Handball – Mondial 2019 : les 5 choses à retenir de France – Russie
Si les Bleus voulaient conserver la première place du groupe pour rejoindre le tour principal, il fallait tout d’abord gagner contre les Russes. Oui, les Allemands ayant écrasé la Serbie, pas le choix pour les tricolores contre une équipe qui n’avait plus rien à perdre, et plus grand chose à gagner non plus. Ont-ils fait le nécessaire ? La réponse dans les prochaines lignes …
1/ L’ancien et le nouveau
Si cela pourrait être le titre d’une Fable de la Fontaine, cela correspond surtout à deux joueurs de l’équipe de France. L’un fêtait sa 300ème sélection, quant au second, il connaissait en bleu -enfin en blanc ce soir- ses premiers Championnats du monde. L’un veut continuer sa route historique avec les champions en titre, le second veut prendre la relève de son père, Jackson. Reconnaissez là Nikola Karabatic et Melvyn Richardson, évidemment. Les deux Français étaient titulaires pour démarrer le match.
2/ Toujours pareil !
« Et ça continue encore et encore … c’est que le début d’accord, d’accord. » On ne change pas une équipe qui gagne, enfin pour le moment jusque là, l’entame de match était offensivement chaotique. Seulement 44% au tir, ce n’est pas joli joli. Il est vrai que Kireev n’y est pas pour rien, le portier russe a été énorme dans cette première partie de match. Et les poteaux ? Ils ont tout arrêté, exceptionnels gardiens qu’ils sont ! Mais ne vous inquiétez pas, Vincent Gérard a su répondre avec 9 arrêts. Résultat à la pause, c’était le flou total entre les deux équipes, 12-12.
3/ Break down
La panne est arrivée peu de temps après le retour des vestiaires. La faute encore à Victor Kireev tout d’abord qui termine meilleur joueur de la rencontre, mais également à un nombre trop important de ballons perdus côté français. Des offrandes accordées aux Russes et des tirs terminant dans les tribunes. « Hé les gars, Noël c’est fini, vous êtes au courant ? » Nous jouons alors la 50ème minute et les joueurs de Didier Dinart son menés de deux buts. Et encore ils ont connu pire. Bon, la révolte peut-elle commencer maintenant ?
4/ Prise de conscience
Mais pourquoi doivent-ils toujours attendre la dernière minute ? Crise de fierté, prise de conscience, l’équipe de France était encore à -2 à la 56ème. Mais c’est peut-être là qu’est toute la force de ces Bleus, dans la tête. Nous l’avons vu contre les Allemands, ils étaient alors partis chercher le nul dans les trois dernières secondes. Mais pour nos petits cœurs, franchement ce n’est pas cool Messieurs. Faut pas être cardiaque je vous le dis. Reprenons, dernière minute à jouer, les Bleus passent devant. Une double parade de Cyril Dumoulin plus tard et le temps est écoulé, les Bleus sortent vainqueurs … mouais !
5/ Warning
Si les Bleus accèdent assez facilement au tour principal du point de vue comptable, la confiance n’est toujours pas au rendez-vous. Mise à part la défense, il reste encore du travail à faire et des efforts à fournir. Ce n’était pas vraiment le match de l’année, c’est clair. C’était loooong, mais non, ce n’était pas bon … Enfin, vous entendrez partout que l’objectif est atteint, la qualification au tour principal avec la première place. Mais Didier Dinart n’est pas dupe : « ce n’était pas très positif ». Les doutes persistent …


