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Roland-Garros 2025 : Loïs Boisson en pleine renaissance

Etienne Goursaud

Publié le

Roland-Garros 2025 Loïs Boisson en pleine renaissance
Photo Icon Sport

ROLAND-GARROS 2025 – Un an après une très grave blessure au genou, Loïs Boisson va découvrir Roland-Garros grâce à une wildcard pour le tableau principal. Portrait de la jeune Française, à qui tout réussissait au printemps 2024, avant cette rupture des ligaments croisés.

C’est l’histoire d’une belle renaissance. Celle de Lois Boisson. Au début du mois de mai, la jeune tricolore, qui vient de fêter ses 22 ans, a remporté le W75 de Saint-Gaudens. Dans le sud-ouest de la France, elle remporte le premier tournoi de l’année 2025. Retombée au-delà de la 500ème place mondiale, ce sont 75 précieux points et plus de 150 places gagnées au classement WTA. Dans la foulée, elle a eu le bonheur d’apprendre qu’elle avait reçu une wildcard pour Roland-Garros. Non pas pour les qualifications, mais bel et bien pour le tableau principal.

Porte d’Auteuil, elle va avoir l’opportunité de se confronter pour la première fois de sa carrière à la crème de la crème du tennis féminin mondial. « C’était déjà cool de gagner un titre. Je jouais bien depuis ma blessure. J’ai gagné quelques matchs, mais remporter un titre, ce n’est pas tous les jours. Forcément, l’annonce de la wildcard, c’est génial« , a-t-elle confié, il y a quelques jours, dans une interview accordée à nos confrères de Tennisactu. Si la direction a décidé d’accorder une wildcard à une 350e mondial, c’est que Loïs Boisson n’est pas non plus la première venue. Et représente une des espoirs du tennis féminin français.

Loïs Boisson, une trajectoire fulgurante… avant la grosse blessure

La Française a connu un début de printemps absolument fulgurant. Dix-huit victoires de suite sur le circuit ITF (le circuit secondaire) et trois titres glanés. Rien ne peut l’arrêter. Y compris sur le circuit WTA. Loin d’être la favorite, elle triomphe sur le WTA 125 de Saint-Malo. Et pas en battant n’importe qui. Sur la route de la conquête bretonne, elle écarte au premier tour sa compatriote Varvara Gracheva (qui ira en 8ème à Roland-Garros un mois plus tard) 6-4, 7-5. Avant de s’offrir l’emblématique Alizé Cornet en demie, 3-6, 6-1, 6-4, puis de battre en finale une nouvelle Tricolore, Chloé Paquet (qui effectuera, elle aussi, un bon Roland-Garros) 6-4, 6-7 (3), 6-3.

Des victoires contre des joueuses très solides et bien mieux classées qu’elle. Et 125 points WTA à la clé. Ce qui l’amène à la 152ème place mondiale. Un vrai changement de dimension. Des portes s’ouvrent, comme celles du tableau principal de Roland-Garros, après y avoir disputé par trois fois les qualifications, sans succès. Et puis soudain… La catastrophe. Lors du trophée Claris, la Française joue contre sa compatriote Fiona Ferro. Un mauvais appui, le genou qui se dérobe. Le constat tombe. Rupture des ligaments croisés du genou. Au lieu de Roland, c’est sur un lit d’hôpital que le destin a choisi de clouer Loïs Boisson. Fin de saison et il lui faudra attendre le mois d’octobre avant de pouvoir s’entraîner sur un cours de tennis. Mais la reprise attendra le W35 de Manchester. Loin du circuit principal.

Malgré des résultats probants, la chute au classement WTA

Face à cette blessure, les doutes peuvent s’installer. Mais la Française a gardé une forme de sérénité, sûre de ses forces : « Quand j’ai repris, je savais que j’étais prête physiquement. Sur l’aspect physique, j’étais très bien », raconte la joueuse, toujours dans l’interview accordée à TennisActu. Effectivement, les résultats ont rapidement suivi.

Le problème, c’est que la période du retour coïncide avec celle de la défense de ses nombreux points acquis en 2024. La pression est forte pour la jeune française, qui perd, certes, des places, mais qui montre étonnamment un super niveau de jeu. Comme si la blessure n’avait pas existé. Au point même, en avril dernier, de remporter son tout premier match en WTA 250 à Rouen. Dans la Kindarena, elle pulvérise Harriet Dart, 110e mondial, 6-0, 6-3. Et au deuxième tour, elle est toute proche de l’exploit contre Moyuka Uchijima (60e mondial). Elle mène 6-1, 5-1 face à la Japonaise. Puis extinction des feux. Une défaite à la fois cruelle, mais forte d’apprentissage pour la Française, battue 6-1, 6-7 (4), 6-4. On le sait, même face à une joueuse capable de se hisser directement en Grand Chelem, elle tient la route.





Loïs Boisson pour gagner un match en Grand Chelem ?

On peut se poser la question de son classement WTA sans cette blessure. Top 100 ? Top 80 ? Personne n’aura la réponse, tout ne restera qu’hypothèses. Et sa défaite, malgré un gros match de plus de trois heures, au premier tour de Saint-Malo, contre Léolia Jeanjean, lui a fait perdre 200 places WTA, avec la perte de son titre et de 125 points. Cette chute au-delà de la 500e place mondiale aurait pu l’impacter.

Visiblement, au vu de son parcours à Saint-Gaudens, elle a su prendre le taureau par les cornes. La blessure fait partie du haut-niveau. Loïs Boisson a perdu près d’un an, mais l’avenir est encore devant elle, du haut de ses 22 ans. À l’heure où la France se cherche des femmes pour se stabiliser dans le Top 100 ou mieux, elle fait toujours partie des espoirs pour cette année 2025 et la suite. Elle a reçu sa wildcard tableau pour Roland-Garros. Et on a hâte de voir ce que cela va donner. En tout cas, elle a fixé la barre : « Honnêtement, j’ai de gros objectifs et j’ai pour but de gagner plusieurs matches ». Paris lancés ?

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