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Rugby à XV

6 Nations : Faut-il instaurer un match de barrage avec le vainqueur du Tournoi B ?

Louis Bouchardon

Publié le

6 Nations Faut-il instaurer un match de barrage avec le vainqueur du Tournoi B
Photo Icon Sport

TOURNOI DES 6 NATIONS – Le Rugby Europe Championship continue d’évoluer dans l’ombre du Tournoi des Six Nations. Et chaque année, le débat d’établir un système de promotion et de relégation revient sur la table. Les Géorgiens, en remportant le week-end dernier le Tournoi des Six Nations B pour la 12e fois lors des 13 dernières éditions, se sentent lésés par cette formule fermée, et on peut les comprendre. Alors, est-il temps d’instaurer un barrage ? Les Géorgiens auraient-ils leur place au sein du Tournoi ?

La Géorgie domine le Rugby Europe Championship 

Imaginez ce dimanche, une affiche de barrage Pays de Galles vs Géorgie. Un match sec, chez le dernier du Six Nations. N’allons pas jusqu’à souhaiter un duel aller-retour, cette combine serait balayée d’un revers de la main par les hautes instances : il ne faut pas alourdir le calendrier ! Et on entend bien cet argument. Mais un match sec récompenserait les efforts du vainqueur du Rugby Europe Championship et permettrait une certaine émulation chez les autres nations européennes.

En s’imposant en finale contre le Portugal (36-10) au Stade Jean-Bouin, la Géorgie a une nouvelle fois roulé sur la compétition. Le sélectionneur des Lelos, Richard Cockerill, n’a d’ailleurs pas hésité a montré son mécontentement à l’issue du tournoi, pour le média RugbyPass : « Par rapport à toutes les autres équipes, nous sommes probablement trop forts pour ce tournoi. Mais peut-être pas assez bons pour le moment pour dîner à la même table que les équipes du Six Nations… Les politiciens au-dessus de moi décideront où il est le mieux pour nous de jouer. »

L’Italie progresse quand la Géorgie stagne

Attendue comme un véritable outsider durant la Coupe du monde, la Géorgie est complètement passée à côté de son Mondial en montrant ses limites à très haut niveau. Mais comment progresser en se frottant uniquement à des nations du Tier 3 ? Les Géorgiens se baladent dans le REC et plafonnent face aux équipes plus aguerries. 

Une situation inconfortable pour les Caucasiens, forcément déçus du traitement qui leur est réservé. Qu’ont-ils pu bien penser en voyant la bonne prestation globale de l’Italie, enfin au niveau sur ce Tournoi, après une longue période à collectionner les cuillères de bois ? Car à force de combattre dans la cour des grands, les Transalpins ont fini par progresser. Une position qu’aurait légitimement pu espérer la Géorgie.

Une ligue mondiale comme maigre lot de consolation 

Si la formule du Tournoi des Six Nations n’est pour l’heure pas prête de changer, une ligue mondiale devrait remplacer à partir de 2026 les tournées d’été et d’automns. Et encore une fois, la Géorgie ne semble pas dans les petits papiers, du moins dans un premier temps. 





Car cette compétition ne concernerait que 12 nations, à savoir les six du Tournoi des 6 Nations, les quatre du Four Nation (Rugby Championship désormais) et deux nations invitées. Mais cette fois, World Rugby va créer une compétition d’un deuxième échelon qui accueillera des équipes d’Europe et du reste du monde avec des montées et descentes vers la Ligue mondiale élite. Autrement dit, pour la Géorgie : prenez ce petit biscuit, pendant que l’on continue de se goinfrer sur le gros gâteau.

Le Six Nations reste fermé pour des raisons financières et pour le « show » 

Plus concrètement, le Six Nations reste une compétition fermée pour l’aspect financier. La différence du budget perçu entre les deux tournois est abyssale et aucune nation ne souhaite prendre le risque de tout perdre. Un Pays de Galles-Angleterre reste bien plus vendeur qu’un Géorgie-Ecosse, business is business.

Le dernier argument en faveur de la formule actuelle réside sur le côté spectacle. Car le Tournoi des Six Nations est une véritable fête du rugby de l’hémisphère nord avec des duels au sommet et des rivalités historiques. Les stades sont pleins, l’engouement est immense et le jeu doit primer sur la pression. Établir une relégation pourrait en effet crisper les équipes et par conséquent donner moins de spectacle et de rebondissements aux rencontres. En attendant, l’armoire à trophéez continue de se remplir chez les Géorgiens, mais à quel prix ?

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