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Cyclisme sur route

Paris-Roubaix 2026 : parcours, profil et secteurs pavés de l’Enfer du Nord

Emilien Descampiaux

Publié le

Paris-Roubaix 2026 parcours, profil et secteurs pavés de l’Enfer du Nord
Photo Icon Sport

Paris-Roubaix 2026 : parcours complet, profil, les 30 secteurs pavés et zones clés de l’Enfer du Nord. Tout ce qu’il faut savoir avant la course.

Parcours de Paris-Roubaix 2026 : les informations clés

  • Distance : 258,3 km
  • Secteurs pavés : 30
  • Total pavés : 54,8 km
  • Premier secteur : Troisvilles à Inchy (km 96,3)
  • Secteurs clés : Trouée d’Arenberg, Mons-en-Pévèle, Carrefour de l’Arbre
  • Arrivée : Vélodrome de Roubaix

La 123e édition de Paris-Roubaix se dispute ce dimanche 12 avril 2026. Au programme : 258,3 kilomètres et 30 secteurs pavés, pour un total de 54,8 kilomètres sur les pavés. Le tracé présente quelques ajustements par rapport aux éditions précédentes, notamment dans la partie centrale autour de Briastre, avec l’ajout d’un secteur rarement emprunté comprenant une montée pavée de 800 mètres. Voici le parcours détaillé et les secteurs pavés de l’Enfer du Nord.

Paris-Roubaix 2026 : un long départ nerveux avant les premiers pavés

Les coureurs s’élanceront de Compiègne à 11h10, depuis la place du Général-de-Gaulle. Le départ fictif passera notamment par la rue du Dahomey, la place Saint-Jacques, la rue Magenta, la rue Jean-Legendre, la place de l’Hôtel de Ville, la rue Solférino, le cours Guynemer, la rue de Soissons, l’avenue de l’Armistice, la N31 puis la D66, avant de rejoindre la D130 où sera donné le départ réel.

Les coureurs traverseront ensuite les routes de l’Oise, de la Somme, de l’Aisne et du Nord pour une longue entame de course de près de 100 kilomètres, sans difficulté majeure mais sur des routes exposées et souvent rectilignes. Le peloton passera notamment par Bailly, Noyon, Ham, Saint-Quentin, Fresnoy-le-Grand et Busigny. Le premier des 30 secteurs pavés sera abordé après 96,3 kilomètres de course, aux alentours de 13h30.

Les secteurs clés de Paris-Roubaix 2026

30. Troisvilles à Inchy – 2 200 m – ⭐⭐⭐

Après un léger enchaînement technique, ce secteur, emprunté pour la première fois en 1987, débute par une longue ligne droite de 1 500 mètres à Troisvilles, via la rue Jean-Stablinski. Les pavés y sont réguliers, sur un faux-plat descendant. Les coureurs tournent ensuite à gauche à angle droit en direction du centre d’Inchy, sur une portion plus pentue et surtout plus dégradée. Le placement sera primordial avant d’aborder ce premier secteur, souvent marqué par une forte nervosité.

29. Viesly à Quiévy – 1 800 m – ⭐⭐⭐

Un secteur assez roulant, sur des pavés globalement corrects, avec une légère descente au milieu. Il marque le début d’une série de trois secteurs en moins de 10 kilomètres. L’approche, par une rue étroite, pourrait accentuer les tensions dans le peloton.



28. Quiévy à Saint-Python – 3 700 m – ⭐⭐⭐⭐

Introduit en 1973, ce secteur traverse les champs sur une portion d’abord légèrement descendante, avant de redevenir plus plane puis de se relever sur la fin. La dernière partie propose certains des plus beaux pavés de la course, même si plusieurs portions ont été abîmées par le passage des engins agricoles.



27. Viesly à Briastre – 3 000 m – ⭐⭐⭐

Ce secteur porte le nom du cycliste belge Michael Goolaerts, décédé le soir de l’édition 2018 après une chute survenue dans cette zone.

26. Briastre – 800 m – ⭐⭐⭐

Un secteur en ligne droite, en faux-plat montant, qui pourrait peser dans les jambes à ce moment de la course.

25. Sars-et-Rosières à Brillon – 800 m – ⭐⭐

Un secteur propre, sur une voie très large, où la vitesse pourrait être élevée.

