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Tour de France : Quintana, Bardet, Froome, ce qu’il faut retenir de la 17ème étape

Flo Ostermann

Publié le

Nairo Quintana (1)

Victoire de Nairo Quintana devant Dan Martin et Geraint Thomas. Voici ce qu’il faut retenir de cette 17ème étape.

Un final intense : Si Nairo Quintana et Dan Martin ont allumé les premiers, Primoz Roglic et Chris Froome ont fait exploser le groupe des favoris à 13 km de l’arrivée. Derrière, c’est Tom Dumoulin qui a ramené Geraint Thomas, Mikel Landa, Romain Bardet, Steven Kruijswijk et Egan Bernal sur le Slovène et le quadruple vainqueur du Tour. Dans le même temps, Quintana s’envolait et profitait d’Alejandro Valverde pour revenir très près du rescapé de l’échappée, l’Estonien Tanel Kangert (Astana), au point de le rejoindre et de le déposer à moins de 9 km de l’arrivée, en compagnie du guerrier polonais Rafal Majka.

Dès les premières pentes du Col du Portet après Espiaube, Quintana laissait sur place Majka. Serein et aérien comme à la belle époque, le dauphin de Christopher Froome en 2013 et 2015 a résisté à Dan Martin, en embuscade, pour s’imposer au sommet, remportant sa deuxième victoire sur un Tour de France. Derrière, c’est une attaque de Tom Dumoulin à 2 km de l’arrivée qui a condamné Christopher Froome, scotché sur les pentes du Portet dans la roue de Bernal. Le plus fort, c’est bien le maillot jaune, Geraint Thomas, qui a grappillé quelques secondes supplémentaires sur Dumoulin et Roglic. Le Néerlandais s’empare malgré tout de la deuxième place du classement général.

Bardet, la déception : C’est à moins de 6 km du terme de cette étape que Romain Bardet a dû se rendre à l’évidence. A l’ouvrage depuis le pied de de la dernière difficulté, le coureur de Brioude n’a pas pu suivre les cadors que sont Thomas, Froome, Dumoulin, Roglic et Landa. Sans doute marqué par un début de Tour chaotique, les jambes n’ont pas répondu et concède aujourd’hui 1’18 » sur Thomas. Il recule à la 8ème place du classement général. Dur.

Classement général après la 17ème étape – ASO

AG2R, le coup d’épée dans l’eau : Décevant, d’autant plus que Romain Bardet avait mobilisé ses coéquipiers dans la deuxième ascension du jour. On commençait presque à s’ennuyer lorsque les AG2R ont accéléré dans le col de Val Louron-Azet. Mais avec une équipe amputée de trois coureurs, difficile de faire trembler l’armada Sky. Si Silvan Dillier et Pierre Latour ont appuyé un très long relais, Oliver Naesen n’a même pas pu en prendre un, tandis que Mathias Frank, victime d’une crevaison au pied du col, n’a pas pu donner de coup de main. Lorsque Latour s’est écarté, en se mettant gentiment dans le rouge, plus personne n’était là. Difficile de comprendre la stratégie des Ciel et Terre.

Une grille de départ qui fait flop : C’était l’une des innovations de cette Grande Boucle : un départ sur une grille, comme en Formule 1 ou en motocross. Les 20 premiers du classement général étaient donc à l’avant lorsque le départ a été donné. Si on pouvait se douter que les favoris n’allaient pas se bagarrer sur les 100 premiers mètres, cette nouveauté n’aura pas changé grand chose, puisque ce sont les baroudeurs qui ont démarré en trombe dans la montée du Col du Peyresourde. Un flop.

Alaphilippe, des pois de plus en plus nombreux : Parti en contre derrière l’échappée menée par Tanel Kangert, Julian Alaphilippe a de nouveau fait le show aujourd’hui. Second au sommet de Peyragudes et en tête en haut de Val Louret-Azet, le double vainqueur d’étapes au Grand-Bornand et à Bagnères-de-Luchon hier a inscrit 18 nouveaux points. Avec 67 points d’avance sur Warren Barguil, il semble plus que jamais bien parti pour conserver sa tunique jusqu’à Paris.





Flo Ostermann

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