Le calvaire du PSG Handball se poursuit : nouvelle défaite à domicile en Ligue des Champions
LIGUE DES CHAMPIONS HOMMES DE HANDBALL – Mené tout le match, le PSG Handball concède une sixième défaite en neuf matchs contre Plock (29-30).
Les semaines européennes se suivent et se ressemblent pour le PSG, encore battu à domicile, ce jeudi soir contre les Polonais du Wisla Plock (29-30). Un PSG à réaction plutôt qu’à l’action n’a jamais su renverser un match, malgré un meilleur second acte. Mais la vérité est cruelle. Si les Parisiens sont revenus plusieurs fois à une longueur des Polonais, ils ont été menés de la 1ère à la dernière minute de la partie. Sans jamais faire basculer cette partie. La qualification en 8ème de finale est encore loin d’être assurée, à cinq matchs du terme de la phase de poules. Les Parisiens n’ont que deux points d’avance sur le 7ème. La situation devient préoccupante.
Un PSG trop poreux dans le premier acte
Après trente bonnes minutes dans le second acte face à Barcelone, malgré la défaite, le PSG est retombé dans ses travers en défense. En long, en large et en travers (surtout en travers). Sept buts encaissés après huit minutes (4-7, 8ème). Comme souvent, dès qu’il y a du rythme en début de match, les Parisiens prennent le bouillon et sont dépassés. Ce retard sera traîné comme un boulet, tout au long de ce premier acte. Avec un écart qui a longtemps oscillé entre un et trois buts. Si l’efficacité du PSG n’est pas à mettre en cause (69 % de réussite au tir après 20 minutes et 65 % à la pause), elle reste en dessous de celle de Wisla Plock, qui a marqué des buts trop facilement.
Non pas que les Polonais ont tiré au but tant que cela (23 tirs à la pause). Mais des tirs qui ont fait trop mouche (81 % de réussite à la 20ème minute, 78 % à la pause). Preuve de la trop grande perméabilité des Parisiens. Et si le PSG s’est accroché au score, il a fini par céder un peu de terrain (11-15, 26ème, 14-18 à la pause). Et encore, Paris peut remercier un très bon Élohim Prandi, qui l’a maintenu à flot, avec six buts et un statut de meilleur buteur de ce premier acte. Mais c’est peu de dire que ses coéquipiers n’ont pas été à la hauteur du talent de l’international français.
Si près, si loin…
Comme contre Barcelone, le PSG tend d’abord l’autre joue dès le début du second acte. Avec des pertes de balle évitables qui permettent aux Polonais de garder la main (17-21, 36ème). Le tout avant d’entamer une révolte. Et comme contre Barcelone, le PSG recolle, profitant de ce mieux, qui est parti d’une défense enfin plus performante (19-20, 41ème). Malheureusement, comme trop souvent cette saison, les moments ne basculent pas pour Paris. Dès qu’il y a une occasion à saisir pour égaliser, cela se traduit par des pertes de balles et des échecs au tir. Pire, le moindre relâchement et c’est une punition au bout (24-28, 48ème). À ce moment de la partie, on se dit que cela va être dur pour les locaux.
𝐆𝐫𝐞𝐛𝐢𝐥𝐥𝐞 🆚 𝐅𝐚𝐳𝐞𝐤𝐚𝐬
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— EHF Champions League (@ehfcl) November 27, 2025
Ce sont des claques inutiles, des petits éclats qui pèsent lourd sur la balance. Mais pas assez face à l’orgueil de ce PSG Handball. Car les Parisiens n’ont pas renoncé et reviennent (encore) à un but 28-29, 55ème. Comme par hasard, dès qu’ils dressent les barbelés en défense, ils ne prennent quasiment pas de but. Un tout petit en dix minutes, à des années lumières du naufrage du premier acte. Comme contre Barcelone, on se dit : « mais pourquoi cela pas plus souvent ? ». Mais comme contre les Espagnols, c’est encore le temps des regrets éternels d’un match qui n’a jamais voulu basculer. À l’image des parades du légendaire Mirko Amilovic, qui n’a pas fait un grand match (25 %), mais qui a sorti les quelques arrêts qu’il fallait, alors que son équipe n’avait qu’un but d’avance.
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