24. Saulzoir à Verchain-Maugré – 1 200 m – ⭐⭐

Probablement l’un des secteurs les plus abordables de la journée.

23. Verchain-Maugré à Quérénaing – 1 600 m – ⭐⭐⭐

Cette portion comprend une montée de 600 mètres à 4,6 %, avec un passage central plus exigeant. Un secteur loin d’être anodin.

22. Quérénaing à Maing – 2 500 m – ⭐⭐⭐

Un secteur rapide, légèrement descendant, avec quelques courbes où des bas-côtés peuvent parfois être utilisés. L’approche a été modifiée, avec une route plus large avant un rétrécissement brutal à l’entrée du pavé.

21. Maing à Monchaux-sur-Écaillon – 1 600 m – ⭐⭐⭐

Le secteur débute sur un faux-plat montant avec de beaux pavés, avant une seconde partie descendante nettement plus irrégulière.

20. Haveluy à Wallers – 2 500 m – ⭐⭐⭐⭐

Après Denain et une dizaine de kilomètres d’asphalte ponctués d’aménagements urbains, le peloton abordera ce secteur exigeant, composé de pavés disjoints et déformés, souvent couverts de poussière. La première partie emprunte le chemin d’Hélesmes avant un virage à angle droit en direction du chemin d’Escaudain. Ce secteur rend hommage à Bernard Hinault, vainqueur de l’édition 1981 en maillot arc-en-ciel.

19. Trouée d’Arenberg – 2 300 m – ⭐⭐⭐⭐⭐

Introduite en 1968, la Trouée d’Arenberg reste l’un des monuments absolus de Paris-Roubaix. En pleine forêt de Raismes-Saint-Amand-Wallers, cette grande ligne droite débute par une légère descente avant une seconde moitié beaucoup plus brutale. Souvent, on n’y gagne pas la course, mais on peut clairement l’y perdre. Située à environ 80 kilomètres de l’arrivée, elle constitue le premier juge de paix majeur de l’épreuve.

Tadej Pogacar mène le peloton dans la Trouée d'Arenberg, lors de Paris-Roubaix 2025

Tadej Pogacar mène le peloton dans la Trouée d’Arenberg, lors de Paris-Roubaix 2025 – Photo Icon Sport

18. Wallers à Hélesmes – 1 600 m – ⭐⭐⭐

Rénové ces dernières années, ce secteur est coupé en deux par une voie ferrée. La première portion a été entièrement refaite, avec des pavés réguliers. La seconde, après le Pont Gibus, demeure plus accidentée et bien plus exigeante.

17. Hornaing à Wandignies – 3 700 m – ⭐⭐⭐⭐

L’un des plus longs secteurs de la course. Divisé en deux parties par un ruban d’asphalte, il propose ensuite près de trois kilomètres quasiment rectilignes, très exposés au vent. Depuis 2020, ce secteur porte le nom de John Degenkolb, en hommage à l’ancien vainqueur de l’épreuve.

16. Warlaing à Brillon – 2 400 m – ⭐⭐⭐

Une portion plutôt rectiligne, alternant légères montées et petites descentes, sur un pavé globalement de bonne qualité.

15. Tilloy à Sars-et-Rosières – 2 400 m – ⭐⭐⭐⭐

Comme le secteur 17, celui-ci est coupé par une zone asphaltée. La première partie présente de beaux pavés, tandis que la seconde est plus dégradée, sur une portion descendante et sinueuse.

14. Beuvry à Orchies – 1 400 m – ⭐⭐⭐

Là encore, le secteur se découpe en deux parties, avec une seconde moitié plus difficile. Les coureurs pourront parfois profiter des bandes de terre sur les côtés. Ce secteur est également associé à Marc Madiot, double lauréat de l’épreuve.

13. Orchies – 1 700 m – ⭐⭐⭐

Le début se fait sur le chemin des Prières, avec des pavés rugueux et poussiéreux. La seconde partie, sur le chemin des Abattoirs, devient plus descendante et glissante le long d’un ruisseau. Ce secteur figure au programme depuis 1980.

12. Auchy à Bersée – 2 700 m – ⭐⭐⭐⭐

Le secteur commence par le pavé du Bar, dégradé et en faux-plat montant, avant d’enchaîner avec le pavé du Nouveau Monde, plus régulier. Les nombreux virages à angle droit au milieu des champs en font un endroit très piégeux.

