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Top 14 (J23) : Le Stade Toulousain s’offre le Classico et la place de leader

Théo Alleaume

Publié le

Top 14 (J23) Le Stade Toulousain s'offre le Classico et la place de leader
Photo Icon Sport

TOP 14 2023/2024 – C’était soir de Classico à Ernest-Wallon. Une rencontre capitale, entre le leader et son dauphin, une rencontre au terme de laquelle ce sont les Toulousains qui vont s’imposer et s’emparer de la tête du Top 14 (49-18).

Il flottait dans les airs un parfum de demi-finale du côté d’Ernest-Wallon. Place au duel, place au Classico, une rencontre déterminante dans la course aux playoffs entre le leader francilien et son dauphin occitan.

Une première période équilibrée

Toulouse est à la mène en ce début de partie. Thomas Ramos inonde la pelouse de jeu au pied, Mathis Lebel récupère déjà deux chandelles. Paris se met à la faute et l’arrière tricolore ouvre le score, en corrigeant la mire après sa première pénalité manquée (3-0, 6’). Les locaux ont le vent en poupe en ce début de match. Sur le renvoi raté de Joris Segonds, Mallia trouve une touche à cinq mètres de l’en-but parisien. Le maul tourne bien, on éjecte vers les extérieurs et de nouveau l’argentin va se montrer déterminant en adressant une passe au pied millimétrée pour Mathis Lebel qui marque là son neuvième essai de la saison (10-0, 9’).

Joris Segonds passe les premiers points de son équipe et libère ses coéquipiers qui mettent enfin la main sur le ballon. Au terme d’une longue séquence dans les 22 mètres toulousains, les Parisiens font jouer leur paquet d’avant. Un mauvais soutien occitan leur permet de récupérer une pénalité, que joue vite Lucas Peyresblanques, plongeant dans l’en-but au nez et à et la barbe de locaux quelque peu amorphes (10-10, 21’). Les Rouges et Noirs peinent à mettre la main sur le ballon, mais dès que c’est le cas, ils sont cliniques. Après un bon décalage sur l’aile droite, le jeu revient dans le trafic. Paul Graou trouve Capuozzo, venu de son aile au soutien de son demi de mêlée, et se défait du plaquage de Lester Etien. Il retrouve son numéro 9 à hauteur qui n’a plus qu’à aplatir entre les perches (17-10, 30’).

Excellent dans l’alternance du jeu, l’ouvreur argentin trouve un superbe 50-22. Une bonne mêlée derrière et quelques politesses échangées plus tard, Thomas Ramos donne trois points de plus aux siens, avant que l’ouvreur parisien ne lui rende la pareille (20-13, 40’).

Toulouse se détache et régale son public

L’entame de seconde période va être en faveur des locaux. Un bon coup de pied de Pita Ahki va venir mettre la pression sur l’ouvreur parisien. Les Franciliens concèdent la touche et Toulouse balaye le terrain, d’aile en aile, avant que Thomas Ramos ne vienne retrouver son centre tongien qui plante le troisième essai des toulousains (27-13, 44’). Le leader fait rapidement rentrer du sang neuf, avec notamment Rory Kockott qui vient remplacer un Brad Weber en difficulté dans l’animation offensive.





Changement également pour les locaux, avec les entrées de Neti, de Mauvaka et de Cros. Les entrants se mettent rapidement en évidence, sur une longue séquence défensive, récompensée par le bon grattage de Jack Willis. Toulouse plie, mais ne rompt pas, malgré un enchainement de phases offensives parisiennes. Un ballon perdu plus tard et Paul Graou tape un long dégagement. Les trois quarts sont à la course et mettent la pression sur Lester Etien. L’ailier parisien tente de ramener le ballon dans son camp, mais Thomas Ramos a bien suivi et aplatit l’essai du bonus (35-13, 57’).

L’ailier parisien fautif, mais immédiatement pardonné. En effet, sur le renvoi parisien, Toulouse dégage au pied et Joris Segonds remonte le ballon. Feinte de passage et deux contre un d’école s’ensuivent et le 11 parisien marque l’essai qui peut, peut-être, réveiller le Stade Français (35-18, 59’). Il n’y aura pas de réveil parisien, qui vont être crucifiés en fin de rencontre. Le paquet d’avant rouge et noir va venir pilonner la ligne d’en-but et une ultime combinaison, Emmanuel Meafou va faire parler sa puissance et inscrire le cinquième essai des Hauts-Garonnais (42-18, 73’). Le néo-tricolore va même se payer le luxe d’inscrire un doublé, et ce, de la même manière que son essai inscrit cinq minutes plus tôt, tout en puissance et soutenu par sa ligne d’avants (49-18, 78’). Le score ne bougera plus, Paul Graou sonne la fin de la démonstration occitane.

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