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Euro de handball

Face à une petite Norvège, les Bleus du handball assurent et font le plein avant le tour principal de l’Euro

Etienne Goursaud

Publié le

Face à une petite Norvège, la Bleus assurent et font le plein avant le tour principal de l'Euro
Photo Icon Sport

EURO DE HANDBALL MASCULIN 2026 – Sans briller, la France écarte une faible équipe de Norvège (38-34) et réalise un 3/3 en phase de poules.

Heureusement que ce n’est « que » la Norvège. Et heureusement que ce n’est qu’une pâle équipe de Norvège, bien loin de celle qui était une des meilleures nations mondiales à la fin des années 2010. Sans cela, la punition aurait déjà pu intervenir dès la phase de poules pour les Bleus. Qui ont gagné (38-34), qui ont fait le plein. Mais qui n’ont pas rassuré. On va prendre ce qu’il y a à prendre. En premier lieu, le fait d’arriver dans le tour principal avec le maximum de points. Alors que le terrible Danemark se profile à l’horizon, tout comme les coriaces Portugais ou Allemands, aborder ce tour principal avec des points en plus est toujours bon à prendre. Qu’on ne s’y trompe pas, ils ne serviront pas à grand-chose si cette équipe de France ne monte pas le curseur très rapidement.

Des Bleus devant à la mi-temps, mais qui n’ont pas su tuer le match

Cette première mi-temps laisse un goût mitigé. La France bascule avec trois longueurs d’avance, au terme d’un premier acte à 37 buts (20-17). Des buts, du rythme, la France a presque toujours mené les débats. Il y a eu ces dix premières minutes accrochées. La Norvège a même mené d’une longueur (5-6, 11ème). Mais on a senti les hommes de Guillaume Gille plus forts que ceux de Steinar Ege. Cet écart de trois buts aurait pu, aurait dû être plus important. C’est là que naissent les quelques regrets ! Heureusement, sans conséquence sur le scénario du match. Mais gare à la suite. Dans le jeu courant, la France a été meilleure. Elle a su se créer des occasions nettes, portée par une rigueur ballon en main (seulement deux pertes de balle).

Malheureusement, sans être catastrophique, l’efficacité des Bleus n’a pas été un point fort dans ce premier acte. Oui, il y a eu 65 % d’efficacité à la pause. Mais les Bleus ont été très inégaux. Un peu à la peine en début de match. C’est au seul moment où celle-ci a été meilleure que ceux-ci se sont détachés. Jusqu’à mener de cinq buts (14-9, 21ème) au cœur de cinq minutes cauchemardesques pour la Norvège, marquées par deux temps morts de leur entraîneur. Là aussi, sans quelques immanquables, la facture aurait pu être plus salée pour les Norvégiens, qui peuvent remercier Torbjørn Bergerud auteur de grandes parades, notamment à six mètres (8/28 à la pause). Avec 31 tirs (!) en 30 minutes, il y avait mieux à faire.

L’autre regret de ce premier acte est l’effritement défensif dans les dix dernières minutes. Pendant 20 minutes, les Bleus ont été d’un sérieux scolaire. Appliqués pour récupérer des ballons. Bien au contraire de leurs homologues qui ont fait preuve d’un manque d’agressivité franchement criant. Neuf buts encaissés en vingt minutes… Et huit dans les dix dernières. Cela a permis aux Scandinaves de bien limiter la casse.

La victoire mais les doutes dans les cages tricolores

Le sérieux défensif retrouvé en début de second acte, les Bleus ont pu jongler avec leurs démons devant la cage. Des échecs aux tirs. Mais la Norvège est tellement en difficulté dans ce second acte, que la France creuse petit à petit l’écart (23-19, 34ème, puis 26-21, 39ème). On peut trouver des points franchement positifs à ce match ! Parfois en difficulté dans ce secteur de jeu, les arrières ont su décaler les ailiers à de nombreuses reprises. Outre sa réussite à 7 mètres, Hugo Descat, de retour dans le groupe après sa blessure qui lui a fait manquer les deux premiers matchs, a fait étalage de toute sa palette technique !



Ce fut moins bien pour Yanis Lenne sur l’aile droite. Le flanc droit globalement en délicatesse, avec un petit 4/7 pour Dika Mem. Aymeric Minne, dans le secteur central, n’a pas trouvé beaucoup de solutions (3/6). Même Elohim Prandi a pêché (4/8). Les fameux échecs qui ont parasité cette équipe de France. Ça et la défaillance des gardiens (9/41 au total pour Charles Bolzinger et Rémi Desbonnet) n’ont pas autorisé le moindre relâchement aux Bleus dans le jeu courant. Un problème dans les cages bien trop récurrent chez les Bleus, au fil des compétitions. Deux ballons perdus et la Norvège fait rapidement serrer les dents – pour ne pas dire autre chose – aux Bleus (30-27, 47ème).



On ne basculera jamais de la crainte à l’angoisse puis à la désillusion. Même si la France ne saura jamais tuer ce match, alors qu’elle en a eu de nombreuses occasions (33-28, 52ème, puis 33-30, 54ème). Mais la Norvège n’avait que de la volonté. Mais pas les armes, malgré un large soutien populaire dans les tribunes. La légende vieillissante Sander Sagosen (neuf buts et élu homme du match) était sans doute trop seule sur le terrain, même si Kevin Gullikesen réalise un 8/8. Et le feu Torbjørn Bergerud a fini par s’éteindre (11/41 dans les cages). Chaque retour est bien désamorcé par les Bleus, qui auront eu le mérite de ne pas se faire peur ce lundi soir. Quatre buts d’écart (38-34) et deux nouveaux points dans le tableau de chasse. En attendant de régler le fusil.

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