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ATP Montréal : Le récital d’Alexei Popyrin qui rafle son premier Masters 1000

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ATP Montréal Le récital d'Alexei Popyrin qui rafle son premier Masters 1000
Photo Icon Sport

TOURNOI ATP 1000 DE MONTRÉAL – Dans une finale à sens unique, surtout dans le 1er set, l’Australien Alexei Popyrin remporte le plus grand titre de sa carrière. Surclassant un Andrey Rublev en panne de service, il s’impose 6-2 6-4 et intègre le Top 30.

Après une longue journée de dimanche pour les 2 finalistes à cause de la météo, le match terminal peut se disputer dans de bonnes conditions, même si le le fond de l’air est frais. Le Russe Andrey Rublev part largement favori face au novice australien Alexei Popyrin. Le Moscovite est le 1er jouer cette saison a disputer 2 finale de Masters 1000 et compte bien rajouter l’Open du Canada dans son armoire à trophées. En face, le jeune Australien voudra jouer crânement sa chance. Ce match est aussi une revanche du 2ème tour du Masters 1000 de Monte Carlo qui avait vu la victoire en 2 sets de Popyrin.

Alexei Popyrin deux tons au dessus

Après le récital de la pianiste Montréalaise Alexandra Stréliski en avant match, Andrey Rublev a l’honneur d’ouvrir le bal. Les 1ères fausses notes qu’il compose sont un avant-goût du concert indigeste qu’il va servir à la foule. En effet, c’est son adversaire qui rentre mieux dans le match. Et pour cause, le Russe est déréglé sur son service avec 2 doubles fautes sur son 1er jeu de service. Pire, il commet des erreurs et perd les 7 premiers points de la partie !

En face, Popyrin récite sa partition et se permet même de dicter des échanges pour mener 2-0. Il continue de mettre Rublev sous pression mais ce dernier s’en sort. Mais ce n’est que provisoire pour le Russe. Son service est aux abonnés absents puisqu’il se retrouve mené 4-1 ! Et même quand Rublev se rebiffe, Popyrin trouve des angles impossibles, de quoi écœuré son adversaire. L’Australien conclue finalement la manche sur le score sans appel de 6-2. Si le joueur originaire de Sydney écrit une belle sonate, le Moscovite doit se remettre en question pour ne pas signer son requiem.

Andrey Rublev n’y arrive pas

Après l’entracte, le 2ème acte continue de sonner faux pour le 6ème joueur mondial qui perd une nouvelle fois son service d’entrée. Et ne se montre guère plus rassurant sur le jeu blanc de l’Australien juste après. Le Russe sonne quand même la révolte en trouvant quelques trajectoires intéressantes. Las pour lui, Popyrin est partout. Fond de court, filet, à droite, à gauche, il remet presque tout, tel un métronome imprimant le tempo, au grand dam d’un Rublev désabusé.

Mais l’orgueil d’un champion, cela ne disparait pas aussi facilement car il converti enfin une balle de break et revient à 3-3 dans le 2ème set. Le tournant de la partie? Non, car Popyrin reprend son récital, digne du Bolchoï, et déroule sa partition en renvoyant les balles et faisant un break. Le cri rageur, tel un ténor, qu’il lâche sur son revers pleine ligne montre bien sa libération de reprendre la main. Il confirme dans la foulée sur un ace à 214km/h. Rublev est dos au mur au moment d’aller servir et ne doit pas avoir de couac. Il reste en vie mais va devoir subir la foudre du fougueux australien. Si le Moscovite résiste dans cet ultime jeu, il finit par craquer sur une 3ème balle de match. Jeu, set et match Popyrin qui s’écroule et hurle de bonheur sur le terrain! 6-2 6-4





Popyrin peut jubiler

La victoire est totalement logique et méritée pour le jeune Australien, Il a osé, tenté et tout lui a réussit. Il s’est montré solide dans les moments chauds et n’a jamais eu de jeu de retard sur son aîné. Très solide au service avec des pointes à plus de 210 km/h, il se rappellera certainement de son séjour au Québec. Tel un maestro après un récital parfait, il se remémorera la douce mélodie du bonheur de la victoire. Avec les 1000 points ATP tout juste glanés, Alexei Popyrin va faire un gros bond au classement mondial en entrant largement dans le Top 30. Il réalise une superbe semaine sur les bords du Saint-Laurent pour écrire sa symphonie: Gregor Dimitrov, Hubert Hurkacz ou encore Ben Shelton. Il est d’ailleurs le 1er australien a triompher en Masters 1000 depuis le virtuose Lleyton Hewitt en 2003!

Avec les adversaires de haut niveau que j’ai battu toute cette semaine, je peux dire que c’est le plus grand moment de ma carrière. En tout cas, je suis fier de moi et de mon équipe et j’ai joué un tennis de très haut niveau toute la semaine. Sur ce match, je voulais entrer sur le court pour m’imposer dès le premier jeu. J’ai réussit à le faire et je pense que cela l’a déstabilisé. Par rapport à ma carrière en Junior, j’ai beaucoup travaillé et maintenant, il s’agit de de me bâtir un un physique et mon préparateur m’aide beaucoup. Et pour conclure, je suis fier de succéder à Lleyton Hewitt comme Australien vainqueur de Masters 1000. Je l’avais rencontré aux Jeux Olympiques la semaine passée et il m’a donné quelques conseils après ma défaite contre Alexander Zverev.

Quant à Andrey Rublev, il n’a jamais été au diapason du concert tennistique. Avec un service aussi déréglé qu’un piano désaccordé, impossible de remporter un tournoi de ce calibre. Et quand ton adversaire est dans un bon jour, la mission devient impossible.

Une semaine très positive, vraiment belle, J’ai fait un grand bon en avant et je suis fier de ce que j’ai accompli cette semaine. À propos du match, Alexei a joué extrêmement bien et je n’ai pas bien servi. Il a très bien joué les moments importants et il a su saisir ces chances quand elles se sont présentées, contrairement à moi. Enfin de compte, je n’ai pas pu gérer et ce n’était pas une question d’être favori ou pas. Je me disais plutôt que je jouais bien après tous ces matchs ici et que je méritais de gagner ici. Finalement, cela m’a tué. Maintenant, je dois être prêt pour l’US Open.

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