Top 14 (J6) : Victoire laborieuse de Toulouse face à l’USAP
TOP 14 2023/2024 – Malgré le retour de ses internationaux, le Stade Toulousain a dominé difficilement Perpignan (43-34). Pourtant, tout était bien parti pour les Toulousains, qui déroulaient tranquillement (38-6, 44ᵉ). Mais la machine s’est considérablement grippée face à une valeureuse USAP. Les Stadistes laissent échapper le bonus offensif.
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Après la frustration, le retour au quotidien. Les internationaux toulousains Thomas Ramos, Peato Mauvaka, Dorian Aldegheri, François Cros, Antoine Dupont, Thibaud Flament, Melvyn Jaminet et Anthony Jelonch retrouvaient le Top 14. Avec une réception de Perpignan, qui a décroché le week-end dernier son premier succès de la saison, contre Toulon. Et qui retrouve aussi ses internationaux. Et ce match a abouti sur un vrai festival offensif.
Le jaune de l’USAP qui coûte cher
La grosse machine toulousaine à domicile. Mais comme toute grosse machine, un peu de rodage. Cela explique peut-être les vingt premières minutes poussives des Toulousains. Malgré quatre pénalités concédées en huit minutes, par Perpignan, Toulouse n’en profite pas. Avec une touche perdue (3ᵉ), un jeu au pied direct en touche de Thomas Ramos (7ᵉ) ou une passe ratée (15ᵉ). Cela explique que les visiteurs soient bien dans la partie (3-3, 12ᵉ).
Mais alors, quand la machine s’est lancée, Perpignan a été éparpillé façon puzzle. Un jeu au pied parfaitement ajusté de Thomas Ramos, pour Ange Capuozzo, et voilà le premier essai du match. Machine lancée qui profite des ratés adverses. Sur un jeu au sol illicite, le troisième ligne So’otala Fa’aso’o écope d’un carton jaune (31ᵉ). Lourd de conséquences, car l’USAP va encaisser trois essais dans ces dix minutes. Sans avoir une possession folle, le Stade Toulousain s’est envolé grâce à Anthony Jelonch (17-6, 31ᵉ), Richie Arnold – à la conclusion d’un essai splendide d’avants (24-6, 36ᵉ) et Paul Costes, le jeune champion du monde U20 (31-6, 40+1). Sans avoir des stats folles (59 % de possession et 63 % d’occupation), le Stade Toulousain a fait parler sa force.
Les Toulousains s’envolent au score !
Déjà 4 essais pour le @StadeToulousain et 31/6 à la mi-temps 🔥#STUSAP pic.twitter.com/Xg9X6yAhuJ
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Le fighting spirit catalan
On parlait de machine. On peut dire que celle du Stade Toulousain s’est considérablement grippée en deuxième période. Surtout défensivement. Avec 4 essais concédés. C’est d’abord Ignacio Ruiz (38-13, 47ᵉ) qui ouvre la première porte. Imité, peu de temps après, par Jacobus van Tonder, qui conclut à l’aile un superbe mouvement des siens (38-20, 51ᵉ). Et surtout, à 14 contre 15, à la suite d’un jeu déloyal d’Aliverti Duguivalu, Perpignan va inscrire deux essais. D’abord par Mathieu Acebes, qui profite de vrais boulevards dans la défense toulousaine (43-28, 63ᵉ). Et les choses se compliquent encore plus pour les Toulousains, quand Sadek Deghmache trouve une nouvelle fois la faille (43-34, 66ᵉ).
Magnifique essai de l’ @usap_officiel 🔥
Les catalans se relancent complètement dans cette deuxième période ! #STUSAP pic.twitter.com/9g9umkk77I
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Le Stade Toulousain, qui a mené 38-6, quand Melvyn Jaminet a inscrit le 5ᵉ essai des siens (44ᵉ), mais aussi 43-20, quand Peato Mauvaka a cru remettre les siens dans l’avancée (52ᵉ), s’est très sérieusement compliqué la tâche. D’autant que Perpignan ne lâche rien jusqu’à la fin de la partie. Mais ne parviendra pas à se récompenser avec un bonus défensif. Mais le bonus offensif, le Stade Toulousain l’a bien laissé échappé, alors qu’il le tenait bien en main.
C’est terminé à Ernest Wallon ! ❌
Le Stade Toulousain s’impose 43-34 devant son public 🏟️#STUSAP pic.twitter.com/GItq6rjOYR
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Le joueur : Anthony Jelonch
C’est lui qui fait définitivement sauter le coffre perpignanais en première mi-temps. En inscrivant le deuxième essai du match et en étant directement impliqué dans le troisième essai des siens. C’est à l’image d’un match absolument monstrueux. Il avait envie d’évacuer sur le terrain son immense frustration de l’élimination des Bleus en quarts de finale de laCoupe du monde. Il termine le match avec 12 courses, meilleur total du match, alors qu’il n’a joué que 46 minutes dans cette rencontre. Et effectué cinq franchissements. En n’oubliant pas ses six passes. Tout en ne donnant pas sa part au chien en défense. Avec 6 plaquages réussis, à 100 %. Comme par hasard, à sa sortie, ce fut bien plus anarchique pour son équipe.