11. Mons-en-Pévèle – 3 000 m – ⭐⭐⭐⭐⭐

Autre secteur mythique de l’épreuve, Mons-en-Pévèle est divisé en trois parties. La dernière portion, sur un faux-plat montant, est particulièrement exigeante avec des pavés très disjoints et peu d’échappatoires. Un passage souvent décisif dans le scénario final.

10. Mérignies à Avelin – 700 m – ⭐⭐

Un court secteur sur de beaux pavés, plutôt rectiligne, qui précède le final brûlant.

9. Pont-Thibault à Ennevelin – 1 400 m – ⭐⭐⭐

En cas de pluie, ce secteur peut devenir très glissant, notamment dans ses derniers virages serrés.

8a. Templeuve (L’Épinette) – 200 m – ⭐

Très court, ce secteur reste délicat à cause de son approche technique. Il a été remis en état avant son retour dans la course.

8b. Templeuve (Moulin-de-Vertain) – 500 m – ⭐⭐

Un secteur bref lui aussi, légèrement descendant, avec des pavés irréguliers.

7. Cysoing à Bourghelles – 1 300 m – ⭐⭐⭐

Le secteur débute sur de beaux pavés avant de se durcir après un virage à angle droit. Il rend hommage à Gilbert Duclos-Lassalle, double vainqueur de l’épreuve.

6. Bourghelles à Wannehain – 1 100 m – ⭐⭐⭐

Après une approche sur un asphalte en mauvais état, le secteur alterne légère montée, portion plus plane et fin descendante. Il porte le nom de Frédéric Guesdon, dernier vainqueur français, en 1997.

5. Camphin-en-Pévèle – 1 800 m – ⭐⭐⭐⭐

Le pavé de la Justice est l’un des grands rendez-vous du final. Souvent boueux selon les conditions météo, il comprend un virage à angle droit en son milieu. Introduit en 1980, il est associé au nom d’Eddy Merckx, triple vainqueur de Paris-Roubaix.

4. Carrefour de l’Arbre – 2 100 m – ⭐⭐⭐⭐⭐

À 17 kilomètres de l’arrivée, le Carrefour de l’Arbre constitue l’autre immense juge de paix de Paris-Roubaix. Technique, usant et redouté, il a souvent servi de théâtre aux attaques décisives. C’est l’un des passages les plus emblématiques de l’Enfer du Nord.

3. Gruson – 1 100 m – ⭐⭐

Un secteur moins difficile, avec plusieurs bandes de roulement sur le côté, mais qui peut tout de même faire mal après une journée aussi éprouvante.

2. Willems à Hem – 1 400 m – ⭐⭐⭐

Ce secteur se dégrade d’année en année. Ses nombreux virages obligent les coureurs à constamment changer de trajectoire, malgré la présence de bandes cyclables sur les côtés.

1. Roubaix (Espace Charles Crupelandt) – 300 m – ⭐

Introduit en 2017, cet ultime secteur emprunte des pavés uniformes et récents sur l’avenue Roger-Salengro. Il rend hommage à Charles Crupelandt, seul Roubaisien vainqueur de l’épreuve, en 1912 et 1914.

Situé à moins de deux kilomètres de l’arrivée, ce dernier passage pavé précède l’entrée sur le Vélodrome de Roubaix. Les coureurs y effectueront un tour et demi, soit environ 500 mètres. L’arrivée est attendue entre 17h05 et 17h35.

Le profil de Paris-Roubaix 2026

Le profil de Paris-Roubaix 2026

Le profil de Paris-Roubaix 2026

Le palmarès récent de Paris-Roubaix

2025 – VAN DER POEL Mathieu – Classement de la course

2024 – VAN DER POEL Mathieu – Classement de la course

2023 – VAN DER POEL Mathieu – Classement de la course

2022 – VAN BAARLE Dylan – Classement de la course

2021 – COLBRELLI Sonny – Classement de la course

2020 – Annulé en raison de la Covid-19

2019 – GILBERT Philippe

2018 – SAGAN Peter

2017 – VAN AVERMAET Greg

2016 – HAYMAN Mathew

2015 – DEGENKOLB John

2014 – TERPSTRA Niki

2013 – CANCELLARA Fabian

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