Julien Muller (FF Squash) : « On a eu plus de sollicitations médiatiques sur un mois que sur une année »
SQUASH – Julien Muller, le président de la Fédération Française de Squash, nous détaille les bénéfices de l’intégration de sa discipline aux Jeux Olympiques de Los Angeles en 2028.
Est-ce un accomplissement de voir que le squash va intégrer les Jeux Olympiques en 2028 ?
C’est un vrai plaisir et, avant tout, une reconnaissance pour les athlètes et leur staff qui travaillent autant que dans les autres disciplines et qui méritent d’avoir cette vitrine mondiale. Ils adorent faire des championnats du monde, mais faire partie de la famille olympique est ce qu’il y a de plus grand pour eux. Cette reconnaissance est une grande satisfaction.
En revanche, le squash ne sera pas au programme l’été prochain. Est-ce une déception en tant que président ?
Évidemment qu’il y a une déception. Avoir sa discipline au programme olympique, à domicile, aurait été une joie énorme, avec en plus des possibilités de médailles françaises. Donc c’est vrai qu’on a été déçus il y a trois ans. Mais on ne maîtrise pas tous les éléments qui font qu’une candidature échoue ou réussit. Ce qui est sûr, c’est que les dirigeants ont essayé de comprendre et ont reproposé pour Los Angeles et aujourd’hui, on intègre le programme olympique. On vivra les Jeux de Paris avec beaucoup de joie quand même, tout en continuant à travailler pour 2028.

Au niveau d’une fédération nationale, qu’est-ce que cela change d’intégrer les Jeux olympiques ?
L’intégration au programme olympique, cela entraîne des changements sur deux plans très importants. D’abord sur le plan médiatique, parce que les athlètes ont plus de sollicitations. Même si on sait que certains sports qui sont aux Jeux ne sont visibles que tous les quatre ans, être olympique, c’est avoir un peu plus de place dans les médias au quotidien. C’est également vrai auprès des collectivités. Aujourd’hui, on est questionné pour implanter le squash dans des enceintes, parfois partagées avec d’autres sports comme le tennis, le padel et le badminton. On voit donc que l’intégration aux JO pose la question de l’intérêt de l’ajout du squash dans les salles, alors qu’avant, on était un peu oublié.
Même si l’annonce est récente, est-ce que vous constatez déjà un intérêt croissant pour le squash ?
Oui, clairement. À la fois sur le plan médiatique et sur celui des collectivités. On a eu plus de sollicitations médiatiques sur un mois que sur une année, notamment sur les enjeux et le développement que cela pouvait représenter ainsi que la place que cela avait pour les athlètes. Et puis, les collectivités qui réfléchissent à leur programme pluriannuel d’investissement, aujourd’hui, elles se posent la question d’intégrer le squash. On avait planté des graines pour certains projets, mais elles étaient un peu restées en sommeil. Mais elles sont en train d’éclore parce que le squash devient olympique et cela donne forcément une image positive et dynamique. Ça conforte les gens dans l’intérêt qu’il y a de développer la discipline.

