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Légendes du sport

Bleu, Blanc, Rouge #12 : Marie-José Pérec, la gazelle guadeloupéenne

Klay

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Bleu Blanc Rouge - Marie-José Pérec la gazelle guadeloupéenne

Votre blog dicodusport.fr revient pour vous sur un moment de légende réalisé par des sportifs français. Episode 12, cette semaine, Marie-José Pérec s’impose sur le 400 mètres olympique à Atlanta le 29 juillet 1996. Elle signe une performance incroyable, avec un chrono historique et entre dans la légende de sa discipline.

Marie-José Pérec est une athlète française, née le 9 mai 1968 en Guadeloupe, spécialiste du 200 mètres, du 400 mètres et du 400 mètres haies. Sa carrière aurait pu tourner court si elle n’avait pas fait les bonnes rencontres, au bon moment. Après avoir rejoint la métropole et l’INSEP, elle n’adhère pas au discours de son coach Fernand Urtebise, qui la voit uniquement pratiquer le demi-tour, et décide d’arrêter l’athlétisme. Deux ans plus tard, elle rechausse les pointes avec François Pépin et l’aide de son petit ami de l’époque. Elle a désormais 19 ans et tout va s’enchaîner très rapidement pour celle dont les qualités intrinsèques sont phénoménales. En 1989, elle remporte son premier sacre international, l’épreuve du 200 mètres des championnats d’Europe en salle et termine sixième des championnats du monde. En 1990 elle est médaillée de bronze des championnats d’Europe sur le 400 mètres et c’est l’année suivante qu’elle va exposer son talent à la face du monde. Désormais entraînée par Jacques Piasenta, la jeune guadeloupéenne devient championne du monde du 400 mètres, à Tokyo et ses chronos s’améliorent de manière fracassante. Accès sur le tour de piste, qu’elle priorise, elle se présente aux Jeux Olympiques de Barcelone dans le costume de la favorite et elle ne déçoit pas. Vingt-quatre ans après Colette Besson, c’était à Mexico, Pérec égale son illustre aînée et remporte l’épreuve du 400 mètres.

Elle veut maintenant de nouveaux objectifs et décide de doubler 200/400 mètres. Les deux années qui suivent sont marquées par la fatigue et les blessures. Elle change une nouvelle fois de cap en 1994 et part faire ses gammes aux Etats-Unis dans le groupe hyper talentueux de John Smith. Le chrono n’est pas au rendez-vous mais sa classe d’écart avec ses concurrentes lui fait remporter l’épreuve du 400 mètres des championnats d’Europe d’Helsinki, ainsi que le relais 4×400 mètres. En 1995, à Göteborg, elle est pour la seconde fois championne du monde sur son épreuve fétiche du 400 mètres. Secrètement, elle se prépare de nouveau pour coupler le demi-tour et le tour de piste aux JO d’Atlanta. Porte-drapeau de la délégation française, elle vise quelque chose d’unique, conserver son titre olympique sur le 400 mètres et devenir la deuxième femme de l’histoire à réaliser le doublé 200/400 mètres. Sa course pour le titre olympique du tour de piste est un récital, son temps de 48 secondes et 25 centièmes, troisième chrono de tous les temps, sera même considéré comme le véritable record du monde car réalisé proprement. A compter de ce jour, aucune athlète n’a pu améliorer la marque de la française.

Trois jours plus tard, elle se retrouve en finale du 200 mètres, son second objectif. Elle veut marquer l’histoire et y parvient en remportant l’or, à l’image du champion américain Michael Johnson qui réalisera, lui aussi, le doublé lors de ces Jeux. La suite et la fin de la carrière de « Marie-Jo » est marquée par une succession de blessures et de désillusions. En 2000, à Sydney, et malgré une condition physique précaire, elle imagine faire un triplé incroyable sur le 400 mètres. Victime de pressions extérieures qui souhaitent que la championne locale aborigène, dont la responsabilité d’allumer la flamme olympique était confiée, Cathy Freeman devienne la nouvelle reine de la discipline, elle préfère s’éclipser à quelques heures du début de la compétition. Certains diront que la peur de perdre la gagner, d’autres que ces menaces étaient réelles et dangereuses pour sa santé, ce qui est sur c’est que psychologiquement Marie-José Pérec, probablement la meilleure athlète française de tous les temps, n’était pas prête à écrire une nouvelle page de son immense histoire olympique. En 2003, pour les mondiaux de Paris, elle pense tenter un come-back incroyable, mais une fois de plus les blessures et le mental l’en ont découragé.

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