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Demi-finale Top 14 : Le Stade Toulousain fait le métier contre Bayonne et retourne en finale

Sébastien Gente

Publié le

Demi-finale Top 14 Le Stade Toulousain fait le métier contre Bayonne et retourne en finale
Photo Icon Sport

TOP14 2024/2025 – Ce n’était pas le match de l’année, mais le Stade Toulousain a fait parler l’expérience contre de valeureux Bayonnais, pour s’imposer logiquement et retourner en finale. Toulouse pourra viser le triplé samedi prochain au Stade de France. 

Qui pouvait battre le Stade Toulousain ? Double champion de France en titre, Toulouse visait le triplé en tant que favori logique de la phase finale, puisque n°1 de la saison régulière. En face, l’Aviron Bayonnais avait déjà réussi sa saison avec cette qualification historique en demi-finale, et l’on se demandait si les Basques allaient trouver les ressorts pour un exploit.

Segonds tient le choc

Si Joris Segonds déflorait le planchot en moins de deux minutes, Toulouse faisait tout pour mettre du rythme, mais avait quelques soucis quant à garder le contrôle du cuir. Ce qui donnait un début de match haché, entre mêlées et fautes, et Thomas Ramos égalisait rapidement (7e). On partait sur un chassé-croisé de buteurs, Segonds rallongeant la sauce, sauf que c’est le Stade qui trouvait la première faille, Juan Cruz Mallía enfumant trois Bayonnais pour servir Romain Ntamack, qui allait à dame (12ème).

Physiquement, l’Aviron semblait rapidement proche du surrégime pour tenir le rythme des Rouge et Noir. Les fautes continuaient d’exister, ce qui permettait aux buteurs de meubler le score. Le match, hormis l’éclair toulousain, n’était pas des plus passionnants, et se transformait en combat au pied, jusqu’à ce que Toulouse ne se décide à envoyer du jeu, Thomas Ramos s’échappant petit côté pour servir Paul Graou, qui faisait sa meilleure imitation d’Antoine Dupont à l’intérieur (32ème).

Mais la précision magistrale de Joris Segonds au pied maintenait Bayonne sous perfusion. 5/5 au pied, sans que son équipe ne trouve de réelles solutions dans le jeu courant. Une première période au final mi-figue, mi-raisin, en faveur de Toulouse, mais sans que rien soit joué à la pause (20-15).

Toulouse à l’usure

Mais curieusement, une odeur de KO flottait au retour des vestiaires. Ramos tirait le premier (45ème), avant que Bayonne ne se décide à venir jouer chez les Toulousains. Sans réussite, le manque de création offensivement parlant coûtant assez cher. Et puisque les fautes continuaient d’affluer, le soufflet était rapidement retombé. Mais il remontait quand Mateo Carreras trouvait enfin un espace, et s’il n’allait pas à dame, il rapportait trois points + le jaune de Julien Marchand (52ème). Sauf que…





Sauf que Camille Lopez, à peine entré, retournait lui aussi s’assoir pendant dix minutes. Dès lors, le prochain qui allait marquer allait frapper très fort. Conscient de cet état de fait, Bayonne retournait dans le camp toulousain, allait chercher une pénaltouche, mais la conquête défaillait au pire moment possible. Les occasions de réellement se donner une chance de renverser la situation semblaient s’être évanouies…

Et Bayonne explosait et multipliait les fautes. Thomas Ramos ne se faisait pas prier pour creuser l’écart d’un 100% au pied pour porter l’avance toulousaine à 14 points. Le trou était creusé, l’arrière du XV de France y jetait Bayonne, qui n’avait su capitaliser sur ses temps forts. Et si Lucas Martin trouvait enfin l’ouverture après la sirène, cela ne changeait finalement pas grand-chose à la physionomie du match : les Rouge et Noir étaient trop forts. Victoire 32-25 du Stade Toulousain, le plus fort quand il s’agit de gagner un match sous pression. Dommage pour Bayonne, mais c’est bien Toulouse qui retournera au Stade de France pour viser le triplé !

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