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Tour de France

Tadej Pogacar est-il vraiment serein sur ce Tour de France 2025 ?

Etienne Goursaud

Publié le

Tadej Pogacar est-il si serein sur ce Tour de France 2025 ?
Photo Icon Sport

TOUR DE FRANCE 2025 – Avec ses déclarations étranges en fin d’étape, l’attitude de Tadej Pogacar est assez inhabituelle depuis le début de l’épreuve. Cela traduit-il de la nervosité chez le Slovène ? C’est fort possible.

Il est nerveux, Tadej Pogacar, depuis le début du Tour de France 2025. Et ce n’est pas une impression fantasmée d’un quelconque espoir de voir la domination du Slovène renversée sur cette Grande Boucle. Mais ce sont bien les propos du principal intéressé, qui laissent perplexe. Semblant traduire quelque chose dont on n’a pas l’habitude de voir chez lui.

Visma Lease a Bike et les transferts dans le viseur de Tadej Pogacar

Encore une fois, ce lundi, ses déclarations, post ligne d’arrivée, laissent perplexe : « Les Visma étaient un peu agaçants avec toutes leurs attaques, alors j’ai décidé de faire une meilleure attaque », lâche-t-il auprès des médias slovènes, en référence à son accélération, dans le final vers la station du Mont-Dore. Ce n’est pas la première fois, depuis le début du Tour, qu’il s’en prend à l’équipe de son principal rival, Jonas Vingegaard. Déjà, à l’issue de la sixième étape vers Vire Normandie, il avait fustigé l’attitude de la formation néerlandaise : « Ce qu’ils ont fait aujourd’hui était absolument ridicule. Ils se sont peut-être un peu égarés hier (dans le contre-la-montre). Mais bon, peut-être que Visma essayait simplement de me garder en jaune. Je m’en fiche, ça ne me dérange pas de porter le maillot jaune », râlait alors le Slovène, au micro de Sporza.

À cela s’ajoute une déclaration sur les transferts : « On n’a même pas le temps de se raser, il y a tellement de transferts. On a eu deux heures dans le bus avant le départ, trois heures dans le bus après l’arrivée. Peut-être que je devrais emmener toute ma trousse de toilette dans le bus pour les prochains jours », assène-t-il auprès de CyclingNews. Ce qui frappe surtout, c’est que ce n’était pas dans les habitudes de Tadej Pogacar, lors de ses cinq premières participations à la Grande Boucle.

Il n’a pas encore réussi à sortir de sa roue Jonas Vingegaard

Ce qui est sûr, c’est que ce n’est pas l’attitude d’un coureur qui respire la sérénité. Pourtant, après son tour de force (et la contre-performance de Jonas Vingegaard) lors du chrono de Caen (2ème de l’étape derrière Remco Evenepoel), c’est bien Tadej Pogacar qui a les cartes en main sur ce Tour de France. Deuxième du classement général, derrière Ben Healy, mais avec 1:23 d’avance sur le Danois. Un vrai gap à boucher pour le vainqueur du Tour 2022 et 2023. Depuis le début de la Grande Boucle, c’est bien le vainqueur sortant qui a été à l’initiative. Dès la deuxième étape, mais aussi lors de la quatrième à Rouen (qu’il remporte). Encore une fois à Mûr-de-Bretagne, lors de son second succès et ce lundi, au Mont-Dore.

À l’attaque, oui. Mais il n’a jamais réussi à sortir de sa roue Jonas Vingegaard. Cela a failli se faire lors de la quatrième étape. Mais après avoir concédé deux mètres, le Danois s’est arraché pour tenir la roue. Encore lundi, malgré une attaque brutale de Pogi, son adversaire n’a pas bronché. Et si ce n’était pas une grande étape de montagne, avec de longs cols, on se souviendra que l’an passé, sur les routes du Lioran, Jonas Vingegaard n’avait pas pu répondre aux attaques du Slovène. « Sauvé » par la fringale de ce dernier, dans le Col du Perthus.





Réponse ce jeudi à Hautacam

La haute montagne arrive ce jeudi et Tadej Pogacar est toujours le grand favori du Tour. Mais ne serait-il pas en train de douter ? On aura la réponse dès Hautacam (pourquoi pas avant, dans le Col du Soulor). Au vu du scénario du dernier Critérium du Dauphiné et au vu des différentes démonstrations en montagne, Tadej Pogacar a de grandes chances de prendre l’ascendant dès les Pyrénées. Dire le contraire relève encore de l’optimisme très avancé. Mais si, sur les routes d’Hautacam, Jonas Vingegaard venait à résister de nouveau au Slovène (ou mieux, reprendre du temps), dans une configuration de col long et pentu, le doute continuerait de s’installer dans la tête du Slovène. Qui a perdu ce dimanche son meilleur équipier en montagne, João Almeida. Cela va être très intéressant à suivre. Le Tour de France ne fait que commencer.

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