tribunaux allemands, mais a finalement été adoptée suite à une décision en appel ce jeudi 20 janvier.

Nous retrouverons donc avec plaisir les deux femmes aux Jeux Paralympiques de Pékin dans la catégorie LL2 féminine où elles défendront leurs médailles acquises à PyeongChang. Brenna Huckaby étant tenante du titre en banked slalom et snowbordcross et Cécile Hernandez médaillée d’argent et de bronze. C’est la toute première fois que des athlètes réussissent à obtenir gain de cause contre l’IPC dans cette situation.

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