Nous suivre
Sports d'hiver

Pour Jessica Duc (bobsleigh), l’objectif est « d’entrer en Coupe du monde l’année prochaine »

Victor Clot-Amiot

Publié le

Pour Jessica Duc (bobsleigh), l'objectif est « d'entrer en Coupe du monde l'année prochaine »
Photo via Jessica Duc

BOBSLEIGH – Au terme d’une première série de courses, Jessica Duc a évoqué son début de saison et ses objectifs pour Dicodusport.

Dans le cadre d’un long entretien avec Jessica Duc et d’autres jeunes athlètes français aspirant à participer aux Jeux Olympiques 2030, à paraître au cours de l’hiver, nous en avons profité pour faire le point avec elle sur son début de saison encourageant. Pour Dicodusport, elle évoque ses premières courses, mais aussi l’écart de développement du bob avec l’Allemagne et le rôle de Margot Boch dans la démocratisation du bobsleigh féminin.

C’est votre troisième saison en Coupe d’Europe et vous venez d’enchaîner vos trois premiers top 10 ! Qu’est-ce qui a changé cette année ?

On vient de réaliser notre première étape de la saison à Lillehammer, en Norvège, où j’avais quatre courses en tout : deux en monobob et deux en bob à deux. Les résultats ont été plutôt encourageants, pourtant je n’ai pas changé grand-chose. En monobob, je garde le même bob que les autres saisons avec les mêmes réglages. La seule chose que nous pouvons changer, ce sont les patins, qui peuvent nous permettre, en fonction de ceux que l’on choisit, d’être un peu plus rapides ou un peu plus précis, ou inversement, car c’est un facteur qui dépend aussi de l’état de la glace du jour, puisqu’elle évolue en fonction de la température. C’est un élément vivant.

Concernant le bob à deux, en revanche, on a complètement changé. Je le partage avec Martin Diouf, l’autre jeune athlète masculin. Nous sommes passés sur un bob doté du même châssis que ceux de la Coupe du monde, qui sont assez performants. Par conséquent, on est vraiment contents. La seule différence, c’est la coque : il s’est avéré qu’elle n’était pas très performante, car trop rigide.

Quels sont vos objectifs pour la suite de la saison ?

Cette saison est assez importante, car je dois réaliser un top 6 aux championnats du monde U23, en Suisse, en janvier. C’est un prérequis de la Fédération pour entrer sur le circuit Coupe du monde l’année prochaine. Sinon, l’objectif est de rester dans le top 10 en Coupe d’Europe et d’aller chercher des top 6 en se frayant un chemin entre les Allemandes et les Suisses.

Qu’est-ce qui explique, selon vous, un tel écart entre la France et des pays comme l’Allemagne ?

Il y a un grand écart entre la France et un pays comme l’Allemagne, car c’est l’un des sports phares là-bas. Ils ont une énorme avance sur le matériel, disposent de leurs propres ingénieurs et bénéficient d’un très gros recrutement d’athlètes, filtrés pour ne garder que les meilleurs. L’écart dépend aussi du budget. En Allemagne, le bob est bien plus démocratisé, ce qui permet de toucher de gros sponsors, que ce soit au niveau de la Fédération ou des athlètes. C’est plus compliqué à notre échelle, mais on arrive tout de même à trouver deux ou trois moyens pour grappiller des centièmes.



Quel est le rôle de Margot Boch pour vous ?

Je la connaissais bien avant que je commence le bob, car je suis très amie avec sa sœur depuis petite. J’ai donc toujours suivi le bob du coin de l’œil en la regardant, et ça m’a toujours attirée. Je pense qu’elle a un rôle vraiment important dans le bobsleigh féminin, parce qu’elle a permis de le démocratiser davantage. Elle a débuté à un moment où c’était encore plus difficile qu’aujourd’hui, puisqu’il n’y avait pas d’aide, pas de staff : elle faisait tout toute seule. Le fait qu’elle ait pu créer son propre chemin m’a permis de créer le mien derrière.



Que ressentez-vous à l’idée d’avoir les Jeux en France dans à peine plus de quatre ans ?

Je suis ravie ! Déjà, de pouvoir y participer, ce serait incroyable. Mais le fait qu’ils se déroulent chez moi, à la maison, là où j’ai grandi, c’est bien plus qu’un rêve. Si je devais faire les Jeux une fois dans ma vie, je ne pourrais pas rêver mieux que de les faire chez moi, entourée de mes proches.

Clique pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *