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Tour d'Espagne

Tour d’Espagne 2023 : Geoffrey Soupe créé la surprise sur la 7e étape

Etienne Goursaud

Publié le

Tour d'Espagne 2023 : Geoffrey Soupe créé la surprise sur la 7e étape
Photo Icon Sport

TOUR D’ESPAGNE 2023 – Geoffrey Soupe (TotalEnergies) a remporté au sprint la 7e étape entre Utiel et Oliva (200.8 km). Le Français a créé une énorme surprise en grillant la politesse aux autres sprinteurs. Il a abordé en tête le dernier virage et a résisté. Une étape disputée vent de face et marquée par des chutes dans le final.

Tout vient à point à celui qui sait attendre. À 35 ans, Geoffrey Soupe a suffisamment attendu pour décrocher sa toute première victoire sur un Grand Tour. Son tout premier succès en World Tour, tout simplement. Il risque de s’en souvenir toute sa vie. Lui, le poisson-pilote, a damé le pion aux sprinteurs ce vendredi. Pour débloquer la première victoire française de cette édition. Avec Lenny Martinez (Groupama-FDJ) qui conserve le maillot rouge, c’est la belle vie pour le cyclisme français en Espagne.

Une longue sieste pendant plus de quatre heures

L’Espagne est le pays de la sieste. Les coureurs de cette Vuelta ont ainsi offert un splendide hommage. À leur décharge, cette 7e étape entre Utiel et Oliva s’est disputée majoritairement avec un vent de face. À leur décharge également, une étape la veille, disputée à un rythme de folie et qui n’a jamais débranché. Et celle du lendemain, vers Xorret de Cati, promet aussi d’être un sacré chantier. Autant dire que ce vendredi, les candidats à l’étape calme étaient nombreux

José Herrada (Cofidis) et Ander Okamika (Burgos BH) se sont néanmoins lancés à l’aventure, en formant l’échappée du jour. Le moins que l’on puisse dire, c’est que le peloton n’avait pas envie de jouer. Écart maximum de deux minutes. Pas de quoi s’amuser et le duo l’a bien compris. En menant un faux train. Le peloton étant obligé de ralentir pour ne pas revenir trop tôt sur eux et déclencher un contre d’hommes bien plus frais.

Un final marqué par les chutes

Finalement, José Herrada a été revu à 67 kilomètres de l’arrivée, alors que son compatriote a insisté en solitaire. Pas de quoi affoler le peloton, qui laisse un peu de champ. Ander Okamika peut reprendre une minute d’avance à 57 kilomètres de l’arrivée. Ce n’est pas Byzance, mais on connait trop ce type de scenarii dans une course cycliste. En particulier sur un grand tour très cadenassé. Et à la première accélération du paquet, le dernier échappé est avalé. En l’occurrence à 41 kilomètres de l’arrivée. On notera les deux secondes récupérées par Jonas Vingegaard (Jumbo-Visma) lors du sprint intermédiaire.

À 10 kilomètres de l’arrivée, une chute projette à terre une quinzaine d’hommes, dont Cian Uijtdebroeks (Bora-Hansgrohe) et Sepp Kuss (Jumbo-Visma). Deux coureurs bien placés au général qui vont pouvoir rentrer dans le final. Lenny Martinez (Groupama-FDJ) est passé tout près de la catastrophe. À cinq kilomètres de l’arrivée, une nouvelle grosse chute amène Thymen Arensman (INEOS Grenadiers) au sol. Mais aussi Romain Bardet (Team DSM-Firmenich). Pour le premier cité, c’est l’abandon alors que la chute coupe le peloton en deux. Cela frotte énormément, avec ce virage à 300 mètres de l’arrivée. Et c’est Geoffrey Soupe (TotalEnergies) qui ressort en tête. Habituel poisson-pilote, il s’offre la plus belle victoire de sa carrière. Pour aller au bout d’un rêve, il faut y croire soi-même. Le Français ne devait pas y croire ce matin. Mais il y a cru dans ce final rocambolesque. Et c’est bien là l’essentiel.





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