Rolex Paris Masters 2023 : Tous les Français éliminés malgré des signes d’espoir
ROLEX PARIS MASTERS 2023 – Pour la deuxième fois depuis la création du tournoi en 1986, aucun Français n’est parvenu à atteindre le stade des huitièmes de finale. Pourtant, les voyants tendaient vers le vert avant le début de la compétition.
Un bilan catastrophique
Ils étaient 8 sur la ligne de départ ! Seul un, Ugo Humbert s’est qualifié pour le deuxième tour du Rolex Paris Masters 2023. Néanmoins, le Lorrain, qui peut espérer dépasser son meilleur classement en carrière lundi prochain en plus de devenir le numéro 1 français, s’est incliné hier soir face à Alexander Zverev, au bout du suspense. Pour la deuxième fois de l’histoire du tournoi, après 2018, il n’y aura pas de Français en huitièmes de finale. Il y a cinq ans, ils étaient 10 sur la ligne de départ et 3 au deuxième tour.
Le bilan est donc illusoire et même catastrophique en prenant en compte les qualifications : seul Grégoire Barrère était parvenu à dépasser le premier tour des qualifications avant de s’incliner au second face au Hongrois Márton Fucsovics. Ainsi le bilan du clan français depuis samedi est donc de deux victoires pour… 15 défaites.
Ugo Humbert aura lutté jusqu’au bout, mais a fini par rendre les armes après un somptueux combat face à Alexander Zverev 🎾
Il n’y a plus de Français au #RolexParisMastershttps://t.co/5YVP7I4rJm
— Dicodusport ⭐⭐ (@dicodusport) November 1, 2023
Les espoirs étaient pourtant permis
Il n’était néanmoins pas fantasmatique d’espérer une éclaircie sous les nuages parisiens. Cette éclaircie, le tennis français la traversait pourtant depuis quelques semaines. Gaël Monfils semblait revenu à un niveau où on le connaît capable de faire trembler presque n’importe quel joueur du circuit, remportant l’ATP 250 de Stockholm il y a dix jours. Adrian Mannarino signe quant à lui sa meilleure saison à 35 ans (deux ATP 250 et une finale). Arthur Fils, 308ème à l’ATP il y a un an tout pile, est désormais 36ème, fort de sa victoire à Lyon et de sa finale à Anvers il y a dix jours. Ugo Humbert a rallié les quarts de finale a minima des trois derniers ATP 500 ou Masters 1000 auxquels il a participé (Pékin, Shanghaï, Bâle).
🎾 🇫🇷 A 37 ans, le Français Gaël Monfils, 140e du tennis mondial, a remporté le tournoi ATP 250 de Stockholm pour la 12e fois de sa carrière en battant en finale 4-6, 7-6 (8/6), 6-3 le Russe Pavel Kotov, 109e et issu des qualifications #AFP pic.twitter.com/LAeWsC3lUE
— Agence France-Presse (@afpfr) October 22, 2023
Enfin, à l’échelon inférieur, 18 Français ont remporté au moins un tournoi Challenger cette année. La France a par ailleurs battu le record de titres en Challenger avec 26 triomphes cette année. Pourtant, la réalité a rattrapé le tennis français dès lors que le niveau s’élève. Cette année, seuls Benjamin Bonzi (à l’Open d’Australie et à l’US Open), Ugo Humbert (Open d’Australie), Quentin Halys (Wimbledon), Arthur Rinderknech et Adrian Mannarino (US Open) ont atteint le troisième tour d’un tournoi du Grand Chelem.
Des résultats paradoxaux
Outre les éléments cités précédemment, le paradoxe de ces résultats en Grand Chelem ou en Masters 1000 tient au fait que la France ne compte pas moins de 13 représentants dans le Top 100 à l’ATP, soit plus que toute autre nation. En revanche, même si certains à l’image d’Arthur Fils et Lucas van Assche semblent incarner la relève (on pourrait également ajouter Arthur Cazaux, Terence Atmane, Titouan Droguet, Harold Mayot dans le Top 200, tous âgés de moins de 23 ans, voire Kyrian Jacquet et Giovanni Mpetshi Perricard, 202 et 205ème) seuls trois, parmi les treize, figurent dans le Top 50. À titre de comparaison, l’Italie a six représentants dans le Top 100 dont quatre dans les cinquante premiers. Les Américains font encore mieux avec neuf athlètes dans le Top 100, quatre dans le Top 20 et tous dans le Top 60.
En outre, la France compte cette année cinq titres ATP. Il s’agit d’un bilan en progrès, le meilleur depuis 2019 (6 titres) et rien de comparable avec 2022 et 2021 (2 et 1 titres). Il faut donc espérer que cette semaine parisienne ne soit qu’un accident parmi les signaux positifs envoyés ces derniers mois. En janvier prochain, ils seront donc treize probablement, à entrer directement dans le tableau final de l’Open d’Australie avec une source de motivation supplémentaire. En effet, les Français aborderont la saison avec l’espoir de marquer de gros points dans la course au sésame olympique à la maison. Seuls les 56 premiers à l’ATP, à l’issue de Roland-Garros et à raison de quatre joueurs par pays, valideront leur ticket pour la Porte d’Auteuil l’été prochain.


