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JO d'hiver 2026

Huit skieurs pour quatre places : l’épineux casse-tête de la sélection olympique en skicross

Maxime Cazenave

Publié le

Huit skieurs pour quatre places : l’épineux casse-tête de la sélection olympique en skicross
Photo Icon Sport

SKICROSS – Disposant du maximum de quotas pour Milan-Cortina 2026 (4), le staff de l’équipe de France de skicross va devoir trancher dans le vif fin janvier.

Il s’agit d’un véritable crève-cœur, commun à de nombreuses disciplines. En skicross, l’équipe de France s’appuie sur un collectif homogène à la densité impressionnante. En cette année olympique, des choix forts vont donc devoir être effectués, puisqu’une nation ne pourra pas compter sur plus de quatre représentants par sexe.

« Pas de concurrence malsaine »

Si, du côté des femmes, la distribution des quatre tickets semble déjà actée (Berger Sabbatel, Grillet Aubert, Ballet Baz et Errard), l’incertitude règne dans le clan masculin. Il faut dire qu’avec huit garçons régulièrement présents sur le circuit principal, une lutte intense se joue en interne.

Enfin, le terme de « guerre » est évidemment excessif pour décrire cette émulation au sein d’un collectif soudé, où chacun a pris l’habitude de tirer les autres vers le haut. Il y a une quinzaine de jours, Youri Duplessis Kergomard confirmait ainsi la bonne ambiance régnant malgré l’enjeu majeur que représentent les Jeux Olympiques :

Chacun donne le meilleur de lui-même et il n’y a pas vraiment de concurrence malsaine entre nous. On ne se surveille pas.

Cela ne résout toutefois pas le casse-tête auquel doit faire face le sélectionneur des Bleus, Michel Lucatelli. Dans les colonnes du Dauphiné Libéré, ce dernier évoquait déjà cette densité avant la reprise à Val Thorens :

Il y a une très bonne dynamique, une bonne cohésion, reconnaît Lucatelli. Je trouve que le groupe a bien progressé. Il y a plus de clients potentiels. Ils sont huit à pouvoir y prétendre, plus ceux de la Coupe d’Europe qui marchent.

Duplessis Kergomard et les Tchiknavorian en ballottage (très) favorable

Afin de composer le meilleur quatuor possible dans l’optique d’aller chercher, a minima, une médaille olympique, le staff dispose d’un délai allant jusqu’au 26 janvier, date limite de soumission de l’équipe engagée pour les qualifications prévues le vendredi 20 février en Italie. Pour trancher, les décideurs s’appuieront sur le passé récent de chaque skieur, mais surtout sur les résultats les plus récents.



Cinq manches ont déjà été disputées entre la fin du mois de novembre et celle de décembre. Après un long break, consécutif à l’annulation de l’étape d’Alleghe, seules les deux dernières épreuves feront office d’ultime juge de paix à Veysonnaz (Suisse), du 21 au 24 janvier.



Les résultats des Français en Coupe du monde de skicross

Les résultats des Français en Coupe du monde de skicross

À ce stade, il demeure difficile de dessiner avec précision les contours du quatuor final. Néanmoins, Youri Duplessis Kergomard semble indéboulonnable. Quatrième du classement général l’an dernier, le Montpelliérain a confirmé en ce début de saison son statut de meilleure carte tricolore, en décrochant un podium, mais aussi en atteignant les demi-finales lors de chacune de ses quatre présences dans le tableau final.

Il paraît également difficile d’écarter les cousins Tchiknavorian de l’équation. Au pied du podium puis demi-finaliste à Val Thorens, Melvin Tchiknavorian fréquente régulièrement le Top 10 du classement général et s’affirme comme le deuxième meilleur skieur français, dans la continuité de l’hiver précédent. De son côté, Terence Tchiknavorian demeure capable d’aller chercher de gros résultats (Top 5) et possède une précieuse expérience olympique, avec deux participations aux Jeux (28e en 2018, 18e en 2022).

Klufts, Raffort, Jay ou Mari : quatre hommes pour l’ultime strapontin

Derrière ce trio solide, le staff tricolore va devoir se creuser la tête pour effectuer son choix. En dehors d’Eliott Piccard, qui semble désormais hors course, ils sont encore quatre à pouvoir prétendre légitimement au dernier billet. Auteur du meilleur hiver 2024-2025 parmi ces candidats, Nicolas Raffort partait initialement avec une longueur d’avance. Toutefois, malgré des qualifications solides, il n’est pas parvenu à dépasser une seule fois le stade des huitièmes de finale cet hiver, contrairement à Alexis Jay et Romain Mari.

Un homme a cependant rebattu les cartes : Evan Klufts. Alors qu’il semblait progressivement s’effacer de la course en raison de résultats insuffisants, le skieur de 28 ans est allé chercher, à la surprise générale, son premier podium en carrière à Innichen, au terme d’une journée exceptionnelle. Un résultat majeur, susceptible de l’envoyer à Milan-Cortina s’il parvient à confirmer lors des manches de Veysonnaz.

Vous l’aurez compris, les deux dernières manches disputées en Suisse à la fin du mois feront donc office d’ultime juge de paix.

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