Nous suivre
Rugby à XV

Top 14 (J11) : Oyonnax se donne de l’air en dominant Pau

Louis Bouchardon

Publié le

Top 14 (J11) Oyonnax se donne de l'air en dominant Pau
Photo Icon Sport

TOP 14 2023/2024 – En ouverture de la 11e journée de Top 14, Oyonnax a largement disposé de Pau à domicile (34-13). Les Oyomen ont fait la différence en deuxième période pour glaner ce précieux succès. Beaucoup trop indisciplinés, les Palois rentrent une nouvelle fois bredouilles d’un déplacement et montrent une nouvelle fois leurs limites loin de leurs bases. 

Les deux équipes se rendent coup pour coup

C’est sur le terrain synthétique de Charles-Mathon que la légende du rugby néo-zélandais, Sam Whitelock (153 sélections avec les All-Blacks), a découvert le Top 14. Un premier déplacement avec sa nouvelle équipe, la Section Paloise, venu dans l’Ain avec des intentions. Mais face à eux, se dresse une équipe d’Oyonnax très remontée et dans l’obligation de réagir après deux revers consécutifs en championnat. Ce sont d’ailleurs les locaux qui ouvrent le score. Dès la première incursion dans la moitié de terrain paloise, l’ouvreur Domingo Miotti récompense un temps fort de son équipe par une pénalité (3-0, 14e). Mais dans la foulée, le meilleur réalisateur du Top 14, Joe Simmonds, répond à son vis-à -vis et égalise (3-3, 19e). L’entame de match est équilibrée et les deux équipes se rendent coup pour coup. 

C’est finalement Oyonnax qui trouve la faille en premier à la suite d’une pénaltouche dans les 22 mètres palois. Un maul dévastateur échoue tout proche de l’en-but. Deux passes vers le large et l’arrière Darren Sweetnam conclut le beau travail des avants, non transformé. (8-3, 26e). Le public de Mathon est réchauffé, mais retient son souffle sur l’action suivante lorsque Hugo Fabrègue échappe de peu à la sanction suprême, coupable d’un plaquage haut sur Dan Robson. Une faute qui permet toutefois aux Palois d’investir le camp adverse. Derrière une grosse mêlée à 5 mètres, le surpuissant Beka Gorgadze s’empare du cuir pour filer seul en terre promise. La transformation réussie de Joe Simmonds permet aux visiteurs de prendre le score pour la première fois (8-10, 32e). 

Mais le chassé-croisé se poursuit et Oyonnax reprend les rênes juste avant la pause grâce à un essai de Jonathan Ruru. En bon demi de mêlée, le Néo-Zélandais trouve la faille en bord de ruck et plonge entre les perches (15-10, 40e). Le score à la mi-temps. 

Oyonnax sur un nuage terrasse les Palois

Les Oyomen reviennent des vestiaires avec les mêmes intentions. L’Argentin Domingo Miotti accentue l’avance avec une pénalité (18-10, 44e). Malgré la pluie, Oyonnax confisque le ballon et, bien emmené par sa charnière, déploie du jeu de mouvement. Pau souffre, mais ne rompt pas, notamment grâce à sa nouvelle recrue, Sam Whitelock qui annihile une action dangereuse avec un précieux grattage (51e).

Le combat est rude et les rucks sont très disputés. Les locaux souhaitent finir l’année en beauté et poussent les Palois à la faute. Domingo Miotti sanctionne chaque erreur face aux perches (61e, 65e, 70e). Même si entre-temps, Joe Simmonds avait réduit la marque (55e). Oyonnax se montre plus agressif et dessine doucement son succès (27-13, 65e). 





La deuxième mi-temps est largement en faveur des locaux. La Section Paloise n’arrive plus à se montrer dangereuse et bute inlassablement sur une défense imperméable.

En fin de rencontre, Oyonnax va même offrir à son public une action de grande classe en remontant tout le terrain. Daniel Ikpefan, l’ancien palois, comme un symbole, crucifie son ancien club. Après un beau relais de Bettencourt, il aplatit en coin une action d’école (34-14, 78e). Oyonnax a même l’occasion d’aller chercher son premier point de bonus, mais va échouer à quelques mètres.

Pau fait grise mine et tombe de haut face à des Oyomen bien plus agressifs. Pour espérer intégrer le top 6, les Palois devront montrer un autre visage que celui affiché ce soir. De son côté, Oyonnax s’offre un grand bol d’air avec cette victoire. La zone rouge qui se rapprochait dans le rétroviseur, s’éloigne quelque peu.

Clique pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *