Nous suivre
Tennis

ATP Astana : Adrian Mannarino remporte son deuxième titre de la saison

Victor Clot-Amiot

Publié le

ATP Astana Mannarino remporte son deuxième titre de la saison
Photo Icon Sport

TOURNOI ATP 250 D’ASTANA – Adrian Mannarino a remporté son deuxième titre cette saison en renversant l’Américain Sebastian Korda (4-6, 6-3, 6-2), à Astana. Il se rapproche ainsi de son meilleur classement à l’ATP et pourrait devenir, lundi prochain, le numéro 1 français.

Une finale aux enjeux différents

Souvent catalogué joueur de gazon, comme semblent le justifier deux de ses trois titres acquis sur des ATP 250 jusqu’à ce jour, Adrian Mannarino a pourtant disputé neuf de ses quatorze finales sur le circuit principal sur dur. C’est d’ailleurs sur cette surface qu’il a remporté les quatorze titres en challenger de sa carrière. Finalement, ces chiffres ne sont pas si étonnants compte tenu du faible nombre de tournois annuels sur herbe.

Quoi qu’il en soit, cette finale représentait un intérêt de taille pour le Français qui avait l’opportunité de décrocher un deuxième titre en ATP 250 sur une même saison, pour la première fois de sa carrière après son succès à Newport en juillet (6-4, 6-2 face à Michelsen en finale). Face à lui, un autre Américain en la personne de Sebastian Korda qui confirme son retour en forme après une blessure au poignet, contractée à l’Open d’Australie et près de trois mois sans jouer, et une élimination au premier tour de l’US Open (défaite en cinq sets contre Marton Fucsovics) quelques jours après s’être foulé la cheville en quarts de finale de l’ATP Winston Salem. Avant cette rencontre, Korda court donc toujours après un premier titre cette saison.

Korda prend l’avantage, mais Mannarino réagit

Après un début de match équilibré (4-4, seulement deux balles de breaks concédées par Korda), le Français est le premier à se mettre réellement en difficulté en concédant deux balles de break au neuvième jeu. Tendu, Mannarino envoie son coup droit dans le filet alors que le court était dégagé (11ème faute directe) et permet à Korda de prendre le service de son adversaire et de servir pour le gain de la première manche. L’opportunité étant trop belle pour ne pas être saisie, l’Américain conclut dans la foulée ce premier set (6-4, 39 minutes) après un nouveau coup droit balancé par le Francilien.

Adrian Mannarino ne se démobilise pas pour autant et entame la deuxième manche par un jeu de service blanc, signant au passage son premier ace. L’Américain, toujours aussi concentré et réaliste, recolle néanmoins puis profite d’un troisième jeu très disputé pour breaker à nouveau et basculer à 2-1, service à suivre. Mené un set, un break, Mannarino insiste et reprend le service de son adversaire à 3-2 pour revenir à hauteur (3-3). Il n’en fallait pas moins pour le relancer complètement et enchaîner cinq jeux d’affilée, prenant au passage le service de l’Américain pour la deuxième fois consécutive. Il n’a plus qu’à conclure la deuxième manche 6-3, signant notamment un point phénoménal marqué par une défense héroïque à 5-3, 15-A.

Mannarino déroule dans la troisième manche

Korda parvient à stopper l’hémorragie dans la dernière manche en remportant son premier jeu de service. Néanmoins, cette accalmie n’est que temporaire puisqu’il concède un nouveau break, cette fois-ci blanc, permettant à Mannarino de basculer à 2-1, service à suivre. La suite se déroule sans accroc. Après un revers exceptionnel à 4-2, 0-15, sur le service de Korda, Mannarino fait un grand pas vers le titre en faisant craquer Korda sur les points suivants, s’octroyant ainsi une nouvelle fois le service de son adversaire (5-2).





Il a fallu attendre un recours au challenge lors de la troisième balle de match, puis un point rejoué et l’un des plus longs rallyes du match pour qu’Adrian Mannarino remporte sa 37ème victoire et son deuxième tournoi de l’année pour ce qui est sans doute la plus belle saison de sa carrière. Déjà finaliste de ce tournoi en 2020, il peut, à 35 ans, espérer être numéro 1 français, lundi prochain (en fonction des résultats d’Ugo Humbert à Shanghai) et en fin de saison.

Clique pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *