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Rugby à XV

Tournoi des 6 Nations : Que peut-on attendre de l’Italie version Quesada ?

Louis Bouchardon

Publié le

Tournoi des 6 Nations Que peut-on attendre de l'Italie version Quesada
Photo Icon Sport

TOURNOI DES 6 NATIONS 2024 – De l’autre côté des Alpes, une nouvelle ère commence. Exit Kieran Crowley, le sélectionneur néo-zélandais est remplacé par Gonzalo Quesada, à la tête de la Squadra Azzura. L’ancien manager du Stade Français se lance un défi de taille, celui de relancer l’Italie après une Coupe du monde manquée. 

La renaissance italienne 

Pour sa première liste, l’Argentin Gonzalo Quesada reste sur la lignée de son prédécesseur et ne chamboule pas l’effectif. Dans ce groupe de 34 joueurs, seuls cinq vont découvrir la sélection, trois au poste de première ligne : Matteo Nocera, Luca Rizzoli et Mirco Spagnolo ainsi que deux 3e ligne : Alessandro Izekor et le joueur d’Exeter né en Afrique du Sud, Ross Vintcent

On retrouve sans surprise la révélation World Rugby de l’année précédente, Ange Capuozzo, détonateur du renouveau italien et avec lui toute une jeune et prometteuse génération entourée de quelques joueurs expérimentés. Michele Lamaro est nommé capitaine et mènera les troupes durant le tournoi. 

La majorité d’entre eux sont issus des franchises italiennes puisque l’on dénombre 25 joueurs sur les 34 évoluant au Benetton de Trévise ou au Zèbre de Parme

Depuis plusieurs années, ces deux formations transalpines évoluent dans le championnat de l’URC. Confrontés toute l’année à du haut niveau, les Italiens mangent à la table des grands et écoutent soigneusement les leçons inculquées par les Britanniques et autres Sud-Africains, déjà bien aguerris. L’impact sur les nouvelles générations commence à se ressentir et une flopée de jeunes joueurs de qualité vient renflouer les rangs de la Squadra.

Déclic ou des claques ? 

Mais que peut-on réellement attendre des Italiens ? Souvent accrocheurs, mais rarement vainqueurs. Gonzalo Quesada et son staff ne peuvent pas faire de miracle en si peu de temps, d’autant que le calendrier n’est pas favorable, avec trois déplacements pour seulement deux réceptions (Angleterre et Écosse). L’objectif le plus réalisable semble être celui de ne pas garnir l’armoire à trophées d’une nouvelle cuillère de bois et d’aller chercher au moins un succès. 



Car la Squadra Azzurra en a déjà récolté douze depuis son entrée en lice dans la compétition en 2000. Une piètre performance remettant en cause sa légitimité à participer aux Six NationsSi les Azzurri se réconcilient peu à peu avec leur public en proposant enfin un jeu alléchant, ils peinent encore à être consistants sur toute la durée d’une rencontre. 



Toutefois, un vent d’air frais semble enfin souffler dans le dos de nos voisins latins avec des prestations de plus en plus abouties et des victoires historiques chez les Gallois et contre l’Australie il y a un peu plus d’un an. Mais la récente Coupe du monde et les claques subies contre la Nouvelle-Zélande (96-17) et la France (60-7) ont vite remis les pieds sur terre aux Italiens. Encore et toujours en phase d’apprentissage.

Le manque cruel de pragmatisme se fait ressentir. Gagner n’est pas (encore ?) inscrit dans leur ADN, alors que ces derniers en ont plus que jamais besoin afin d’éviter de relancer le débat sur leur présence dans le tournoi. Car la Géorgie reste à l’affût d’une énième débâcle. 

Alors, quel visage de l’Italie allons-nous voir ? Premier élément de réponse ce samedi à Rome contre l’Angleterre. Au risque d’être une nouvelle fois déçu, l’espoir de les voir triompher face à nos meilleurs ennemis existe encore. Mais la statistique est effrayante, l’Italie n’a encore jamais battu l’Angleterre en 24 confrontations du Tournoi des Six Nations. En fait, les Italiens n’ont tout simplement jamais battu les Anglais de leur histoire.

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