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Tournoi des 6 Nations

6 Nations : L’Angleterre veut rattraper son tournoi raté de l’an passé

Alexandre Jeffroy

Publié le

6 Nations L'Angleterre veut rattraper son tournoi raté de l'an passé
Photo Icon Sport

TOURNOI DES 6 NATIONS 2022 – Le prestigieux tournoi des 6 Nations débute ce week-end. Déjà titrés à trois reprises sous Eddie Jones, les vice-champions du monde ont eu un petit passage à vide l’an passé. Avec la Coupe du monde 2023 en ligne de mire, le XV de la Rose espère déjà revenir sur le devant de la scène continentale. 

Comme tous les ans, l’Angleterre fait partie des sérieux prétendants au titre. Cependant, cette année, les Anglais ne sont pas les grands favoris, et ce pour plusieurs raisons. Cycle compliqué, jeu critiqué et absences majeures, la préparation du XV de la Rose n’est pas optimale avant cette échéance annuelle majeure. Néanmoins, quelques signes peuvent aussi appeler Eddie Jones et les siens à être optimistes.

Repartir du bon pied

La première partie du mandat d’Eddie Jones a été hautement saluée. En effet, entre 2015 et 2019, le sélectionneur australien a su parfaitement construire sur les bases posées par son prédécesseur Stuart Lancaster. De ce fait, en quatre ans, son équipe a remporté deux Tournois des 6 Nations et s’est hissée en finale de Coupe du monde après une prestation stratosphérique face aux All Blacks. Mais après cette fameuse finale perdue face aux Springboks, les Anglais sont véritablement entrés dans le dur. S’ils ont remporté le premier Tournoi des 6 Nations après la Coupe du monde, les critiques sur le jeu de l’équipe d’Angleterre ont commencé à s’intensifier.

Après une année 2020 positive en termes de titres gagnés, le Tournoi des 6 Nations 2021 fut un échec cuisant. Avec une avant-dernière place indigne du rang du XV de la Rose, les joueurs et le sélectionneur ont subi beaucoup de critiques justifiées de la part de la presse. Toutefois, l’Angleterre s’est reprise avant de finir l’année en terminant invaincue au terme de sa tournée d’automne. Sans forcément rassurer outre mesure dans le jeu, elle s’est offert le scalp des Wallabies (32-15) et des champions du monde Springboks (27-26). Voilà de quoi mettre l’équipe sur de bons rails avant d’attaquer cette 128ème édition du tournoi européen le plus célèbre du monde du rugby.

Eddie Jones éloigne la pression

Avec déjà trois titres remportés en six ans, l’équipe d’Eddie Jones a certainement moins besoin de soulever la coupe que la France ou l’Écosse, qui n’ont pas gagné depuis longtemps et affichent de grosses ambitions. Après avoir annoncé sa liste pour le tournoi, le sélectionneur a tout de suite donné la couleur en sous-entendant des objectifs à plus long terme pour son équipe. « C’est le premier des quatre camps d’entrainement qu’il nous reste avant la Coupe du monde 2023. C’est donc une opportunité importante pour nous de continuer à construire l’équipe, améliorer notre adaptation tactique et intégrer de nouveaux joueurs. »

Comme on le comprend, Eddie Jones n’insiste pas sur une victoire dans ce tournoi et évoque davantage un moyen de se préparer pour la grosse échéance mondiale dans moins de deux ans. De plus, l’ancien sélectionneur du Japon a aussi longuement parlé du XV de France comme étant le grand favori, de façon à mettre la pression sur les Bleus plutôt que sur ses joueurs.





Malgré tout, on se demande bien si le discours avec la presse est le même qu’avec les joueurs. Dans certains passages du discours de Jones, on comprend tout de même que l’Angleterre voudra montrer les muscles lors de cette compétition. « Ce sera un autre 6 Nations que celui de l’an dernier, avec une nouvelle équipe d’Angleterre, soulignait-il. On sera bien préparé, on jouera avec un bon esprit et avec une bonne stratégie. » En résumé, le XV de la Rose ne mise pas tout sur ce tournoi sans pour autant abandonner l’espoir de le gagner.

Des absences importantes et des stars en devenir

Eddie Jones a mis en avant le fait que son équipe devrait être bien préparée pour aborder cette nouvelle compétition. Cependant, quelques mauvaises nouvelles ont forcément eu un impact sur la préparation. Premièrement, désigné capitaine au moment de l’annonce de la liste, Owen Farrell a finalement dû déclarer forfait pour la totalité du tournoi. Cela représente une grosse perte pour Eddie Jones et, là encore, le sélectionneur n’a pas semblé s’alarmer en conférence de presse. « C’est un terrible coup dur pour lui. Mais ça peut permettre à d’autres de grandir. » Avec cette déclaration, le sélectionneur a sans doute fait un clin d’œil en direction de Marcus Smith, la nouvelle pépite du rugby anglais, qui doit encore prendre de l’épaisseur mais qui représente énormément de promesses au vu de son talent.

En outre, le staff du XV de la Rose doit aussi se passer de plusieurs cadres. Ainsi, le sérial marqueur Jonny May est lui aussi forfait pour la totalité du tournoi. Par ailleurs, des joueurs comme Anthony Watson, Manu Tuilagi, Sam Underhill, Joe Marler, Elliot Daly ou encore Courtney Lawes, censés jouer le rôle de capitaine, sont fortement incertains pour le déplacement en Écosse qui s’annonce crucial.

Toutefois, l’Angleterre dispose d’un très beau vivier et se trouve bien fournie à tous les postes. Devant, les dynamiteurs Ellis Genge, Alex Dombrandt et Sam Simmonds seront bien présents, tout comme le deuxième ligne star Maro Itoje. On aura aussi un oeil sur Alfie Barbeary, le troisième-ligne des Wasps, qui fait de grosses prestations en club. Derrière, Ben Youngs et Henry Slade vont amener leur expérience et encadrer les jeunes loups comme Marcus Smith ou encore Freddie Steward. Le retour de Jack Nowell est aussi très attendu.

Notre pronostic : une victoire en Écosse mettra l’Angleterre en excellente position pour s’imposer

On peut imaginer que la première journée sera déterminante pour le XV de la Rose. Face à des Écossais qui ont les dents qui rayent le parquet, un stade de Murrayfield qui sera uni derrière son équipe et les nombreuses absences chez les visiteurs, on peut imaginer que le XV de la Rose tombe dès le début. Néanmoins, si ça passe pour les Anglais, c’est une voie royale qui s’ouvre. En effet, ils affronteront ensuite les Italiens, avant de recevoir les Gallois et les Irlandais à Twickenham. A la fin, l’Angleterre pourrait bien jouer sa finale à Paris, face aux Bleus. Ce premier match sera donc ultra déterminant pour les coéquipiers de Maro Itoje.

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