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Athlétisme

Dimitri Jozwicki au Meeting Paris indoor : « Nous inviter sur ce type d’événement, c’est une preuve d’ouverture »

Killian Tanguy

Publié le

Dimitri Jozwicki au Meeting Paris indoor « Nous inviter sur ce type d’événement, c’est une preuve d'ouverture »
Photo Icon Sport

MEETING DE PARIS INDOOR 2024 – Présent en lever de rideau du Meeting indoor de Paris, ce dimanche 11 février, Dimitri Jozwicki a terminé deuxième du 60 m handisport en 7.20, une course remportée par Axel Zorzi. La course a eu lieu moins de 24 heures après ses deux titres de champion de France, sur 60 et 200 mètres, où il a battu ses records personnels (7.07 et 23.23).

Pourquoi être venu à Bercy juste après les championnats de France ?

C’est important de pouvoir venir, même si cela me fait enchaîner les courses, et de pouvoir montrer aux Français et aux Françaises qu’il y a du spectacle en para-athlétisme. Nous inviter sur ce type d’événement, c’est une preuve d’ouverture au monde du handisport. J’espère que cela va se poursuivre, que ce n’est pas qu’un coup d’élan lié aux Jeux et puis, pourquoi pas, que nous serons intégrés au programme principal. Mais c’est déjà super pour nous courir ici, dans des conditions exceptionnelles. Le principal a été fait samedi avec le double titre de champion de France et deux nouveaux records personnels qui sont très encourageants. Aujourd’hui, je n’ai pas pu reproduire la performance par manque de jus. J’ai couru mon 200 mètres samedi à 15h45, il y a moins de 24 heures et on est rentré à minuit de Saint-Brieuc.

Comment expliquez-vous ce pic de forme dès le début de la saison ?

C’est l’enjeu de la compétition : ce sont des championnats de France. L’objectif principal était de conserver mes titres et de le faire avec la manière en allant battre mes deux records. Le second objectif, c’était de prendre du plaisir et c’est ce que j’ai fait aujourd’hui. Il me reste une course, le 17 février prochain à Liévin, pour clôturer la saison en salle, en étant un peu plus frais cette fois-ci (rires). 

Comment s’annonce la saison extérieure ?

Elle s’annonce chargée puisque je ne suis pas encore qualifié pour les Jeux Paralympiques. J’ai échoué pour 1 millième de seconde aux championnats du monde (à Charléty, en juillet 2023). Mais je suis bien classé au bilan mondial (deuxième) ce qui libérerait un quota non-nominatif pour l’équipe de France. Je n’ai pas envie de dépendre de cela pour me qualifier. Je compte sur les championnats du monde à Kobe (Japon), puisque si je termine dans les deux premiers, j’aurai mon ticket pour les Jeux.

Vous ferez donc le déplacement malgré le risque de fatigue ?

J’y vais parce que c’est une cartouche en plus pour se qualifier. Et au-delà de ça, ça reste une compétition, avec les Jeux deux mois plus tard. Prendre de l’expérience, c’est bien et si je peux marquer les esprits de mes adversaires, c’est encore mieux. Pour moi, c’est une échéance importante ces championnats du monde. On est professionnels, c’est notre métier, donc fatigue ou pas, c’est important de bien programmer l’entraînement et la préparation pour pouvoir y performer.

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