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Championnats du monde d'athlétisme

Mondiaux Athlétisme 2025 : Pérez, Dunfee, Quinion, le résumé de la matinée du samedi 13 septembre

Etienne Goursaud

Publié le

Mondiaux Athlétisme 2025 Pérez, Dunfee, Quinion, le résumé de la matinée du samedi 13 août
Photo Icon Sport

CHAMPIONNATS DU MONDE D’ATHLÉTISME 2025 – Aurélien Quinion est passé tout près de donner la première médaille d’entrée aux Bleus, sur le 35 km marche. Le Français, 5ème, a été victime de crampes. Evan Dunfee et María Pérez ont remporté les premiers titres de cette édition. Une matinée marquée par les qualifications du disque femmes et du poids hommes. Mais aussi du 4×400 m mixte. Avec des Bleus dans le dur ce samedi matin.

Un 35 kilomètres marche de folie, Aurélien Quinion passé tout près du rêve

Première course à lancer ces championnats du monde, le 35 km marche a été riche en rebondissements. Les conditions terribles au Japon ont eu raison de bon nombre de coureurs. Conditions dantesques… Et penalty box, qui a eu raison de David Hurtado. L’Équatorien menait la course, après les défaillances des Japonais Hayto Katsuki et Masatora Kawano, qui l’accompagnaient. Mais en raison de trois demandes de disqualification, il a dû passer 3:30 dans la case « prison ». Voyant toutes ses chances de titre s’envoler. Alors qu’Aurélien Quinion, qui faisait une remontée fantastique et qui était revenu tout proche du podium, était victime de crampes. En 10 minutes, ce 35 kilomètres est devenu fou !

À l’inverse, le Canadien Evan Dunfee, plus prudent que certains, a su ramasser les morts, au fur et à mesure, pour remporter le titre de champion du monde, malgré (lui aussi) des crampes. Preuve des conditions, il s’impose dans un chrono de 2h28:22 loin de son record personnel. Il s’impose devant le Brésilien Caio Bonfin, qui a su lui aussi terminer fort sa course (2h28:55). Hayato Katsuki aura su gérer sa défaillance et sauver la médaille de bronze (2h29:16). Perclus de crampes, Aurélien Quinion prend la 5ème place. Il pouvait rêver grand aujourd’hui. Mais c’est porteur d’espoirs sur la suite. Kévin Campion est 21ème de la course.

María Pérez en démonstration chez les femmes

La course a été plus limpide chez les femmes ! Avec une María Pérez qui réalise une démonstration en terminant 21ème au scratch (les hommes et les femmes s’élançaient en même temps). La championne du monde en titre a fait exploser tout le monde après 20 km de course. L’Espagnole remporte l’épreuve en 2h39:01. Elle a creusé de très gros écarts sur tout le monde. Et la course femmes, contrairement aux hommes, a souri aux Européennes. L’Italienne Antonella Palmisano prend la 2ème place en 2h42:24. La championne olympique 2021 et championne d’Europe 2024 n’a pas pu répondre quand l’Espagnole s’est envolée et concède plus de trois minutes. Petite surprise pour la 3ème place, avec l’Équatorienne Paula Minea Torres, qui s’offre son record national, en 2h42:44.

Perković Elkasević impressionne au disque, Crouser rassure au poids, déception pour les Bleues au disque

La première session matinale a vu certains champions et championnes effectuer leurs qualifications. En premier lieu le disque. Dans un plateau pas évident, d’après nos informations, il ne fallait pas tomber dans le piège. Ce qui fut le cas de certaines, qui ont dépassé les 64 mètres, niveau de performance requis pour se qualifier en finale directement. Sandra Perković Elkasević (66.72 m), Jorinde van Klinken (66.39 m), Valarie Allman (66.07 m), Bin Feng (65.52 m SB), Laulaga Tausaga (64.99 m). En revanche, il n’y aura pas de finale pour Mélina Robert-Michon, qui va terminer 15ème au total. La vice-championne olympique à Rio en 2016 a propulsé son disque à 61.24 m. Amanda Ngandu-Ntumba, qui a propulsé son disque à 57.60 m, n’est pas non plus qualifiée.

Les spécialistes du poids s’étaient également donné rendez-vous ce samedi matin. L’occasion de revoir Ryan Crouser, champion du monde et olympique. Qui a pu chasser certains doutes avec un jet à 21,37 m, se qualifiant directement, au premier essai. Seuls deux autres athlètes ont franchi la marque de qualification directe. Dont le Néo-Zélandais Tom Walsh, très solide avec son 21.74 m. Mais aussi Adrian Piperi (21.47 m). En revanche, sans être inquiété d’une éventuelle élimination (au contraire de cet hiver), Leonardo Fabbri a livré un concours en demi-teinte, avec un jet à 20.95 m. Josh Awotunde, 3ème des Mondiaux de Budapest, en est resté à 20.78 m. Mais il se qualifie tout de même.





Les Bleus éliminés au 4×400 m mixte

La France n’avait pas les armes sur le relais 4×400 m mixte. La blessure de Muhammad Kounta à l’échauffement a obligé les Bleus à changer de composition au dernier moment. Predea Manounou, Fanny Peltier, Téo Andant et Alexe Déau terminent derniers de la 2ème série, en 3:14.02. Les États-Unis n’ont pas eu besoin de forcer leur talent pour se qualifier en finale. Les quatre relayeurs ont dominé la première série en 3:10.18, devançant la Grande-Bretagne, avec une Yemi Mary John, qui a réalisé un super dernier relais. L’Afrique du Sud s’offre un nouveau record national, pour se qualifier en finale. Avec un chrono de 3:11.16. La Belgique remporte la série dans laquelle étaient engagés les Bleus, devant le Kenya et les Pays-Bas.

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