Avaldnes – Olympique Lyonnais féminin : que s’ouvrent les portes du Valhalla
Au pays de Thor, d’Odin, de Trolls et autres créatures fantastiques, les Lyonnaises ont lancé leur campagne européenne pour décrocher on l’espère, un 6ème titre, et accéder peut-être à ce que les légendes scandinaves nomment le Valhalla, paradis des guerriers valeureux. Première étape franchie, avec cette victoire 2 buts à rien face aux Norvégienne d’Avaldnes.
Le foot a l’immense avantage de faire voyager. Et lorsque les rencontres, d’une année sur l’autre, réunissent une nouvelle fois deux équipes, on a l’impression de retrouver un lieu connu, auquel sont attachés des souvenirs plus ou moins bon, selon l’issue de la partie. Sur notre atlas du supporter, Avaldnes est une destination familière. On prend goût à y poser nos bagages.
C’est une île, une presqu’île, baignée par les Fjords, située juste au-dessus de la pétrolière Stavanger, c’est à 700 km de Sunndalsøra, la ville natale d’Ada Hegerberg, 11 heure de route sans s’arrêter. L’enfant revient au pays. Mais un pays qui n’est pas totalement le sien. Allez dire à un Bayonnais à Strasbourg qu’il est chez lui.
Avaldnes, première victime
L’année dernière, les Lyonnaises contre Avaldnes avaient fait carton plein, et en 1/16ème de finale déjà. Dès le match aller, elles avaient tué le suspens avec un 5-2, enfoncé le clou au match retour : 5-0. Lorsque l’arbitre espagnole Marta Frias Acedo a lancé la rencontre, il était 18h30, il ne faisait pas encore nuit. A cette époque de l’année, à Avaldnes, la saison ressemble aux nôtres. Les nuits ne durent pas tout le jour.
Dès le début, les Lyonnaises ont fait ce qu’elles font à la perfection : attaquer. Evidentes, les ambitions de Pedros : Hegerberg, Le Sommer et Van de Sanden devant, Majri et Henry sur les côtés. Tant de talents dans une même équipe, ça tourne la tête. Pas celle des coéquipières de Waldus, capitaine d’une formation décidée à défendre, subir, courir, coller au marquage, brouter la pelouse et voir des étoiles au besoin. Pour le spectacle on repassera. Chaque équipe fait avec ce qu’elle a.
50 minutes d’attente
La situation a mis un temps fou à se décanter : 50 minutes avant de voir cette superbe tête décroisée d’Henry sur un corner du pied gauche de Bacha. Auparavant, tout une mi-temps d’attaques, de combinaison, de frappes, de malchance. D’abord la tête de Renard sur la transversale suite à un corner de ah tiens ! Bacha ! Puis un but refusé pour hors-jeu à cette même Renard, sans compter les inspirations d’une gardienne norvégienne des grands soirs : double parade sur les frappes de Le Sommer et M’Bock (27’).
Johansen partout.
Mais Johansen finalement lâchée une seconde fois par ses coéquipières, dans le dernier quart d’heure. Faut dire qu’Avaldnes en avait avalé des kilomètres, et que Majri, de manière générale et plus que jamais en ce début de saison, il vaut mieux l’avoir de son côté. Lancée par Le Sommer sur un contre efficace, elle marque, encore (2-0, 77’).
Amel Majrique
Ce but, c’est le 5ème en trois matchs, toutes compétitions confondues. On reconnaît les joueuses exceptionnelles à la tendance que l’on a de les croire plus âgées, tant on s’accoutume à leurs titularisations, leurs prestations de haute volée, la sérénité qu’elles dégagent.
Amel Majri a 25 ans. Le match retour aura lieu à Décines, terre de mauvais souvenirs pour tout ce qui de près ou de loin tape dans un ballon. Ce sera le 27 septembre. Entre temps, les Fenottes seront allées se chauffer les gambettes à Guingamp. C’est que le temps de l’accumulation des matchs a débuté, pour notre plus grand bonheur. Surtout lorsque Lyon gagne à la fin.


