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Bilan NBA 2023 : Le train des Indiana Pacers est déjà lancé à pleine vitesse

Tom Compayrot

Publié le

Photo Icon Sport

SAISON NBA 2022-2023 – Alors que les Playoffs ont débuté, la rédaction de Dicodusport revient sur la saison des équipes déjà éliminées. Focus aujourd’hui sur la saison encourageante des Indiana Pacers, une équipe qui a dépassé les attentes.

Ce qu’il faut retenir de la saison des Indiana Pacers

Les Indiana Pacers ont failli être une des belles surprises de la NBA cette saison. Avant d’échouer au fond de la Conférence Est avec 35 victoires pour 47 défaites, les hommes de Rick Carlisle ont longtemps été dans la course au playin tournament. Ce justement grâce à leur coach, dont l’identité de jeu offensive et rapide (5ème pace de NBA) a fait des ravages les premières semaines. À l’entame du mois de décembre, après une vingtaine de matchs disputés, les joueurs d’Indianapolis étaient dans le Top 4 de la Conférence Est avec un bilan positif. Ils sont même restés dans le Top 6 jusqu’à la mi-janvier, date de la blessure de Tyrese Haliburton.

Le meneur américain s’est en effet tordu la cheville, puis a enchaîné les pépins physiques après celui-ci. En conférence de presse de fin de saison, il a reconnu que c’était un tournant de la saison des Pacers : « Avant que je me blesse, on jouait bien, on était en bonne position pour aller en playoffs. Mais ma blessure et d’autres événements ont fait dérailler notre saison. C’est frustrant. » À partir de mi-janvier, l’équipe a enchaîné les défaites et a progressivement été éliminée de la course au playin. Mais pendant ce temps-là, l’absence d’Haliburton a tout de même permis l’éclosion de jeunes joueurs comme Bennedict Mathurin ou Andrew Nembhard. Comme l’ont résumé les joueurs et le coach, beaucoup de choses positives peuvent être tirées de cette saison des Pacers. Ils ont dépassé les attentes, et ont posé de solides fondations pour le futur.

Notre prévision en début de saison : 15èmes/ Classement final : 11èmes


Le MVP : Tyrese Haliburton

Comment désigner un autre joueur que Tyrese Haliburton comme MVP des Pacers cette saison ? L’ancien des Kings a été le meneur titulaire de l’équipe, son véritable maître à jouer. Pour la première fois de sa carrière NBA, une franchise lui a donné les clés et les pleines responsabilités offensives. Mais ce n’est pas pour autant qu’il s’est trop mis en avant par rapport à ses coéquipiers. Il a su trouver un bon équilibre, qui s’illustre par des excellents pourcentages au tir : 49%, dont 40% à trois points et 87% aux lancers francs. La grande majorité des jeunes joueurs aurait pris tous les tirs à sa place, quitte à perdre en efficacité.

Cette saison, Haliburton a mis un point d’honneur à faire passer le bien de l’équipe avant le sien. Il termine deuxième meilleur passeur de NBA avec 10.4 unités de moyenne. En ajoutant 20.7 points, il fait partie du club très restreint des joueurs en 20/10 dans ces catégories-là, avec Trae Young et James Harden. Avec lui, les Pacers ont remporté autant de matchs qu’ils n’en ont perdu (28). C’est quand il était absent qu’ils ont craqué (7 victoires pour 19 défaites). Ce qui montre l’importance déjà primordiale du meneur de 23 ans. Sans sa blessure, les Pacers auraient pu prétendre au playin tournament.

Le MIP : Myles Turner

C’est la définition même d’un MIP : un joueur qu’on ne s’attendait absolument pas à voir passer un cap. C’est ce qu’il s’est passé cette saison avec Myles Turner. Alors qu’on l’imaginait transféré en milieu de saison, le pivot de 27 ans est resté aux Pacers et a explosé ses statistiques offensives. En une saison, il est passé de 12.9 à 18.0 points de moyenne, avec son meilleur pourcentage au tir en carrière (55%). Il a même atteint les 40 points en février contre les Celtics. Une des raisons de sa progression est évidemment la présence d’un excellent meneur de pick-and-roll/pop en la personne d’Haliburton, qui l’a assisté sur un tiers de ses paniers. Turner a aussi bénéficié du style de jeu rapide et offensif de Rick Carlisle, qui correspond sûrement le plus à ses qualités.





Le DPOY : Myles Turner

Si Turner a prouvé cette saison qu’il pouvait faire davantage que prendre des rebonds et contrer des tirs, il est tout de même resté dans ses standards dans ces catégories. Il a obtenu sa meilleure moyenne en carrière aux rebonds (7.5), et a dépassé les 2 contres de moyenne pour la cinquième saison d’affilée. Dans une équipe qui n’est pas du tout centrée sur la défense (5ème pire Defensive Rating cette saison), il a tenu la baraque autant que possible. Sa présence intérieure déstabilise toujours autant les attaquants adverses près de l’arceau. S’il reste le DPOY de l’équipe, tout est relatif en comparaison au reste de la ligue. Les Pacers sont parmi les équipes qui ont concédé le plus de points dans la raquette et qui ont pris le moins de rebonds cette saison.

La déception : Chris Duarte

Il est la principale victime collatérale des arrivées de Bennedict Mathurin et Buddy Hield. Chris Duarte, pur shooteur qui avait réalisé une superbe saison rookie, a connu une vraie chute statistique cette saison : de 13.1 à 7.9 points de moyenne, et de 37% à trois points à 32%. L’arrière canado-dominicain a commencé la saison comme titulaire avant de se blesser un mois et demi à la cheville. À son retour, il n’a jamais récupéré sa confiance et son efficacité. En tant que joueur unidimensionnel, il a donc été mis de côté, en ne disputant qu’une quinzaine de minutes par match. À bientôt 26 ans, on peut dire qu’il ne fait (déjà) plus vraiment partie du young core des Pacers. Il pourrait tout à fait être un joueur transférable dès la saison prochaine.

Quel avenir pour les Pacers ?

Avec six joueurs de 23 ans ou moins sous contrat long terme, les Pacers tiennent leur young core pour les prochaines saisons. D’autant plus que d’autres jeunes devraient être resignés, ou arriver par des transferts et la free agency. La franchise détient aussi 5 picks dans la draft 2023, dont trois au premier tour.

Les bases d’une reconstruction solide ont été posées cette saison. L’équipe tient aussi son franchise player en la personne de Tyrese Haliburton, qui a annoncé vouloir viser les playoffs dès la saison prochaine. Pour cela, tous ces jeunes vont devoir travailler cet été, et le coach Carlisle leur a déjà indiqué dans quel domaine : « On doit s’améliorer défensivement. J’ai dit à tous les joueurs individuellement qu’ils devaient accepter le challenge de devenir plus forts et plus agressifs en défense. C’est le meilleur moyen pour nous de progresser à l’avenir. »

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