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Endurance

6 Heures de Monza : Toyota l’emporte devant Ferrari, Peugeot sur le podium

Antoine Ancien

Publié le

6 Heures de Monza Toyota l'emporte devant Ferrari, Peugeot sur le podium

WEC 6 HEURES DE MONZA – À l’issue d’une nouvelle course disputée du début à la fin, c’est la Toyota #7 du trio Kobayashi-Conway-Lopez qui s’est imposée ce dimanche sur l’Autodromo Nazionale di Monza. Ferrari, dominé dans son jardin, se contente de la deuxième place avec la #50. Pour la première fois depuis son retour en endurance il y a un an, Peugeot signe un premier podium en finissant à la troisième place.

Près d’un mois après le double tour d’horloge qui a vu Ferrari remporter les 24 Heures du Mans dès sa première tentative, 58 ans après son dernier succès en catégorie reine, les 36 autos inscrites en Championnat du monde d’Endurance (WEC) avaient rendez-vous avec les 6h de Monza, 5ème manche de la saison.

Comme cela était initialement prévu, la BOP (Balance de Performance) censée équilibrer le poids et la puissance des concurrents sévissant dans les catégories Hypercar et GTE Am a été modifiée en amont de ce meeting. Principale victime de ce changement, les Ferrari, lestées de 5kg et privées de 12kw (16ch). Chose plus surprenante, les Porsche ont été alourdies d’1kg et ont perdu jusqu’à 10kw (14ch).

Un départ chaotique, la Toyota #8 pénalisée

À l’extinction des feux, la Ferrari 499 P LMH #50 pilotée par Miguel Molina prend le meilleur sur Kamui Kobayashi à bord de la Toyota GR 10 Hybrid #7. Mais, au premier virage, c’est une autre Toyota, la #8 de Sébastien Buemi qui fait parler d’elle en envoyant en tête-à-queue la Ferrari #51. Les Peugeot, bien placées, s’emparent des 3ème et 5ème positions.

Moins de 20 minutes plus tard, Buemi est de nouveau impliqué dans un accident, cette fois plus important. Le Suisse, qui se plaint d’une voiture qu’il semble juger capricieuse au vu de ses commentaires à la radio, percute l’Aston Martin Vantage AMR #777 du D’Station Racing, qui percute les barrières de sécurité et abandonne. La Toyota #8, déjà pénalisée de 10 secondes pour son infraction au départ, est de nouveau sanctionnée d’un stop and go d’une minute.

Au gré des ravitaillements et des stratégies décalées, c’est la Porsche #6 emmenée par Kevin Estre qui mène la danse au terme de la deuxième heure de course. Le Français devance de 3.545 secondes la Ferrari #51 revenue dans le match et la Porsche cliente du team Jota, la #38.





En LMP2, la Jota #28 est leader devant la #22 du United Autosports et la #41 du Team WRT. Du côté des GTE Am, Sarah Bovy, aux commandes de la Porsche #85 des Iron Dames domine l’épreuve devant la Ferrari #83 du Richard Mille Racing. La Corvette #33 complète le tiercé de tête.

Toyota en tête à la mi-course, Ferrari en embuscade

Au cap de la mi-course, Toyota a repris les choses en main. Si la #8 est en queue de peloton de sa catégorie, la #7 de José Maria Lopez est en tête avec près de 30 secondes d’avance sur la Ferrari #50. L’autre Italienne, la #51, lauréate des 24h du Mans, est troisième, mais accuse un retard de 52 secondes sur l’auto nipponne.

La Peugeot #94 s’est quant à elle arrêtée 15 minutes à son stand pour un problème de boîte de vitesses. En début de troisième heure, c’est la #38 qui s’immobilise sur la piste pour un ennui d’hybridation. Elle finit par repartir, mais ses espoirs de bon résultat s’envolent.

On peut noter l’intervention de la voiture de sécurité suite au contact de la Prema Racing #9 qui a envoyé la #10 de Vector Sport avec Gabriel Aubry au volant dans les barrières de sécurité.

Toyota domine Ferrari, Peugeot monte sur le podium

Suite à une nouvelle neutralisation, les positions se resserrent en haut du classement. Mais Kobayashi, à la relance, reprend le large et possède 15 secondes d’avance sur la Ferrari #50 d’Antonio Fuoco à 60 minutes du drapeau à damiers. Auteur d’une très belle performance, la Peugeot 9X8 #93 se maintient à la troisième position, à près de 40 secondes du leader.

À la faveur de circonstances de course favorables, Alpine s’installe en haut de la hiérarchie du LMP2 avec l’Oreca #36 du trio français Milesi-Vaxiviere-Canal. Suivent à 10 secondes et 10’’7 la #31 du Team WRT et la #28 de Jota.

En GTE Am, la Porsche #77 du Dempsey-Proton Racing émerge en tête avec Julien Andlauer. Le Français devance de respectivement de 11’’488 la Porsche #60 de Iron Lynx et l’unique Corvette C8.R, la #33.

Au passage sur la ligne à l’arrivée, c’est bien la Toyota #7 du trio Kobayashi-Conway-Lopez qui l’emporte avec 16 secondes d’avance sur la Ferrari #50. Pour la première fois depuis son retour en endurance il y a un an, Peugeot signe un premier podium avec la #93.

En LMP2, l’Oreca du team Jota #28 s’adjuge le succès devant l’Alpine #36 et la #41 du Team WRT.

Corvette sacré champion du monde en GTE Am

En GTE Am, les Porsche signent un triplé avec, dans l’ordre : la #77 du Dempsey-Proton Racing, la #60 des Iron Lynx et la #86 du GR Racing. Si elle ne termine pas sur le podium, la Corvette #33, quatrième, est d’ores et déjà sacrée championne du monde pilotes et constructeurs. En effet, il ne manquait plus qu’un point à marquer pour que l’auto américaine soit sacrée dès les 6h de Monza. C’est désormais chose faite, et cela, à deux courses de la fin de la campagne 2023 du WEC.

La 6ème manche du Championnat du Monde d’endurance se tiendra dans deux mois, le 10 septembre, à l’occasion des 6h de Fuji.

 

 

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