Nous suivre
Football

Ligue 1 2025/2026 (J1) : Rennes fait plier l’OM dans le temps additionnel

Léo Derambure

Publié le

Ligue 1 20252026 (J1) Rennes fait plier l’OM dans le temps additionnel
Photo Icon Sport

LIGUE 1 2025-2026 – À dix pendant plus d’une heure, le Stade Rennais a fait plier un Olympique de Marseille apathique. Les Rouge et Noir s’imposent 1-0 au Roazhon Park grâce à un but libérateur de Ludovic Blas dans le temps additionnel.

Ce soir était le coup d’envoi de la saison 2025-2026 de Ligue 1 au Roazhon Park, où le Stade Rennais accueillait l’Olympique de Marseille. Les Bretons, désireux de retrouver l’Europe après plusieurs exercices en deçà des attentes et des investissements consentis, tenteront de frapper fort d’entrée. En face, les Marseillais, portés par le projet ambitieux de Roberto De Zerbi et de leurs dirigeants, voudront confirmer leur montée en puissance et afficher leurs ambitions dès la première journée.

L’OM domine le ballon, Rennes réduit à dix

Les vingt premières minutes ressemblent à un long round d’observation, mais deux tendances se dégagent nettement. D’un côté, Marseille confisque le ballon (72 % de possession à la 20ème minute) et installe son jeu en patience, jouant souvent en une touche de balle pour forcer le bloque rennais à bouger. De l’autre, le Stade Rennais d’Habib Beye opte pour un pressing haut, cherchant à perturber les relances audacieuses, façon De Zerbi, de la défense olympienne. Par moments, les Bretons parviennent à gratter des ballons et à partir en contre. Mais Gerónimo Rulli veille, tel un onzième joueur de champ, le gardien marseillais n’hésite pas à sortir loin de ses buts pour priver Kader Meïté de l’espace nécessaire pour partir en un contre un.

Alors que la rencontre reste équilibrée, un tournant survient à la 29ème minute. Le jeune Aït Boudlal, titularisé pour son tout premier match professionnel, commet une semelle sur la cheville de Murillo. La VAR appelle M. Pignard, qui revoit sa décision et brandit un carton rouge direct au défenseur rennais. Le ton monte dans la foulée, Al Tamari récolte un avertissement pour frustration, symbole de la nervosité bretonne. En supériorité numérique, l’OM commence à pousser après un début timide. Rennes, réduit à dix, refuse pourtant de subir et tente de se projeter à chaque récupération haute. Les minutes passent, mais Marseille joue trop sur un rythme arrêté, statique, incapable de déséquilibrer un bloc rennais bien organisé. À Roberto De Zerbi de trouver, dans son vestiaire, la clé pour ouvrir une brèche en seconde période.

La magie de Blas libère le Roazhon Park

Le début de la seconde période ressemble à la fin de la première, l’OM monopolise le ballon, mais peine à se montrer dangereux. Après une heure de jeu, les Marseillais comptent déjà 11 frappes, pour aucune cadrée. Le jeu, trop axial, pousse les Phocéens à chercher des solutions sur les côtés. Greenwood percute, mais se heurte à un Merlin solide, avant de s’appuyer sur Weah, entré à la pause. Ce dernier dépose un centre parfait sur la tête de Murillo, qui trouve le poteau. Toujours pas de tir cadré, mais Marseille se rapproche.

En face, Al Tamari répond en contre. L’ailier jordanien file seul au but, mais voit sa frappe repoussée par Rulli. Le match s’emballe enfin. Sur un corner, Balerdi tente un geste acrobatique, sans danger pour Samba qui capte le cuir, le premier tir cadré marseillais du match. Isolé en pointe depuis l’expulsion d’Aït Boudlal, Al Tamari continue son travail de sape. Infatigable, il harcèle la relance marseillaise, récupère plusieurs ballons et se projette avec le soutien de Seko Fofana. Mais chaque contre part de trop loin, et la fatigue bretonne se fait sentir, ni lui ni l’ancien Lensois n’ont les jambes pour finir ces actions.





Les changements opérés par Roberto De Zerbi ne produisent pas l’effet escompté, Marseille reste désespérément inoffensif. En face, Habib Beye joue sa carte maîtresse en faisant entrer Ludovic Blas. Et dans le temps additionnel, le coup de théâtre. Quentin Merlin, inspiré, délivre un ballon piqué somptueux dans la profondeur. Blas, parfaitement lancé, se retrouve seul face à Rulli. D’un sang-froid, il trompe le portier argentin et libère le Roazhon Park, 1-0 pour les Rouge et Noir. Le stade explose, Rennes arrache une victoire héroïque à dix contre onze, offrant à son public une entame de saison idéale, au forceps.

Ce succès, arraché au courage et à l’abnégation, lance idéalement la saison des hommes d’Habib Beye, qui ont su résister puis frapper dans le temps additionnel. Réduits à dix, solidaires et réalistes, les Rennais envoient un signal fort à la Ligue 1. Côté marseillais, cette entame morose laisse un goût amer : stériles malgré leur supériorité numérique, les hommes de Roberto De Zerbi devront rapidement trouver des solutions offensives s’ils veulent assumer leurs ambitions.

Clique pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *