D1 Féminine : choc pour le titre entre l’OL et le PSG
A trois journées du terme de la D1 Féminine, l’OL et le PSG s’affrontent demain soir au Groupama Stadium dans un choc décisif pour l’attribution du titre.
DE-CI-SIF. Si l’on doit résumer cette rencontre en un mot, nous n’avons pas besoin de nous remuer les méninges de trop longues minutes. Au coude à coude à trois journées de la fin avec un bilan identique de 17 victoires pour deux matchs nuls, les joueuses des deux équipes vont tenter de se départager ce samedi pour filer vers le titre. Si les Lyonnaises possèdent l’avantage du terrain et une bien meilleure différence de buts, les protégées d’Olivier Echouafni auront à cœur de mettre un terme à l’hégémonie lyonnaise en réalisant l’exploit.
Le PSG n’a jamais été aussi proche
Souvent placées jamais gagnantes, c’est un raccourci certes, mais un constat que l’on peut faire pour les Parisiennes, qui depuis 2011 ont été à 6 reprises vice-championnes de France et 3 fois finalistes de la Coupe de France, en 2008, 2014, 2017. Un seul adversaire a barré la route vers un sacre des Parisiennes, il s’agit de l’Olympique Lyonnais, qui a même étendu cette suprématie sur le sol européen en battant les Parisiennes en finale de la Ligue des Champions en 2017 (1-1 TAB 7-6).
L’an passé, les joueuses de la Capitale ont mis un terme à cette malédiction en venant à bout des Rhodaniennes en finale de la Coupe de France sur le score de 1-0. Signe également d’un rapprochement des deux équipes en ce qui concerne leurs affrontements directs : le match nul 1-1 au match aller entre les rivales.
Si les Lyonnaises, 12 fois titrées consécutivement dans le championnat national, sont loin d’être sur le déclin, les Parisiennes quant à elles n’ont jamais semblé pouvoir autant contester cette suprématie que cette année. Et s’il y en a bien un qui est conscient de cela, c’est Olivier Echouafni le coach des Parisiennes : « Il y une grande détermination. Je me dis que si ces filles ont tenu le rythme de croisière imposé par Lyon tout au long de la saison, c’est qu’elles ont une certaine force de caractère. Contre nous, à chaque fois, ça se joue à très peu de choses depuis 2 ans. » Et il a aimé à rappeler que « La dernière défaite de l’OL en championnat, c’était face au PSG en 2016. » S’il a gentiment mis la pression sur les Fenottes en qualifiant de séisme une victoire du PSG, il rêve d’une saison qui serait « magique et historique » en cas de victoire.

Olivier Echouafni – Le Parisien
Avantage Lyon malgré tout
Même si les Lyonnaises sont légèrement moins dominatrices que l’an passé, il en va surtout donc du rapprochement du PSG. Les joueuses de Reynald Pedros sont encore en lice pour tout remporter cette saison en étant qualifiées pour la finale de la Coupe de France qui aura lieu le 8 mai prochain face à Lille, ainsi que pour les demi-finales de la Ligue des Champions où leur adversaire sera Chelsea, bourreau… des Parisiennes au tour précédent avec un scénario cruel (but décisif à la 91ème minute). Malgré un match nul concédé à Fleury lors de la dernière journée (1-1), les Rhodaniennes restent tout de même en tête grâce à une attaque de feu, 77 buts marqués contre 55 pour les Parisiennes.
Si ce match est attrayant et devrait être suivi par plus de 20 000 spectateurs, Patrice Lair, ancien coach des deux formations, voient les Lyonnaises triompher : « Si Lyon joue sur sa valeur, il n’y aura pas photo. Même s’il faut faire attention aux jeunes Parisiennes, notamment Kadidiatou Diani et Marie-Antoinette Katoto, je ne vois pas comment l’OL pourrait passer au travers. Cette équipe est selon moi intouchable, elle n’a pas de faiblesse. » Élodie Thomis, ancienne attaquante du club, abonde dans ce sens en mettant en avant l’expérience des Fenottes : « L’OL est toujours présent sur les matchs à pression, Les filles ont tellement l’habitude de disputer ces rendez-vous là. Mais ce choc pimente la fin de saison, c’est une très bonne chose. »
Si les Lyonnaises possèdent un ascendant sur leur adversaire et une certaine expérience dans les matchs à enjeux, la fougue d’une Marie-Antoinette Katoto ou la vista d’une Kadidiatou Diani, pourraient mettre à mal cette supériorité. Un choc avec du spectacle, en prime-time ce samedi soir, c’est tout ce que l’on souhaite au football féminin dans cette affiche qui pourrait être une belle vitrine avant le Mondial qui aura lieu en France cet été.


