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Coupe du monde de ski alpin

Géant hommes Val d’Isère 2024 : Victoire pour Marco Odermatt et remontée exceptionnelle pour Patrick Feurstein

Victor Clot-Amiot

Publié le

Géant hommes Val d'Isère 2024 Victoire pour Marco Odermatt et remontée exceptionnelle pour Patrick Feurstein (1)
Photo Icon Sport

COUPE DU MONDE DE SKI ALPIN 2024/2025 – Marco Odermatt a conservé huit précieux centièmes pour s’imposer sur la Face de Bellevarde. Patrick Feurstein est monté sur le podium grâce à une remontée exceptionnelle. Il était 24e et comptait 2.49 de retard après la première manche. Stefan Brennsteiner complète le podium.

Odermatt face à la meute

On avait laissé les messieurs se tirer à la bourre sur les pentes coloradiennes de Beaver Creek le week-end dernier. Le temps de rentrer et les voilà qui étaient déjà prêts à dévaler la face de Bellevarde à l’occasion de l’étape de Val d’Isère. Après deux zéros dans la discipline, Marco Odermatt se devait de réagir pour éviter la passe de trois – malgré une victoire en descente – et pour signifier à ses adversaires que la récréation avait assez duré. En l’absence du Suisse, plusieurs noms avaient émergé à commencer par Alexander Steen Olsen et Thomas Tumler, les deux premiers vainqueurs cette saison. D’autres, à commencer par Atle Lie McGrath, Henrik Kristoffersen ou Lucas Pinheiro Braathen, restaient en embuscade, guettant la moindre erreur des premiers cités pour finaliser d’une victoire un début de saison solide.

On commençait ainsi à y voir plus clair au terme de la première manche. Auteur d’un bas de parcours canon, Odermatt avait ainsi pris les devants dans des conditions loin d’être idéales pour lui au niveau de la visibilité. Seuls Kristoffersen (2e, +0.15) et McGrath (5e, +0.57) restaient dans le coup alors que Thomas Tumler pointait lui un tout petit peu plus loin à sept dixièmes et demi. Pinheiro Braathen, malgré un départ convaincant, s’est manqué et devait alors se contenter de la 21e place à 2.35. Il ne remontera pas, n’ayant pas achevé la seconde manche. Dans la cabane, pas de trace en revanche de Steen Olsen, qui a préféré renoncer en raison de douleurs au genou.

Un calvaire pour les Bleus

Outre les cinq fantastiques, il convenait de souligner également les performances de Loïc Meillard (3e, +0.32) et Stefan Brennsteiner (4e, +0.56) auteurs tous deux d’une première manche solide et en position de chasseurs avant la seconde. Côté tricolore, il fallait légèrement baisser les yeux pour y retrouver la trace de Français. Alexis Pinturault et Léo Anguenot pointaient respectivement à la 10e et 12e place à 1.27 et 1.38 d’Odermatt.

Pour les autres flèches bleues, la matinée a été plus délicate : malgré la 19e place de Thibaut Favrot (+1.94) et la très belle surprise nommée Alban Elezi Cannaferina (23e, +2.48) aucun des trois autres n’est parvenu à passer la ligne. Pire encore, l’inquiétude pouvait se lire dans l’aire d’arrivée après la chute de Clément Noël. Le double vainqueur en slalom a en effet pris de plein fouet une porte avant de finir sa course dans les filets. Si on pouvait craindre sur les images pour son genou droit, il semblerait finalement que les dégâts soient localisés au niveau de sa cheville et de sa mâchoire. Il souffre notamment de dents cassées et doit passer une IRM pour connaître la nature de sa blessure à la cheville.

Malgré ce coup de froid dans la station savoyarde, il restait cependant une manche à disputer. On ne saura sans doute pas si la chute a eu un impact sur les performances de Favrot et Elezi Cannaferina mais les deux hommes ont terminé loin. Respectivement 22e et 23e. Une contre-performance pour le premier, notamment au regard de la WCSL, mais des premiers points en Coupe du monde pour le second dès son deuxième départ et une semaine après un premier podium en Coupe d’Europe. La note est beaucoup plus salée pour Léo Anguenot qui paye de nombreuses erreurs et Alexis Pinturault toujours en phase de reprise. Les deux se classent finalement 25e et 28e. Une course à oublier.

Un podium inespéré pour Feurstein

Patrick Feurstein et Luca Aerni, respectivement 24e et 30e de la première manche, ne pensaient sans doute pas se placer dans la course pour le podium. Néanmoins, tirant profit de conditions exécrables, les deux ont commencé à y croire à mesure que les autres concurrents passaient au rouge. L’espoir est devenu encore plus concret lorsque Tumler et McGrath ont passé la ligne avec 1.72 et 1.57 de retard en ayant près de 2 secondes d’avance au départ ! Il restait encore quatre concurrents.





Finalement, si Brennsteiner est parvenu à s’intercaler entre les deux hommes, il ne restait plus que Kristoffersen et Odermatt pour priver l’Autrichien de la victoire, le podium lui étant désormais assuré. Le Norvégien doit finalement se contenter de la 5e place. En revanche, le suspens pour la victoire a été total. Parti avec 2.49 secondes d’avance sur Feurstein, Marco Odermatt n’a passé la ligne qu’avec huit petits centièmes de marge sur l’Autrichien. Le skieur helvète s’impose ainsi pour la première fois de la saison en géant et confirme que les doutes des deux premières courses ne sont plus qu’un lointain souvenir. Il signe par ailleurs sa quatrième victoire de rang dans la station savoyarde.

Feurstein monte quant à lui sur son premier podium pour son 38e départ en géant en Coupe du monde. Il comptait jusque-là 6 podiums en Coupe d’Europe, le dernier en 2022. Auteur d’une remontée exceptionnelle (le record ici appartenant toujours à Gauthier de Tessières, 30e de la première manche en 2008, 3e au final), il emmène dans son sillage Stefan Brennsteiner et Luca Aerni qui malgré 26 places remontées échoue au pied du podium.

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