Handball – Mondial 2019 : les 5 choses à retenir de France – Espagne
Arrêtez tout ! Les choses sérieuses commençaient vraiment ce soir pour l’équipe de France dans ces Championnats du Monde de handball. Il fallait à tout prix réagir, car même si les Bleus sont arrivés avec 3 points dans ce tour principal, ils n’avaient pas pour autant été très convaincants. Contre les meilleurs ennemis espagnols, pas le choix, la victoire !
1/ Et … action !
Début de match parfait de nos Bleus, si on nous avait dit ça … Concentration au top, défense infranchissable -ou presque- et que dire de la réussite offensive ! Oui, oui, offensive. Souvenez-vous, les coéquipiers de Nikola Karabatic avaient tendance à démarrer en mode diesel. On prend les mêmes et on recommence mais cette fois, pas de faux départ. Ainsi, la France a rapidement fait le break pour mener 6-3, les jets de 7m se sont multipliés en faveur des tricolores, et Ludovic Fabregas s’est fait plaisir.
2/ Action … réaction !
Si les Bleus sont montés jusqu’à un différentiel de +5 pour arriver à 17-12, l’Espagne n’a pas tardé à revenir au score. A qui la faute ? Un manque de réussite des Français ou plutôt un excellent Sterbik dans les cages adversaires. Et à croire l’âme de ce dernier hantait encore les buts lorsqu’il est sorti. Il reste alors quelques secondes avant la mi-temps, le but espagnol est vide … Nedim Remili tire, et manque la cible (sérieusement !). De +5, les Experts descendent à +2. La pause arrivait donc à temps.
3/ Arpad Sterbik
Oui, le gardien espagnol mérite bien un paragraphe à son nom. Et si l’Espagne venait à gagner ces Mondiaux, il aurait sûrement une statue à son effigie. Reprise de la deuxième période, les Bleus tenaient alors le score de 18-15 quand soudain : arrêt Sterbik, but espagnol 18-16. Puis : arrêt Sterbik, but espagnol 18-17. Et enfin, arrêt Sterbik (oui je me répète), but espagnol 18-18. On se demanderait presque comment l’équipe de France a pu reprendre 4 buts d’avance pour repasser à 23-19. Presque …
4/ Vincent Gérard
Mais bien sûr ! Comment parler du gardien espagnol sans mentionner le Tricolore. Car si Luc Abalo et Dika Mem ont su, à plusieurs reprises, trouver les cages espagnoles vides, c’est aussi grâce à Vincent Gérard. Je dis « aussi » car on remerciera évidemment le coaching -non gagnant vous l’aurez compris- de l’Espagne. Alors sous une sanction de deux minutes et pour palier l’infériorité numérique, Sterbik restait sur le banc malgré les pertes de balle. Enfin bon, nous on prend hein !
5/ Libérééééés, délivréééés !
Voilà, maintenant que vous avez bien cette magnifique chanson en tête, poursuivons … dans la joie et la bonne humeur. Car oui, les Bleus se sont imposés, et avec la manière s’il vous plait. Avec un large écart (31-26) à six minutes du terme, on pouvait aborder le money-time sereinement. Deux arrêts décisifs de Cyril Dumoulin faisaient souffler les Bleus malgré une tentative de remontada. Voici un petit pas pour l’équipe de France, un grand pas vers une demi-finale dans ce Mondial. Victoire 33-30, quelle attaque ! On pourrait citer tous les joueurs français, mais on a particulièrement apprécié les 4 buts de Melvyn Richardson … tel père, tel fils !


