Top 14 (J7) : Le Racing 92 s’offre le derby face au Stade Français
TOP 14 2023/2024 – Au terme d’un derby âpre et sans grandes envolées, le Racing 92 domine le Stade Français à Jean Bouin (9-13). Le seul essai de la partie a été inscrit par Henry Chavancy peu avant le premier quart d’heure. Les Racingmen prennent provisoirement la tête du Top 14 devant leur adversaire.
- À lire aussi – Classement du Top 14 2023-2024
Le seul éclair pour le Racing
Avant cette journée de championnat, le Stade Français faisait figure d’ogre en mêlée. Avec 3,7 pénalités récupérées par match dans ce secteur de la conquête. Au bout de 40 minutes, les Parisiens en ont récupéré déjà trois. Ils en auront six au total. Cela a permis à Joris Segonds d’enquiller deux pénalités (4e, 40+1e). Sauf qu’entre-temps, le Racing, plus inspiré et qui a davantage tenu le ballon dans ce match (61 % de possession), va scorer. Avec un essai magnifique. Donovan Taofifenua transperce le rideau adverse et sert Cameron Woki, qui gagne quelques mètres. Quelque temps de jeu plus tard, Tristan Tedder tape par-dessus pour Henry Chavancy qui va en terre promise (3-7, 12e). Une magnifique séquence, sur laquelle le Stade Français jouait à 13, à cause de deux blessés.
Le Racing prend les devants !
La vision de Tedder, la finition de Chavancy et les Racingmen sont en tête, 7-3 🔥#SFPR92 pic.twitter.com/miXPvFdVzj
— CANAL+ Rugby (@CanalplusRugby) November 18, 2023
Malgré tout, cela récompense un Racing passé plusieurs fois proche du deuxième essai (149 mètres gagnés contre 50 et 47 passes à 16). Même si les Parisiens peuvent regretter de ne pas avoir pu défendre de façon optimale. Ce sera malgré tout le seul éclair d’un match perturbé par la forte pluie. Avec beaucoup de petites fautes de mains qui en découlent. Les Racingmen vont néanmoins ajouter trois nouveaux points (3-10, 31e). Avant la pénalité à la sirène (6-10, mi-temps).
Les deux équipes ont eu leur temps fort
Dominer n’est pas gagner. Ce dicton a dû trotter dans les têtes des Racingmen. Qui ont considérablement dominé le premier quart d’heure de ce second acte. Par plusieurs fois, ils vont buter à quelques centimètres de la ligne d’essai du Stade Français. Une ligne défendue comme des morts de faim par les Parisiens. Mais aussi avec beaucoup de vista, à l’image de ce grattage de Sekou Macalou. Alors que son équipe venait d’être réduite à 14, après le jaune de Rory Kockott (46e). Malgré une certaine indiscipline, les Soldats Roses sortent de ce quart d’heure avec le même écart de points qu’à la reprise. Un petit miracle (9-13, 55ᵉ). En 55 minutes, les Parisiens n’ont effectué que 23 petites passes.
Mais leur mêlée continue de bien se comporter. Et à la cinquième faute, Gia Kharaishvili paie la note collective et écope d’un jaune (58e). On inverse le scénario et ses coéquipiers vont se retrouver acculés. Mais deux énormes défenses sur deux mauls du Stade Français vont leur donner de l’oxygène. Comme sur le jaune du Stade Français, ce jaune n’aura pas de conséquence pour le Racing 92. D’autant que les Parisiens brûlent cartouches sur cartouches dans les dix dernières minutes. Une touche perdue (75e). Un en-avant sur situation offensive (78e). Comme un symbole, c’est sur leur point fort, la mêlée, que le Stade Français craque. Le leader perd à domicile et le Racing passe devant son rival, pour une 8e victoire de rang à Jean Bouin. Au vu du match, c’est tout de même mérité.
🎆 ft’ #SFPR92
Fin du match et 𝗩𝗜𝗖𝗧𝗢𝗜𝗥𝗘 𝗗𝗘𝗦 𝗖𝗜𝗘𝗟 𝗘𝗧 𝗕𝗟𝗔𝗡𝗖 !!!!!!!!!
Nos Racingmen se sont imposés à Jean Bouin face au Stade Français !
rdv dimanche face au Stade Rochelais 🎟️ https://t.co/IknPxzUouO🌸⚡️ 09 – 13 💙🤍
#SFPR92 #RacingFamily pic.twitter.com/NVuue6Y0Oa
— Racing 92 (@racing92) November 18, 2023
Le joueur : Sekou Macalou
Si le Stade Français n’a pas pris l’eau dans le début du second acte, il le doit en partie à son troisième ligne centre. Qui a gratté un ballon très précieux dans ses cinq mètres, quand il y avait péril dans la demeure. À l’image d’un match absolument héroïque en défense, avec pas moins de 15 plaquages réussis sur 15 tentés. Des statistiques dignes d’un flankeur. Offensivement, Sekou Macalou a pâti de l’apathie de son équipe. Néanmoins, il est un des rares parisiens à avoir gagné des mètres (10, le 3ᵉ total de son équipe). Surtout, il a réalisé pas moins de sept courses et réussi deux franchissements. S’il avait eu une équipe un peu plus inspirée, il aurait pu créer de vraies brèches décisives. Mais son match est d’une très grande qualité ce samedi après-midi. On peut néanmoins regretter sa touche non captée dans les 22 mètres adverses (75e).


