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JO Paris 2024

Tir sportif JO 2024 : Nino Salukvadze, une dixième participation de rang historique

Maxime Cazenave

Publié le

Tir sportif JO 2024  Nino Salukvadze, une dixième participation de rang historique
Photo via CIO

JO PARIS 2024 – Dans l’ombre des nombreuses superstars qui prendront part aux épreuves durant la quinzaine parisienne, la tireuse géorgienne Nino Salukvadze, inconnue du grand public, va écrire une page d’histoire. À 55 ans, cette dernière va devenir la première athlète à participer à dix JO consécutifs.

D’ici peu de temps, les Jeux Olympiques 2024 vont être lancés en fanfare à Paris. Les premières épreuves débuteront le 24 juillet avant que la cérémonie d’ouverture le 26 juillet ne donne le coup d’envoi définitif de l’évènement. Des nouveaux records seront ainsi battus et de nouvelles pages d’histoire vont s’écrire. Mais aucune ne sera aussi incroyable que celle de Nino Salukvadze.

Près de quarante ans de carrière !

Du haut de ses 55 ans, la Géorgienne fera partie des vétérans de cette édition 2024. Inconnue du grand public, elle est une véritable référence du tir sportif, disposant d’un palmarès long comme le bras. Et surtout d’une carrière à la longévité exceptionnelle, même dans une discipline permettant de performer à plus de quarante ans. Quarante ans, cela est quasiment le laps de temps sur lequel s’étend la carrière irréelle de la tireuse géorgienne.

Lorsqu’elle s’est révélée au plus haut niveau, elle avait seulement 17 ans. Il faut alors remonter à l’année… 1986 ! À cette époque, elle concourrait sous la bannière de l’Union Soviétique, la Géorgie faisant partie de l’État communiste. Elle avait alors raflé l’or par équipe et le bronze en individuel sur l’une de ses deux spécialités, le tir au pistolet à 25m, lors des championnats du monde.

L’une des meilleures dès la fin des années 1980

Deux ans plus tard, en 1988, elle lançait son histoire personnelle avec les Jeux Olympiques à Séoul. Une histoire qui a débuté sur les chapeaux de roues avec une médaille d’or autour du cou et un record du monde au pistolet à 25m. En parallèle, elle décrochait l’argent au tir au pistolet à 10m. Au sommet de sa carrière, elle va accumuler les honneurs jusqu’en 1992. Elle vit alors ses deuxièmse JO, cette fois sous bannière neutre. Entre-temps, la Géorgie a acquis son indépendance, ce qui va alors mettre un frein à la carrière de Nino Salukvadze.

Privée des installations soviétiques, elle va durant des années faire preuve d’ingéniosité pour continuer à s’entraîner dans son pays, dans des conditions délicates. Malgré tout, elle va continuer à aligner les présences aux Jeux Olympiques : Atlanta 1996, Sydney 2000, Athènes 2004, Pékin 2008, Londres 2012… En 2008, elle va également se faire remarquer en décrochant le bronze, sa troisième et ultime médaille olympique. Mais surtout par un geste qui a fait le tour du monde. Alors que la Géorgie est en guerre avec la Russie, elle réalise une accolade chaleureuse et la bise à la Russe Natalia Padina, médaillée d’argent, sur le podium. Un véritable symbole de paix dans un moment difficile. Quatre ans plus tard, elle sera porte-drapeau de la délégation géorgienne à Londres pour renforcer son statut de légende olympique.





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Rio 2016 avec son fils, le record intouchable d’Ian Miller égalé

Arrive alors lors Rio 2016. Là encore, une grande première aura lieu puisque Nino Saluvadze va tout simplement devenir la première mère à participer à des Jeux en même temps que son fils ! Ce dernier était entraîné par Nino elle-même. Puis, elle va disputer ses neuvièmes JO à Tokyo en 2021, un record pour une femme, le tout en ayant changé d’œil de tir suite à une opération. Cela devait être le dernier tour de piste de cette véritable icône olympique. Mais, poussée par son fils, elle aura décidé de se relancer pour aller chercher un record mythique : celui du nombre de participations.

Ce record, le cavalier Ian Millar l’avait établi en 2012, prenant alors part à ses dixièmes Jeux Olympiques. L’objectif en tête, Salukvadze a fait le boulot en obtenant un précieux sésame pour Paris 2024. Elle va donc égaliser la marque mythique de Millar, devenant au passage également la seule athlète à avoir enchaîné dix olympiades de rang. En effet, le Canadien avait établi son record en deux temps (1976 ; 1980-2012). Si elle ne sera sans doute pas à la lutte pour une quatrième médaille, l’essentiel est ailleurs. Son nom sera désormais inscrit au panthéon des Jeux, et son record terriblement difficile à surpasser.

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