Michaël Jeremiasz, toujours au coeur du handisport
Nous avons rencontré Michaël Jeremiasz, jeune retraité de sa carrière sportive, qui développe de nombreux projets professionnels comme un tournoi de tennis fauteuil fin septembre, le French Riviera Open.
Michaël, que fais-tu depuis ta retraite sportive ?
Je travaille beaucoup plus que quand j’étais sportif de haut niveau ! 🙂 J’ai plusieurs activités professionnelles. Je fais du conseil en entreprise, je travaille avec Disney Adecco, Malakoff Mederic, Lacoste et Elior. Je les accompagne sur leur politique handicap en fonction de leurs secteurs d’activités. C’est très diversifié et très passionnant ! Je travaille aussi beaucoup pour mon association, « comme les autres ». Nous accompagnons les personnes en situation d’handicap après un accident de la vie. C’est vraiment important pour moi car ce sont des actions que nous faisons qui sont utiles socialement. Je développe aussi les activités d’handiamo, société dont je suis le gérant. Je me suis aussi impliqué en tant qu’ambassadeur auprès du comité de candidature pour Paris 2024. J’ai de beaux projets médias qui vont arriver dans les semaines à venir et enfin je suis directeur du French Riviera Open, tournoi de tennis fauteuil qui se déroulera fin septembre à l’académie Patrick Mouratoglou.
Peux-tu nous parler du plateau de joueurs qu’il y a aura sur le tournoi ?
Je suis très fier car nous avons eu la confiance de grands noms du tennis en fauteuil. Il y aura Gordon Reid, qui est champion paralympique en titre et qui était numéro 1 mondial en 2016. Il y aura aussi Nicolas Pfeiffer, notre numéro 2 français et champion paralympique en double. Chez les femmes il y aura la numéro 2 mondiale, Diede De Groot et la numéro 1 française, Charlotte Famin. Enfin chez les quads il y aura le numéro 1 mondial, David Wagner. 40 joueurs et joueuses vont s’affronter pendant quelques jours. Avec Cédric Mocellin, un très bon ami, nous sommes vraiment fier d’organiser ce beau tournoi.
Tu as lancé une campagne de crowdfunding pour ce tournoi, quels sont les objectifs autres que financiers ?
C’est de faire connaître l’évènement, de toucher le grand public en leur parlant de ces joueurs qui sont aussi méritants que ceux que l’on peut voir à la télé. Cette campagne est destinée au tournoi, à la location de la tribune pour les finales mais aussi à sensibiliser les jeunes de la région au tennis fauteuil, pour que leur regard change.
Il y a un an tu étais porte drapeau à Rio, qu’as-tu retenu de cette expérience ?
Cela a été une immense fierté pour moi et c’est une reconnaissance de mes engagements. Tous les athlètes de la délégation paralympique m’ont soutenu pour ce rôle et pour moi c’est la plus belle des reconnaissances. Pour ces JO j’ai mis mes intérêts personnels un peu de côté pour vraiment m’impliquer dans ce rôle et utiliser cette tribune médiatique que m’a offert ce rôle. Je me suis rendu compte que c’était aussi le meilleur moyen de terminer ma carrière, que c’était la transition parfaite vers une nouvelle vie.
Tu étais impliqué dans la campagne de Paris 2024, quel sentiment domine une semaine après l’annonce ?
Nous sommes tous très fiers car nous avions tous beaucoup travaillé pour ce projet. Nous avions une très bonne candidature, avec des anciens athlètes, d’autres encore en activité, des jeunes athlètes et des athlètes paralympiques. Cela a été une très belle aventure collective et c’est une victoire méritée. Après le sentiment de fierté vient celui de la responsabilité car nous avons fait beaucoup de promesses et nous allons devoir travailler pour les tenir.
Qu’est-ce qu’on peut te souhaiter pour la suite ?
De continuer à m’éclater comme je le fais actuellement ! J’ai vraiment une bonne étoile en ce moment. J’ai plein de projets personnels et professionnels qui se concrétisent. Et si un petit frère ou une petite sœur pour mon fils en 2018 voit le jour, cela serait merveilleux.
Pour soutenir Michael dans l’organisation du French Riviera Open, c’est par ici !


