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Top 14 : ce qu’il faut retenir de la victoire de Toulouse à Perpignan

Flo Ostermann

Publié le

Auteur d’une grande deuxième mi-temps, le Stade Toulousain s’est imposé à Perpignan, (18-36). Ce qu’il faut retenir de la rencontre.

Première mi-temps : l’USAP au rendez-vous

Si les Toulousains ont marqué les premiers (pénalité de Holmes, 9′) face à des Roussillonnais à 14 (exclusion de Karl Chateau), c’est bien Perpignan qui mettait à mal des visiteurs empruntés et sous pression. A leur tour à 14 contre 15 au quart d’heure de jeu suite au carton jaune à l’encontre d’Elstadt, les Stadistes reculaient et craquaient face à la puissance du pack catalan, avec un essai en force de Lam. Les hommes d’Ugo Mola, archi-dominés en mêlée, réagissaient avant la pause sur un essai de l’inévitable Cheslin Kolbe, suite à un numéro du duo Dupont-Huget.

Mais sur le gong, les avants perpignanais obtenaient une énième pénalité face à un pack toulousain en grosse difficulté. A 40m, Paddy Jackson ne se faisait pas prier et permettait aux siens de mener 11-10 à la pause. Une avance d’un petit point alors méritée, tant l’USAP aura été dominatrice en conquête malgré deux infériorités numériques et le Stade Toulousain brouillon.

Deuxième mi-temps : la machine toulousaine s’est mise en route

Oui mais voilà, le Stade Toulousain sort d’une parenthèse européenne plus que réussie et a emmagasiné de la confiance. Dès le retour des vestiaires, la possession est toulousaine. Antoine Dupont profitait du travail de ses avants et du relais de Sofiane Guitoune pour aller à dame (48′). Cinq minutes plus tard, Selevasio Tolofua marquait le troisième essai haut-garonnais (53′), avant qu’Antoine Dupont, énorme ce soir, n’y aille de son triplé, après deux contres assassins de plus de 40m, (65′ et 75′). Les Catalans inscrivaient un dernier essai pour l’honneur avant la sirène, par l’intermédiaire de Lemalu. Toulouse s’impose 18-36 avec le bonus offensif et enfonce des Perpignanais qui auront tenu le choc 40 minutes avant de couler.

Le joueur : Antoine Dupont au-dessus du lot

Pour sa première titularisation depuis son retour de blessure, Antoine Dupont a crevé l’écran. Le demi de mêlée toulousain, auteur d’un triplé en deuxième mi-temps, a marché sur l’eau et sur des Catalans qui n’ont pu que constater les dégâts. Le premier essai, en finisseur, bonifiait un début de deuxième acte tout feu tout flamme des Stadistes dans le camp de l’USAP. Le deuxième, du Made in Dupont, avec un ballon ramassé dans son propre camp et un sprint de 60m qui mettait la défense adverse dans le vent. Le dernier, là aussi sur une contre-attaque éclair des Rouge et Noir avec au bout, les cannes de l’ancien Castrais pour conclure.

Outre ses trois réalisations, il a permis aux Toulousains d’avancer même quand ils étaient sous pression. A deux semaines du premier test-match face aux Springboks, Jacques Brunel peut être rassuré, Antoine Dupont est (déjà) prêt à en découdre sur la scène internationale, neuf mois après sa grave blessure au genou droit. Un lointain mauvais souvenir.



Le bilan : Toulouse enfonce Perpignan

Le constat est inquiétant côté USAP. Quarante premières minutes de qualité, avant de sombrer face au réalisme des joueurs de la ville rose. Force est de constater que les Catalans ne sont pas au niveau, et ce depuis le début de la saison. Trois points en huit journées, tel est le bilan des promus. Malgré leur belle prestation le week-end dernier face à l’UBB en Challenge Cup avec un match nul à la clé, les troupes de Christian Lanta manquent cruellement de consistance pour rivaliser en Top 14, du moins pour le moment.



Côté Haut-Garonnais, la vie est belle. Le Stade Toulousain met en effet fin à une série de trois défaites consécutives face aux Catalans et conforte sa place dans le top 6 du championnat. Surtout, Médard & co ont obtenu une deuxième victoire à l’extérieur cette saison, en plus de leur match nul décroché à Lyon lors de la première journée. Qu’on se le dise, Toulouse, déjà en progrès lors de l’exercice 2017/2018, redevient un client sérieux sur la scène hexagonale.

Flo Ostermann

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