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Euro Handball 2024 : La France monte en puissance

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Euro Handball 2024 Les Bleus s'imposent au bout du suspense face à l'Allemagne
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CHAMPIONNAT D’EUROPE MASCULIN DE HANDBALL 2024 – On arrive possiblement à la moitié de la compétition pour les Bleus. Et pour leur cinquième match, ils ont livré une prestation solide face à l’Islande. Retour sur les points clés de cette victoire.

Depuis leur match inaugural face à la Macédoine du Nord, les Bleus avaient connu des matchs accrochés. Ce samedi, ça n’a pas été le cas. Même si parfois on aurait pu le penser en regardant le tableau d’affichage. Alors certes l’adversaire est d’un autre calibre, mais l’Islande comptait bien tout donner pour terminer le plus haut possible et aller chercher un billet pour participer à un tournoi de qualification olympique.

Une défense de fer

Point faible souligné durant le tour préliminaire, la défense française est montée en puissance dans ce match. Dès les premières minutes, l’Islande a dû faire face à un bloc pour tenter de trouve des solutions. Et les bras français ont souvent repoussé les Islandais, battus dans les un-contre-un. Ce qui a permis aux Français de garder l’avantage. Comme l’a expliqué le sélectionneur Guillaume Gille qui a trouvé que la défense a été excellente, notamment en première mi-temps :

Quand on est dans cette association à la fois d’agressivité et de densité, on a l’impression que même s’il y a quelqu’un qui perd un peu d’espace face à un adversaire, il y a toujours quelqu’un à côté pour venir l’aider et fermer le trou. Donc franchement, on savait que c’était une des clés pour contrecarrer les plans islandais. Ce soir, la défense a répondu plus que présente.

On savait que cette équipe d’Islande était particulièrement dangereuse, avec un profil des profils de joueurs qui sont difficiles à défendre. Beaucoup de un contre un, beaucoup de duels. Aujourd’hui, je trouve qu’on a posé, notamment en défense les bases de ce succès avec beaucoup de solidarité, beaucoup d’agressivité sur le porteur de balle et une très grande mobilité avec aussi, notamment en première mi-temps, une grande partie de nos gardiens.

Un duo de gardiens performant

En effet, car souvent quand les gardiens sont au rendez-vous, la défense suit. Et c’est ce qu’on a vu ce samedi. Dans les tribunes lors du premier match face à la Macédoine du Nord, Samir Bellahcene était entré en cours de jeu des trois matchs suivants pour suppléer Rémi Desbonnet. Avec de la réussite. Ce samedi, c’est lui qui a débuté le match. Et dès les premières minutes, le gardien de Kiel a montré qu’il n’était nullement impressionné par cette position avec des arrêts décisifs. Guillaume Gille est revenu sur son choix :

[…] Il avait montré de belles choses au relais et aujourd’hui, on souhaitait aussi le voir dans cette configuration-là pour pouvoir l’évaluer aussi dans cette situation qui est aussi un peu différente. Donc c’était un beau baptême pour lui. Cétait une première, il a répondu présent, donc c’est tant mieux pour lui et tant mieux pour nous.

Et quand Rémi Desbonnet aura été appelé dans les cages sur un jet de 7 m, il va directement réaliser un arrêt. Sur les quelques minutes jouées, il aura réalisé deux arrêts sur quatre tirs. De quoi ravir le sélectionneur.

C’est ce qui nous a permis progressivement de construire, de faire le score, de prendre la mesure de cette équipe islandaise qui, même si elle s’est accrochée et a été toujours à quelques longueurs. Ça a super bien fonctionné, même si la deuxième mi-temps à ce niveau-là, est peu moins prolifique mais on va dire que le job était fait.

Un groupe concerné

Comme souvent depuis le début de l’Euro, Guillaume Gille a été en mesure de faire de nombreuses rotations. Si face à la Macédoine du Nord Karl Konan n’avait pas tenté de tir, cette fois, tous les joueurs de champ auront marqué, y compris le défenseur français.





C’est sûr que ça donne une impression de force qui est évidente avec collectivement des rotations, des charnières qui évoluent et malgré tout, une stabilité et une solidité qui qui restent présentes. Et ça, c’est, je pense, une des forces de ce groupe-là, dans son homogénéité.

Il faut se rappeler que jouer tous les deux jours des matchs de ce niveau-là, les garçons n’en sortent pas indemnes. Donc si on peut se permettre de répartir les temps de jeu, de donner des responsabilités à un grand nombre de joueurs, c’est aussi le pari que l’on fait sur l’avenir de pouvoir mieux vivre cette fin de compétition.

Le symbole Melvyn Richardson

Symbole de cette homogénéité : l’arrière droit Melvyn Richardson. Barré par Dika Mem et Nedim Remili, il gratte des bouts de match ici et là. Face à la Suisse, il n’avait été appelé que pour les jets de 7 m (2/3). Et il sortait d’un match compliqué face à la Croatie avec 2 échecs en 5 minutes. Mais face à l’Islande, il a parfaitement tenu la baraque. Entré en seconde mi-temps, il aura parfaitement suppléé Dika Mem (5/6) durant les 15 minutes jouées. À 6/7, il a su se trouver les espaces dans différentes positions pour prolonger la domination française. De quoi satisfaire le principal intéressé :

C’est pas facile de rentrer en début de deuxième après une très bonne mi-temps de tes collègues mais c’est notre force. Il faut faire confiance à tout le monde, à tout le groupe. Tout le monde a pu mettre sa pierre à l’édifice et c’est bien justement pour la confiance de chacun de rester dans le rythme sur la compétition. Parce qu’on a des matchs tellement difficiles qu’on aura besoin de tout le monde pour aller au bout.

Ce qui n’est pas passé inaperçu aux yeux de son sélectionneur :

Moi je crois surtout que Melvyn a été très bon et donc c’est ce qui a fait aussi qu’il a joué toute la mi-temps. Il a apporté beaucoup de fraîcheur, beaucoup de dynamisme. Il a su croquer. C’est vrai que le temps de jeu qu’on lui octroie est parfois un peu limité. Aujourd’hui, il a su l’utiliser à plein et c’est ce qui lui a aussi permis de rester plus longtemps sur le terrain.

Aux Bleus de continuer sur cette lancée. Et ça commence dès demain pour aller chercher la demie face à l’Autriche.

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