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Coupe du monde de biathlon

Individuel court hommes Kontiolahti : Endre Stroemsheim s’impose, triplé norvégien

Etienne Goursaud

Publié le

Individuel court hommes Kontiolahti Endre Stroemsheim s'impose, triplé norvégien
Photo IBU

COUPE DU MONDE DE BIATHLON 2024-2025 – Endre Stroemsheim remporte l’individuel court, ce mardi après-midi à Kontiolahti. Le Norvégien a réalisé un 20/20, et résiste pour trois secondes à Johannes Boe. Le tenant du titre du gros globe a fait une faute, fatale pour lui, mais affiche déjà un gros niveau sur les skis. Et c’est un triplé norvégien, avec la 3e place de Sturla Laegreid. Quentin Fillon Maillet prend la 5e place à 1:10.7 du vainqueur. Et a montré de belles choses.

Pour cette première, c’est l’individuel court qui était au programme. Une épreuve récente dans l’histoire de la coupe du monde et qui ne fait pas encore totalement l’unanimité. Comme pour son « grand frère » pas de tour de pénalité en cas de faute, mais du temps ajouté au chrono de course. La sentence, 45 secondes en cas de faute, contrairement à la minute de pénalité sur le format classique. Autant dire que cela peut faire basculer une course et vous faire rapidement perdre des places précieuses. Des premiers enseignements, mais aussi les premiers mal de crâne pour certaines nations.

Johannes Boe vous salue bien, mais s’incline tout de même

S’il avait laissé penser qu’il était en méforme, lors de la pré-saison, Johannes Boe a remis l’église au milieu du village. En ressortant en tête après le premier tir. Il a annoncé la couleur sur les skis. Mais à la carabine, c’est solide. Loin de certaines courses de reprise où les doutes pouvaient encore être là. Un gros 19/20. Et même sur sa balle perdue, sur le premier debout, le tir était tellement engagé, tellement joli, que c’était presque un mal pour un bien. Sur les skis, le missile norvégien est déjà bien rodé. Là aussi, ce ne fut pas toujours le cas sur les débuts de saison. Pour l’avant-dernière saison de sa carrière, le Norvégien annonce la couleur, il veut gagner, gagner et encore gagner. Il s’est élancé avec le dossard jaune, mais aussi celui du tenant du titre du petit globe de l’individuel. Il ne lui aura manqué que peu. Trois secondes, pour être précis.

L’os s’appelait Endre Stroemsheim, On avait laissé les Norvégiens ultra-dominateurs la saison passée. On retrouve les Norvégiens ultra-dominateurs cette saison. Et c’est sans doute un énorme coup au moral des concurrents, qui espéraient certainement une baisse de régime de cette nation. Il avait déjà gagné la saison passée en coupe du monde, avec un début de saison canon, avant de marquer un peu plus le pas. Mais les années passent, la maturité et le développement du biathlète se poursuit. Un énorme 20/20 aux tirs. Il n’a jamais tremblé. Sur les skis ? Déjà solide. Son seul tort ? Avoir un compatriote extraterrestre. Et si vous n’êtes content, triplé quand même, avec Sturla Laegreid, lui aussi à 20/20, mais un peu moins performant sur les skis. Qui prend la troisième place à 24,2 secondes.

Déjà des perdants

Et pendant que les Norvégiens assommaient la concurrence, l’Ukrainien Vitalii Mandzyn créait une petite sensation en étant le premier des non-Norges. Une quatrième place et lui aussi un 20/20. Il s’offre le meilleur résultat de sa carrière en Coupe du monde. Peut-être pour un petit changement de statut. Derrière, c’est déjà la Bérézina pour certains gros concurrents. Dont Martin Ponsiluoma et Sebastian Samuelsson. Passés à côté, au niveau de la carabine (13 et 14/20), les deux Suédois ont fait naufrage sur la première course de la saison. Éjectés du top 30. Des débuts peu probants, même s’ils peuvent se consoler en se disant que ce n’était pas si mal sur les skis. Naufrage aussi pour les Allemands. Leur meilleur représentant restera Philip Nawrath, hors du Top 20. Au tir et sur les skis, ce n’était pas si mal.

Les Français sont dans la cadence

On a tellement été habitués à voir les Français dans la nasse, depuis deux saisons, que l’espoir vient de renaître, après cette première épreuve individuelle. Pas de podium, mais on peut vraiment y croire sur le reste de la saison. Éric Perrot est passé tout près du premier 20/20 de sa carrière en Coupe du monde. À 19/19, il a lâché la dernière balle. Dehors. L’ingratitude du biathlon résumé en une fraction de seconde. D’autant que ses tirs étaient, jusque-là, d’une efficacité redoutable. Engagé quand il le fallait, plus assuré quand il fallait temporiser. Néanmoins, le jeune français a justifié les promesses autour de lui. Sur les skis, ce n’est pas encore totalement cela, une forme qui doit encore monter. Il sera 6e de la course.

Quentin Fillon Maillet pourra nourrir quelques regrets sur la course. Une petite faute en trop, celle d’entrée, avec un mauvais clic, sur le premier tir couché. Car le reste de sa course a été relativement propre. Un 18/20, dont un 10/10 sur le tir debout. Sur les skis, il a également été assez solide, voire même très fort. On l’a tellement vu à la peine la saison passée, que le voir faire une course propre, pour la première de cette nouvelle saison, c’est encourageant. Cela fait longtemps qu’on ne l’avait pas vu nous donner l’impression d’être un candidat crédible en victoire en coupe du monde. Il est 5e de la course et verra aussi la cérémonie des fleurs. Mais avec le 19/20, c’était le podium.





Fabien Claude était magnifiquement parti, avec un 10/10 après deux tirs. Et il a finalement un peu coincé à la carabine. Une faute sur le couché, une faute après le dernier debout. Pour un 18/20. On qualifiera sa course d’honorable. Et son top 10 (8e), va dans ce sens. Émilien Jacquelin met tranquillement les choses en place. Encore quelques fautes parasites, mais beaucoup de sérieux dans ses tirs. Certes un 17/20, mais il prend la 14e place. Ça reste prometteur. Et voir un 5e français à la 16e place, c’est aussi un signe qui ne trompe pas. Une belle récompense pour Antonin Guigonnat. Alors qu’Émilien Claude, qui a mal débuté avec un 7/10, prend la 31e place, avec une belle fin de course et un 17/20.

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