Le mercato de l’Arabie Saoudite : Une affaire de je t’aime, moi non plus
FOOTBALL – Les rumeurs autour d’un transfert de Vinicius Jr vers l’Arabie saoudite ont relancé ces derniers jours le mercato saoudien. Un marché des transferts anormalement calme depuis le début de l’été.
Près d’un milliard d’euros de salaire sur cinq ans. Et un joueur qui ne semble pas totalement fermé à la proposition. C’est l’exploit du club saoudien d’Al-Hilal, qui pourrait s’offrir les services d’un des meilleurs joueurs de la planète. Le clan de l’ailier du Real Madrid, Vinicius Jr aurait ouvert la porte à un transfert en Arabie saoudite, selon la presse espagnole. Ce transfert pourrait bien chambouler le football mondial. Les grandes stars qui avaient rejoint l’Arabie saoudite étaient plus proches de la fin de carrière : Neymar (et ses blessures), Cristiano Ronaldo ou même Karim Benzema. Vinicius Jr n’a que 24 ans, et le monde du football à ses pieds. Et son départ est loin d’être souhaité.
🚨⚪️ Carlo Ancelotti on Vinicius Jr and Saudi links: “I can guarantee that there’s NOTHING into it”.
“It’s pure speculation”. ❌🇸🇦 pic.twitter.com/COvLFescmp
— Fabrizio Romano (@FabrizioRomano) August 13, 2024
Toutes les stars arrivées ces derniers mois et années en Saudi Pro League ne se sont pas réjouies, sauf peut-être Cristiano Ronaldo. Les conditions de vie en Arabie saoudite ne sont pas aussi idylliques qu’imaginées. Le cas de Jordan Henderson en est le parfait exemple. L’ancien joueur de Liverpool avait prôné son envie de « construire un club et un championnat » lors de son départ. Il en est sorti « désespéré, négociant son retour en Europe très rapidement. Seulement quelques mois après son arrivée, le milieu de terrain repartait, direction l’Ajax Amsterdam. Et ce n’est pas l’affluence dans les stades qui va les rassurer. Sur les six premiers mois de la saison, le championnat a eu du mal à attirer les foules, avec en moyenne 8300 spectateurs dans des stades parfois démesurés.
Un été calme en Arabie saoudite
Mais en 2024, quasiment aucun transfert notable. Pierre-Emerick Aubameyang ou Houssem Aouar ont posé leurs valises en Arabie saoudite. Mais hormis Moussa Diaby, nouveau coéquipier de Karim Benzema à Al-Ittihad en échange de 60 millions d’euros pour Aston Villa, aucun transfert n’a dépassé la barre des 20 millions d’euros jusqu’à présent. Pourtant, en 2023, le marché des transferts s’était emballé. Plus de 885 millions d’euros de transferts, 19 joueurs pour plus de 20 millions en l’espace de quelques semaines. Cette année, les 18 clubs de la Saudi Pro League sont restés anormalement calmes. Pourtant, le directeur du football de la ligue Michael Emenalo avait promis que le tube de l’été dernier ne resterait pas orphelin. « S’il y a une opportunité de dépenser considérablement pour un joueur qui pourra apporter exactement ce dont on a besoin, nous le ferons » avait-il assuré à The Telegraph dans une interview fin mai. Pensait-il déjà à Vinicius ? Le montant du transfert pourrait dépasser celui de Neymar au Paris Saint-Germain (222 millions d’euros), selon les rumeurs.
Les ambitions du fonds souverain, le PIF, sont-elles trop importantes face au niveau de jeu réel du championnat saoudien ? Certainement, oui, mais la principale raison pourrait se trouver sur une annonce au début du mois de juin. Le prince héritier et premier ministre saoudien Mohammed ben Salmane avait alors déclaré que tous les clubs du championnat allaient être privatisés. Les quatre clubs soutenus par le PIF (Al-Ittihad, Al-Ahly, Al-Nassr et Al-Hilal) sont donc devenues des sociétés. Mais seulement en partie. En effet, le ministre des Sports saoudien Abdulaziz bin Turki Al-Faisal confirmait quelques jours plus tard que le fonds souverain conservait 75% des parts et la majorité des sièges des conseils d’administration.
Une relance à venir dans les prochaines semaines ?
La dernière saison a été largement dominée par Al-Hilal. Neymar, Kalidou Koulibaly et leurs coéquipiers ont terminé la saison sans aucune défaite et avec 12 points d’avance. Mohammed ben Salmane souhaite-t-il rééquilibrer le niveau ? Après être parti à la chasse aux grands noms, le pouvoir saoudien tente semble-t-il de construire des équipes équilibrées. Mais pour recruter, les clubs doivent attendre de connaître le budget alloué par le pouvoir. Des chiffres qui devraient être annoncés dans les prochaines semaines selon la presse saoudienne. De quoi relancer le hit « Saudi Pro League » ? Les sommes proposées pourraient convaincre les clubs. Mais il restera à convaincre les joueurs. Le mercato se conclut le 6 octobre en Arabie saoudite.


