Bilan NBA 2022 : Les Chicago Bulls ont fait leur retour dans la cour des grands
NBA 2021-2022 – La saison régulière de NBA touche à son terme. Les playoffs ont débuté, et être une bonne équipe ne va plus être suffisant pour rester en course. En cette fin de saison, la rédaction de Dicodusport revient sur la saison des équipes éliminées. Direction l’Illinois pour parler des Chicago Bulls.
Ce qu’il faut retenir de la saison des Chicago Bulls
La saison de Chicago peut être divisée en deux parties bien distinctes. Tout d’abord, une entame formidable, pendant laquelle le collectif des Bulls a fermé toutes les bouches qui s’étaient ouvertes à l’intersaison. Au moment du All-Star Game, ils sont premiers de l’est, et avec la manière. L’effectif n’est déjà pas épargné par les blessures, à l’image de la saison de Lonzo Ball, terminée après seulement 35 matchs sur le terrain. On peut aussi penser à Alex Caruso qui a manqué beaucoup de matchs à cause d’une fracture au poignet. Patrick Williams aussi a raté la majorité de la saison. Pourtant, Demar DeRozan s’est imposé comme leader de l’équipe. Avec 28 points de moyenne, il est tellement fort qu’il revient même dans les discussions au titre de MVP.
Cependant, la reprise va être compliquée. Déjà, l’absence de Lonzo Ball et donc du meneur titulaire commence à faire mal en deuxième partie de saison. Avec le calendrier qui a mis sur leur route des adversaires beaucoup plus solides, la question du niveau des Bulls face à des adversaires sérieux a commencé à se poser. En effet, Chicago n’a tout simplement pas battu une seule fois les équipes du top 3 de chaque conférence. Et même contre des équipes du top 8 le bilan est mauvais. Conséquences : une chute libre au classement sur la deuxième partie de saison, et un play-in évité de justesse. Les doutes n’ont mis que quelques semaines à apparaître.
La mission impossible Milwaukee Bucks
Le sort a placé les taureaux face à Giannis Antetokounmpo. Et comme toutes les équipes placées sur sa route depuis l’an dernier, ils se sont fait pulvériser sur place. On a cru au miracle après la victoire surprise au match 2 à Milwaukee. Mais malheureusement, les daims n’ont pas voulu faire durer le suspense. 3 massacres de plus de 15 points d’écarts se sont enchainés. Demar DeRozan, flamboyant au match 2, a été stoppé par leur défense et des gardiens comme Middleton ou Holiday. Et comme Lavine et Vucevic étaient aussi en difficulté, la série a vite été pliée. Pourtant, Chicago peut être fier de ses joueurs, car leur saison reste satisfaisante. Et qui sait, sans toutes ces blessures, ils auraient peut-être pu se maintenir dans les hauteurs de l’est.
Notre prévision en début de saison : 8ème / Classement final : 6ème
La révélation : Ayo Dosunmu
S’il y a un joueur qu’on n’avait pas vu venir à Chicago, c’est bien Ayo Dosunmu. Drafté à la 38e place en juin dernier, il a très vite fait son trou dans la rotation. Il a même réussi à profiter des absences de Lonzo Ball et Alex Caruso pour s’imposer en tant que titulaire. 44 fois, dont une fois en playoffs, le défenseur longiligne a démarré les matchs. Et c’est amplement mérité. Dès les premiers matchs, il a impressionné par sa défense sur l’homme. Ce n’est pas un contreur spectaculaire ou une fouine qui gratte les interceptions en se plaçant intelligemment sur les lignes passes. Il en est capable bien sûr, mais là où il brille vraiment, c’est pour contester les tirs du meilleur extérieur adverse. Assez rapidement, on l’a vu défendre sur Luka Doncic ou Donovan Mitchell, deux des meilleurs attaquants de la ligue.
Mais qu’en est-il de l’attaque ? A priori, Ayo Dosunmu ne deviendra jamais un grand scoreur. À l’exception d’une pointe à 21 points, il n’a jamais réussi à dépasser les 20 points sur un match. Au vu des attaquants présents dans l’équipe, il faut dire que c’est compliqué d’espérer recevoir énormément de ballons. Pourtant, au niveau des pourcentages, c’est assez intéressant. 37% de réussite à 3 points, c’est encourageant, surtout avec plus de 50% de réussite au shoot. Cependant, là où il va falloir progresser, c’est aux lancers francs. Seulement 68% de réussite sur la saison, ce n’est pas assez pour un extérieur NBA. C’est un point assez facile à travailler, mais la priorité est-elle là ? Dans cette équipe ultra offensive sur les extérieurs, avoir un mur en sortie de banc pour museler l’adversaire pourrait être amplement suffisant. Voyons ce que les Bulls veulent faire de cette pépite.
La déception : le manque d’alchimie provoqué par les blessures
Arrivé en fin de saison, on se dit qu’on n’a simplement pas vu les vrais Chicago Bulls. Entre les blessures de Williams, Ball et Caruso, ce sont trois joueurs majeurs qui ont raté au moins la moitié de la saison. Ajoutez à ça les absences liées au Covid, et le roster optimal n’a pu jouer qu’une douzaine de matchs ensemble. Ainsi, on a eu le sentiment, sur la deuxième partie de saison, de ne pas voir un groupe uni. Cela explique en partie la difficulté qu’ils ont éprouvée face aux équipes compétitives.
Par conséquent, compliqué de juger ce groupe pour sa décevante deuxième partie de saison. Mais c’est également difficile de savoir vraiment où va Chicago avec ces joueurs. Cette saison ne peut pas être considérée comme une saison blanche, car elle a permis d’établir une hiérarchie, des systèmes de base, et une identité. Mais elle a un sacré goût d’inachevé à cause du peu de matchs qu’on a pu voir de ce groupe.
Quel avenir pour les Chicago Bulls ?
L’avantage pour Chicago, c’est que presque tout le monde est encore jeune. Il va cependant falloir se pencher sur le cas Zach LaVine. Le double all-star est agent libre cet été, et entre dans son prime. Il y a de bonnes chances pour que Chicago lui propose un contrat s’approchant du max. Mais la question est la suivante : est-ce que cela ce sera suffisant ? LaVine va surement demander le max comme récompense pour sa fantastique saison, surtout au vu du contrat très peu cher qu’il avait jusqu’à présent. Le GM va donc devoir tout faire pour garder son joueur, tout en ayant assez de marge pour ajouter quelques pièces pour améliorer l’effectif. Troy Brown et Derrick Jones sont également des joueurs qu’il va falloir réfléchir à prolonger.
D’autant que la fenêtre de tir n’est pas infinie. Demar DeRozan, qui est actuellement le meilleur joueur des Bulls, a 32 ans et va commencer gentiment à sortir de son prime. On ne dit pas qu’il va prendre sa retraite dans 2 ans, mais ses meilleures années ne vont pas tarder à se terminer. Et au vu du style de jeu du bonhomme, tout en vivacité, pas sûr que cela tienne jusqu’à ses 38 ans. Par conséquent, il va falloir trouver les bonnes petites pièces à ajouter, et enfin savoir quel est le véritable niveau de ce groupe. Ainsi, sauf cataclysme avec LaVine, le plus intéressant ne sera peut-être pas cet été, mais à la prochaine Trade Deadline pour Chicago.



