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Champions Cup (J2) : Le Stade Toulousain dynamite les Harlequins

Etienne Goursaud

Publié le

Champions Cup (J2) Le Stade Toulousain dynamite les Harlequins
Photo Icon Sport

CHAMPIONS CUP 2023-2024 – Au terme d’une nouvelle démonstration de rugby, le Stade Toulousain explose les Harlequins (19-47). Un festival offensif, avec sept essais marqués. Les Toulousains totalisent dix points en deux matchs et ont déjà un pied en 8ᵉ de finale de la compétition.

Début et fin de premier acte de folie

Le début de match illustre le fait qu’on peut avoir un gros pourcentage de plaquages réussis (82 % pour les Harlequins et même 90 % pour le Stade Toulousain après 15 minutes) mais se faire trouer quand on manque les plus importants.

Si les Toulousains se mettent dans le dur, avec deux erreurs d’Antoine Dupont – il rectifiera le tir après – ce sont bien les hommes d’Ugo Mola qui frappent en premier. Ce même Antoine Dupont chaparde le ballon à la suite d’un cafouillage. Les Toulousains écartent sur la droite. Pita Ahki prend l’intervalle et sert Pierre-Louis Barassi pour le premier essai de Toulouse (0-7, 8e).

Les Harlequins piégés sur la première sortie de Toulouse. Mais qui réagissent directement. André Esterhuizen percute et enfonce Thomas Ramos. Anthony Jelonch loupe aussi son plaquage et le centre sud-africain trouve la faille (7-7, 11e).

Éclaircie de courte durée. Pita Ahki perce sur la gauche, retrouve Alexandre Roumat puis Thomas Ramos qui casse un plaquage. Le ballon navigue vers la droite et vers Peato Mauvaka qui offre l’essai en con à Dimitri Delibes (7-14, 14e). Pita Ahki omniprésent, mais exclu 10 minutes, à la suite d’un plaquage à la tête sur un Dino Lamb évacué sur civière (15e). Après une interruption de près de 10 minutes, le match perd en rythme et laisse place à un festival d’approximations. Avant deux essais en trois minutes avant la pause.

Toulouse croit prendre le large, quand Blair Kinghorn gagne son duel et sert Dimitri Delibes, qui met les gaz pour servir l’inévitable Peato Mauvaka, pour le 3e essai des Toulousains  (7-21, 37e). Mais Toulouse craque dans la foulée. Les Anglais pilonnent la ligne et Irne Herbst franchit la ligne (12-21, 40e).





Festival offensif du Stade Toulousain

Les deux équipes n’ont pas laissé leurs intentions aux vestiaires à la pause ! Peato Mauvaka porte et ouvre l’intervalle pour Matthis Lebel, qui offre déjà l’essai du bonus à Toulouse. Le 3e pour l’ailier toulousain en Champions Cup cette saison. Les Stadistes réalisent un festival offensif avec 13 défenseurs battus et 12 franchissements en seulement 43 minutes (12-28, 44e). Mais que cette équipe des Harlequins est belle et a du cœur. Et encore une fois, Toulouse encaisse un essai moins de cinq minutes après avoir marqué. Après une épreuve de force suite à une penaltouche, Irne Herbst s’offre le doublé (19-28, 48e). Et ce n’est que justice, car les locaux proposent du jeu et rivalisent offensivement avec un Toulouse bien rodé dans ce secteur.

Mais ils ne rivalisent pas sur la vista toulousaine ! 95 % des arrières auraient dégagé le ballon au pied à la place de Blair Kinghorn. Lui relance, décale Antoine Dupont qui met les gaz, fait un une-deux parfait avec Alexandre Roumat, puis Pierre-Louis Barassi s’offre à son tour le doublé (19-35, 53e). Avant que les visiteurs accélèrent encore une fois pour le 6e essai signé Rodrigue Neti (19-42, 75e). Puis un septième, au terme d’une action encore une fois sensationnelle, que termine Thomas Ramos (19-47, 77e)

Dix points en deux matchs

Le secteur offensif aura marché du tonnerre ce dimanche (27 défenseurs battus !). Mais il est possible que certaines choses fassent grincer des dents Ugo Mola. On a évoqué les percées des Anglais, mais les Toulousains ont été assez indisciplinés, avec quinze pénalités concédées, beaucoup (trop), même si ce match a rapidement tourné en leur faveur. Cela pourrait coûter un peu plus cher plus tard. Néanmoins, c’est la vraie seule ombre au tableau de cette démonstration.

Mais il pourra se satisfaire d’une défense beaucoup plus sérieuse dans le second acte. Avec quelques ballons précieux grattés (68e). Mais aussi 87 % de plaquages réussis. Une solidité incarnée par un Emmanuel Meafou, un diable dans tous les rucks, pour ralentir et même récupérer des ballons. Et se satisfaire aussi de deux succès bonifiés ! Toulouse a déjà un pied vers les 8e de finale de la compétition. Avec huit points d’avance sur le 5e de la poule, le Racing 92.

 

 

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