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Top 14 2025-2026 (J1) : Le Stade Français domine avec le bonus le promu montalbanais

Etienne Goursaud

Publié le

Top 14 2025-2026 (J1) Le Stade Français domine avec le bonus le promu montalbanais
Photo Icon Sport

TOP 14 2025-2026 – Difficile apprentissage du Top 14 pour Montauban, sèchement battu à Jean-Bouin par un bon Stade Français (47-24), qui s’empare du bonus offensif et lance très bien sa saison, en ouverture de cette première journée. Un coup d’envoi spectaculaire pour la nouvelle saison de Top 14. Montauban a eu de bonnes séquences, mais va devoir resserrer les boulons défensivement pour exister cette saison.

Elle va peut-être faire du bien au Stade Français. Trop peu inspirés la saison passée, jusqu’à lutter pour le maintien jusqu’à la dernière journée, les Parisiens lancent parfaitement leur saison en dominant le promu Montauban (47-24) malgré une certaine inconstance. Qui entrait directement dans le grand bain ! Avec le bonus offensif pour les locaux.

Promu surprise de Pro D2, Montauban plongeait d’entrée dans l’arène. Celle de Jean Bouin et de l’historique Stade Français. Est-ce match déjà capital pour le maintien ? Cela dépendra sans doute des Parisiens, capables du meilleur comme du pire et d’une saison à l’autre. Il est clair que le maintien va concerner les Montalbanais, qui auront la volonté d’exister dans ce Top 14. Désormais, ils savent qu’il faudra produire plus, notamment sur le plan défensif, avec de trop grosses largesses ce samedi.

Le Stade Français profite de la naïveté adverse

Le Stade Français a montré d’entrée à son adversaire, ce qu’était le niveau et l’exigence de l’élite. Avec deux essais dans les dix premières minutes. Une première faille, celle vue par Peniasi Dakuwaqa, un ballon qui vit bien et Joe Jonas qui transperce de nouveau le rideau adverse, pour le tout premier essai de ce Top 14 version 2025-2026 (7-0, 6ème). Une seconde, avec un éclair de génie de Louis Carbonel, avec un coup de pied par-dessus, pour lui-même. Il sert parfaitement à hauteur Baptiste Pesanti. Voilà qui fait déjà 14-0 (9ème). L’apprentissage est rude pour Montauban, très naïf sur les deux situations.

Et qui le sera de nouveau cruellement dans les 10 dernières minutes de ce premier acte. En encaissant deux essais coup sur coup. Dans un premier temps, le Stade Français se voit refuser un essai, car Paul Alo-Emile est coupable d’un déblayage illégal dans l’action (34ème). Un premier avertissement pour Montauban, suivi de la sanction. Cette fois-ci, rien n’empêche Yoan Tanga de marquer le 3ème essai des siens (21-12, 36ème). Dans la foulée, l’omniprésent et flamboyant Louis Carbonel enfonce encore plus la défense (28-12, 41ème). L’ouvreur, auteur de deux passes décisives et un essai, a également parcouru 114 mètres, ballon en main, dans ce premier acte. Mais a surtout brillé par sa lecture du jeu.

Pourtant, Montauban était revenu à deux points

Pourtant, les Montalbanais ont été volontaires dans ce premier acte. Avec deux essais, pour revenir à deux points à 10 minutes de la pause. Un ballon rapidement libéré du ruck et qui brule les mains de la ligne arrière. Le décalage est créé jusqu’à Josua Vici, qui aplatit en coin (14-5, 13ème). Un essai qui a remis son équipe la tête à l’endroit, après avoir pris la foudre pendant 10 minutes. Et vont bénéficier d’un joli coup de pouce adverse, quand Romain Briatte écope d’un carton jaune, pour plaquage à la tête (27ème). Il ne leur en fallait pas tant ! Montauban récupère un ballon dans un ruck à 5 mètres de la ligne adverse. Kyllian Ringuet hérite du ballon et plonge par-dessus le ruck, pour le second essai des siens (14-12, 31ème). Malheureusement, la fin de ce premier acte coûte cher.





Mais a dû ferrailler pour le bonus offensif

Paris bien lancé, va encore payer son inconstance. Pourtant, Les parisiens enfoncent Montauban d’entrée de second acte. Tawera Kerr-Barlow est à la conclusion d’une magnifique action partie d’une touche. Du jeu ballon en main, chose qu’on n’avait que trop peu vu l’an passé. Pour la première fois de la partie, le Stade Français prend le bonus offensif (35-12, 42ème). On pense qu’il ne le lâchera plus. Surtout après l’essai de Lucas Peyresblanques (57ème) offrant quatre essais d’avance. Devant un public quelque peu clairsemé, stigmates sans doute de la saison passée. Des stigmates qui vont pourtant revenir fort dans le dernier quart d’heure.

Car, comme dans le premier acte, Montauban aura sa période. Et va faire mieux que sauver l’honneur. D’abord avec un nouvel essai en coin d’Yvan Reilhac (65ème), qui s’offrira le doublé rapidement (71ème), après un magnifique décalage provoqué par des passes rapides. On notera que l’entrée de l’emblématique Jérôme Bosviel, au cœur du premier acte, a apporté un vrai plus aux visiteurs. Qui est encore dans le coup, sur le 4ème essai des siens.

Les Montalbanais auront parfois fait preuve d’abnégation et ont proposé de belles séquences ce samedi après-midi (treize passes après contact, deux fois plus que son adversaire). Des séquences dignes d’une équipe de Top 14. Mais l’inconstance et les largesses défensives coutent très chères en Top 14 (26 plaquages manqués en 125 tentés). Une naïveté qui leur coute un 7ème essai, à cinq minutes du terme. Tani Vili permet au Stade Français de prendre finalement un bonus offensif loin d’être si évident, malgré sept essais inscrits. Il faudra faire mieux que cela, pour jouer le haut de tableau.

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