Hockey Mondial D1A 2022 : Chloé Aurard et les Bleues à 60 minutes de l’extase
Hockey Mondial D1A 2022 – Ce samedi soir, les Bleues s’apprêtent à disputer une rencontre au couteau face à la Norvège. L’objectif ? L’emporter avant la prolongation afin d’assurer définitivement la 1ère place de la poule, synonyme de médaille d’or, et de promotion au sein de la division élite. À la veille de cet affrontement décisif (propos recueillis vendredi), la meilleure pointeuse du tournoi, Chloé Aurard, a répondu à nos questions.
Comment te sens-tu au lendemain d’un back-to-back intense (Pays-Bas le mercredi, Autriche le jeudi) ?
Je me sens bien physiquement. Le match de l’Autriche était un peu plus rapide, avec également plus d’intensité donc c’est sûr que ça demandait plus de notre part. Mais je me sens bien aujourd’hui, on a eu une journée off pour bien récupérer.
L’opposition face à l’Autriche a été très compliquée. Comment expliques-tu la domination des Autrichiennes, notamment durant les deux premières périodes où vous avez connu de longs temps faibles ?
L’Autriche est une très bonne équipe avec d’excellentes individualités, qui ont su nous prendre de vitesse au combat et au palet. On a cassé leur jeu quand on pouvait, mais c’est vrai qu’on a été dominées quelques fois, en restant bloquées dans notre zone défensive. Malgré tout, on s’est quand même bien défendues. Même si ce n’était pas en adéquation avec notre identité habituelle, on a su aller chercher ce but égalisateur pour décrocher un point précieux.
Malgré la défaite en prolongation, les Bleues ont toujours leur destin entre les mains et joueront une vraie finale face à la Norvège ! #FRAAUS #HockeyFrance @Hockey_FRAhttps://t.co/TaMCjOp98U
— Dicodusport ⭐⭐ (@dicodusport) April 28, 2022
La première ligne d’attaque de Theresa Schafzahl a, comme attendu, été très impressionnante. Est-ce qu’un plan avait été mis en place pour tenter de limiter leur influence ?
On a été alertées de cette première ligne, et on savait qu’elle allait créer une tonne de jeu, mais ça ne change pas notre système d’équipe. On suit nos systèmes, avec plus de vigilance sur ces joueuses qui peuvent apporter un danger supérieur.
Ton but égalisateur a dû être vécu comme une libération.
C’est toujours soulageant et libérateur de marquer ce but égalisateur, surtout après avoir eu pas mal de chances avant. Comme je l’ai dit auparavant, on a su aller chercher ce but avec persévérance, et je pense que c’était mérité pour nous.
Tu as débuté sur la première ligne depuis le début du tournoi. Pourquoi ce changement alors que la deuxième ligne aux côtés d’Estelle Duvin et Clara Rozier avait donné grande satisfaction au TQO ?
Ce changement de ligne est le choix du coach, en discussion avec les joueuses. Tout est mis en place pour être le plus performant possible. Les changements de ligne arrivent souvent parce que tout le monde est capable de jouer avec tout le monde, ce qui crée cette confiance dans l’équipe. Je suis retournée avec Estelle et Clara vers la fin du match de l’Autriche, donc rien n’est jamais fixe. Il y a du coaching mis en place pour chaque situation.
Aaaaaah, ce but égalisateur importantissime de @chloeaurard après un joli mouvement de @estelled12, on s’en lasse pas ! #WomensWorlds #missionbleue pic.twitter.com/TA1ViVq5uU
— Nicolas Jacquet (@Nico_Jt_) April 29, 2022
Une victoire avant prolongations quasi obligatoire
C’est en fin de journée, à partir de 19h30, que cette affiche primordiale face à la Norvège va se dérouler, à l’IceParc d’Angers. Comme depuis le début de la semaine, la rencontre sera accessible gratuitement via Sport en France et Fanseat. Malgré leur défaite face aux Autrichiennes, les Bleues conservent leur destin en main, dans une poule où tout est extrêmement resserré, puisque trois équipes sont encore en lice pour le titre. Afin que les différents scénarios soient plus explicites, voici un récapitulatif des différentes possibilités.
– France championne si : Elle l’emporte avant prolongations face à la Norvège / Elle l’emporte en prolongations, et l’Autriche perd ou l’emporte après prolongations face aux Pays-Bas
– Norvège championne si : Elle l’emporte avant prolongations face à la France / Elle l’emporte en prolongations, et l’Autriche perd ou l’emporte après prolongations face aux Pays-Bas
– Autriche championne si : Victoire avant la fin du temps réglementaire face aux Pays-Bas, et prolongations entre France et Norvège (peu importe le vainqueur)
@Hockey_FRA et la Norvège sont dos à dos avant le match de demain soir !
◾️ ᴘʀᴏɢʀᴀᴍᴍᴇ ᴅᴇ ᴅᴇᴍᴀɪɴ :
Autriche Slovaquie (16h00)
France Norvège (19h30)#GoDucsGo | #SportAngers | #LaDalleAngevine | #IIHF pic.twitter.com/TwEmb773Dk— Les Ducs d’Angers (@DucsdAngers) April 29, 2022
Offrir la plus belle des sorties aux cadres historiques
Alors oui, quitte à faire preuve de chauvinisme, on opterait volontiers pour l’un des deux premiers cas de figure énoncés précédemment. Quelques mois après la désillusion olympique vécue à Lulea, les Bleues peuvent laisser derrière elles ce traumatisme en retrouvant l’Élite du hockey sur glace mondial, quatre ans après un premier passage éclair. Mais avant de se projeter sur le futur, cette rencontre face à la Norvège sera la dernière de nombreuses filles ayant permis à cette Équipe de France de constamment progresser tout au long de la décennie. Que ce soit Caroline Baldin, Morgane Rihet ou Marion Allemoz entre autres, un cycle va se terminer.
La relève est déjà là entre génération intermédiaire déjà très solide (Chloé Aurard, Estelle Duvin…), et génération juvénile prometteuse (Jade Barbirati, Manon Le Scodan…). Mais toutes les filles ainsi que le staff ont la volonté d’offrir la plus belle des sorties à ces guerrières. Des guerrières qui pour la grande majorité (et encore aujourd’hui) cumulent une vie professionnelle « lambda » en parallèle de leur carrière émérite de hockeyeuses. Parce qu’il est toujours bon de le rappeler : cette équipe a un amour du maillot bleu démesuré, et un titre à domicile serait ainsi une juste récompense pour tous les sacrifices effectués au quotidien afin d’atteindre cet objectif.


