Nous suivre
Athlétisme

Manon Genest : « Mon corps a besoin de temps pour pouvoir refaire du haut niveau »

Killian Tanguy

Publié le

Manon Genest « Mon corps a besoin de temps pour pouvoir refaire du haut niveau »
Photo Icon Sport

Handisport – Rassemblée avec l’ensemble du Team EDF au French Riviera Open, le tournoi de tennis fauteuil organisé par Michaël Jeremiasz, la sauteuse en longueur Manon Genest a évoqué sa saison blanche due à sa fausse couche. Entre deux échanges de tennis fauteuil avec l’École de la deuxième Chance de Nice, dans le cadre du programme « Un champion dans mon école », qui vise à initier au parasport, la médaillée de bronze des Jeux de Paris a expliqué espérer être de retour à partir de 2027 pour être prête pour les Jeux de Los Angeles 2028.

Vous n’étiez pas aux championnats du monde en Inde et vous avez passé pas mal de temps éloignée des pistes. Que s’est-il passé ?

Non, cette année a été compliquée sur le plan sportif comme sur celui de ma santé. Ma fédération a compris que, malheureusement, je ne pourrais pas être présente, et elle m’a laissé l’opportunité de me ressourcer et de me reposer afin de revenir en pleine forme l’année prochaine.

Vous avez justement dévoilé que vous aviez fait une fausse couche.

Oui, j’ai malheureusement perdu mon deuxième bébé au cours de la grossesse. J’ai fait une fausse couche lors du deuxième mois. Cela a été un moment difficile, qui a nécessité une opération en urgence. Désormais, mon corps a besoin de temps pour pouvoir reprendre le sport à haut niveau.

Que représente le fait de faire de l’activité physique et de partager ces moments ?

Ça me fait énormément de bien, surtout avec les amis du Team EDF. C’est sans jugement, ils savent ce que j’ai traversé et, pour autant, on n’en parle pas beaucoup. On se vide la tête et il n’y a pas vraiment de compétition. C’est un bon moment de cohésion, et on a besoin de ces regroupements pour se remettre sur le chemin de la compétition par la suite. Ils sont vraiment très précieux dans une carrière de sportif.

Faire des initiations au parasport, c’est important aussi ?

C’est davantage le fait de partager des moments simples, mais qui prennent tout leur sens. On a accueilli l’École de la 2e Chance. Ils avaient le sourire. Certains étaient un peu réticents à tester, mais au final tout le monde s’est prêté au jeu. Et surtout, il n’y a plus de différence sur le terrain, c’est ça qui est chouette. On est tous dans le fauteuil, tous avec une raquette, peu importe d’où l’on vient ou notre niveau en sport : on est vraiment dans l’égalité pure et simple.

C’est le fameux héritage… qui n’a pas été aussi important qu’attendu.

Paris 2024 a été incroyable, puis, derrière, il y a eu un petit vide, on ne va pas se mentir. Mais je reste une éternelle optimiste. Je pense que nous avons tous, à travers des actions comme celle-ci, la capacité de faire vivre cet héritage et de le faire grandir en partageant avec un public venu de tous horizons. Si notre message ne reste qu’au niveau des athlètes de haut niveau, il n’aura pas réellement l’effet escompté. C’est sur ces moments de partage autour du parasport qu’il faut miser aujourd’hui. J’aimerais qu’il y en ait davantage.





Quand est-ce qu’on pourrait vous revoir sur les pistes ?

J’espère en 2026, mais au plus tard en 2027, je serai là, c’est certain. Je préfère vraiment prendre mon temps pour être sûre de faire les saisons 2027 et 2028 dans les meilleures conditions possibles. En 2027, il y aura les championnats du monde, et en 2028, les Jeux de Los Angeles, avec les championnats d’Europe juste avant. Je serai peut-être aux championnats d’Europe l’année prochaine, mais je laisse le temps à mon corps de se remettre.

Clique pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *